Driftmachine

Eis Heauton

(Umor Rex, Hallow Ground / Internet)

 date de sortie

26/02/2016

 genre

Electronique

 style

Electro / Expérimental / Minimal

 appréciation

 tags

Driftmachine / Electro / Expérimental / Hallow Ground / Minimal / Umor Rex

 liens

Umor Rex
Driftmachine
Hallow Ground

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On a découvert et apprécié cet EP du duo Driftmachine, une production plutôt atypique, et c’est alors que l’on s’apprête à rédiger cette chronique que l’on en découvre les membres, une découverte qui ajoute encore à la surprise de cette production. En effet Driftmachine se compose donc de Florian Zimmer, un ancien Lali Puna qui sévit désormais au sein de Saroos, et Andreas Gerth, principalement connu comme membre de Tied & Tickled Trio, et les deux hommes nous proposent ici une musique qui n’a pas grand chose à voir avec les projets cités.

Le disque se compose de 4 titres d’environ 8mn, tous très différents, mais qui nous séduisent tous de la même façon. On sent avec ce disque que les deux hommes aiment travailler le son, portent une forte attention à la précision de la composition et partagent un gout pour l’expérimentation sans mettre pour autant de côté une belle sensibilité. Vous l’aurez peut-être déjà compris, ce disque ne nous aura pas laissé indifférent !

On démarre avec Rungler Statik que l’on serait tenté de comparer à un Pan Sonic polissé et minimal, voire une production du label Kvitnu. Une composition essentiellement rythmique, basée sur des claquements retenus et des pulsations de basses, au sein de laquelle on pourra déceler par moment une légère teinte industrielle pour une ambiance globalement mystérieuse plus qu’inquiétante.
On change clairement de registre sur Das trunkene Schiff avec des sonorités électroniques vintages et rondes qui tombent en cascade, roulent, glissent dans une construction originale, imprévisible que l’on rapprochera d’expérimentations électroniques des années 70 ou du Beaubourg de Vangelis, la finesse en plus. Sur le fond, on fera le parallèle avec le caudal Eis Heauton qui utilise le même type de sonorités mais pousse l’expérimentation un peu plus loin avec une composition encore plus abstraite, faite de silences et d’accélérations tout en utilisant une palette sonore plus large.

Du coup on terminera avec Sunlit Reverie qui se distingue par sa lenteur, son calme, sa douceur menaçante marquée par ses ondulations de basses profondes, ses tonalités un peu tristes et sa mélodie qui finit par apparaître et que l’on collerait bien sur des images de Tim Burton ou une fête d’Halloween. Un disque plein de surprises et notre coup de cœur du moment !

Fabrice ALLARD
le 30/10/2017

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