Stafrænn Hákon

Hausi

(Vogor Records / Import)

 date de sortie

18/09/2017

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Post-Rock / Stafrænn Hákon / Vogor Records

 liens

Stafrænn Hákon

 autres disques récents
Kryshe
March Of The Mysterious
(Serein)
Orchard
Serendipity
(Ici d’Ailleurs)
Kyoka
SH
(Raster-Noton)
eRikm
Doubse Hystérie
(Monotype Records)

Près de cinq ans après sa dernière recension ici, et alors que d’autres sorties avaient parues dans l’intervalle sans qu’on y prête une oreille, ces pages retrouvent Stafrænn Hákon pour une proposition un peu singulière. En effet, les Islandais sont partis d’une improvisation de vingt minutes, interprétée lors d’un concert à partir de mélodies réalisées à la harpe. Avec un tel propos de départ, il n’est guère étonnant que l’instrument joué par Lárus Sigurdsson se trouve en majesté sur ce nouveau long-format sur lequel, par contraste, les guitares semblent moins présentes (ou, a minima, moins ostensiblement en avant) que par le passé.

De fait, ce sont plutôt les instruments de ceux qui entourent Ólafur Josephsson qui sont majoritairement sollicités et identifiables : outre la harpe déjà cité, le trombone de Þröstur Sigurðsson ou le violoncelle de Thórdur Hermannsson s’emparent ainsi de la charge mélodique, laissant aux guitares, clavier et basse le soin de tapisser l’arrière-plan et de structurer l’ensemble, aux côtés de la batterie de Róbert Runólfsson. Cette évolution paradigmatique n’obère pourtant pas la capacité du groupe islandais à livrer des morceaux de pur post-rock épique, prenants et entraînants, portés par un trémolo de six-cordes (Strimill) ou des accords saturés frénétiquement grattés (7/4 Önd).

Néanmoins, dans l’ensemble, plutôt que des envolées lyriques, Stafrænn Hákon opte ici pour un agrégat d’instrumentaux, suffisamment orchestrés pour être successivement contrôlés par l’un ou l’autre des intervenants, dans une veine peut-être davantage impressionniste qu’efficace. Plus précisément, le fait que, régulièrement, les mélodies de harpe soient reprises et rehaussées par un Glockenspiel ou une guitare, participe de ce sentiment de se trouver face à une nouvelle variation des Islandais sur leurs bases habituelles.

François Bousquet
le 11/11/2017

À lire également

Stafrænn Hákon
Prammi
(Sound in Silence)
Stafrænn Hákon
...Skvettir Edik á Ref
(Resonant)
Stafrænn Hákon
Sanitas
(Darla)
02/04/2005
Rhâââ Lovely 2005 : Durutti
(Ecole St Martin)