Festival Soy #15 : Fennesz

 date du concert

26/10/2017

 salle

Musée d’Arts,
Nantes

 tags

Fennesz / Festival Soy #15 / Musée d’Arts

 liens

Fennesz
Musée d’Arts
Festival Soy #15

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Pour sa quinzième édition, le Festival Soy propose ce qui pourrait bien être sa plus belle affiche, aussi bien sur le plan visuel (l’illustration de Julia Wauters) qu’artistique avec plusieurs artistes appréciés de ces pages, d’autres tout à fait intéressants sur le papier, et des formations nullement honteuses pour les registres en dehors de nos thématiques. Sur ce dernier point, la présence de Ride fait office de tête d’affiche vintage (même si, pour notre part, nous avons toujours préféré, chez les grands anciens shoegaze, Slowdive) et la scène française se trouve représentée par Julien Gasc, Marietta, Petit Fantôme ou Zombie Zombie.

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Fennesz
(photo Caroline Chaffiraud)

S’agissant de nos domaines de prédilection, le festival débuta par des retrouvailles avec Fennesz, grand habitué de ces pages puisqu’il s’agit de la vingt-troisième (!) fois qu’un de ces concerts y est chroniqué. Pour notre part, cela ne faisait que la cinquième fois que nous assistions à un concert de l’Autrichien et ce fut probablement la plus convaincante. Devant un public assis sur des coussins posés dans l’auditorium du Musée d’Arts fraîchement rouvert après travaux, l’Autrichien était ceint de son habituelle guitare électrique, qu’il grattait pour en faire sortir quelques accords. Ceux-ci vinrent alors transpercer le magma sonore préalablement mis en place, à partir de ses machines et de sa console de mixage. Christian Fennesz pouvait aussi tirer de sa six-cordes des notes isolées, invitées à dialoguer avec les mêmes notes extraites de ses machines.

Quelques petites rythmiques pouvaient également être introduites, afin de casser un peu l’éventuelle impression d’uniformité, bien qu’on ressentit rapidement le sentiment de se trouver face à des vagues sonores puissantes et implacables, le tout porté par un dispositif à la juste puissance sonore (sauf, petite coquetterie, quand le musicien lâcha des accords saturés). Plus généralement, on fut frappé par la capacité de Fennesz à livrer quelque chose de très dense et compact, tout en permettant à l’auditeur d’en distinguer nettement les composantes, tels ces sons qui pourraient être assimilés à des cris filtrés mais qui, en réalité, étaient des poussées électroniques. Au bout de trois quarts d’heure, à la fois bercé et ballotté, on quitta ravi par cette prestation, prêt à poursuivre la soirée dans un autre lieu nantais.

François Bousquet
le 27/10/2017

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