Thomas Tilly / BJ Nilsen

 date du concert

14/11/2017

 salle

Instants Chavirés,
Montreuil

 tags

BJ Nilsen / Instants Chavirés / Thomas Tilly / Tô

 liens

Thomas Tilly / Tô
Instants Chavirés
BJ Nilsen

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Petite chambrée aux Instants Chavirés pour cette soirée organisée par le label Ferns Recordings autour de la sortie d’un album de BJ Nilsen, musicien souvent présent sur ces pages mais pas nécessairement pour ses concerts (le seul chroniqué sur ces pages le fut en… 2004). Pour débuter, le label français avait convié Les Acharnistes, trio mêlant électroniques, noise et lecture du Manifeste de l’Acharniste (texte publié début 2015 par Leonel Houssam). Sur fond de dark ambient et de noise, musicalement correct, on eut donc le droit à de la prose au bord de l’affligeant entre provocations désarmantes de banalité (« À bas les riches ! ») et dénonciations de l’époque (Facebook, les experts télévisés, etc…) totalement inoffensives.

Passé ce moment, on retrouva Thomas Tilly, quelques mois après son concert à Présences Électronique pour une autre forme de mise en espace de ses productions, nettement plus minime, voire rudimentaire. En effet, le Français s’était installé par terre, une simple planche de bois accueillant son laptop, sa table de mixage et ses contrôleurs, tandis que deux petits haut-parleurs posés au sol à quelques mètres de lui et un micro pointé vers le plafond permettaient de jouer sur la spatialisation. Éclairé par une simple lampe de bureau, Tilly lança des crépitements, et un début de nappe, avant d’enrichir à mesure cette texture par une montée en puissance.

Les vrombissements prirent de l’ampleur, des souffles et grondements apparurent, pour un résultat probablement moins évocateur que ces traditionnelles présentations de captation et field recordings. Pour autant, on put saluer une belle multiplicité des sources sonores puisqu’il termina son set avec des i-pods nano raccordés à deux petits diffuseurs, pour des sons davantage orientés vers la nature, histoire à la fois de reboucler avec ses travaux récents, mais également d’assurer une transition vers le concert suivant.

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BJ Nilsen

De fait, le début de la prestation de BJ Nilsen fut très axé sur les field recordings, avec des sons enregistrés dans la nature, des bruissements et pépiements. Plié en deux devant sa table, placée sur scène, juste éclairé par un spot bleu situé derrière lui, le Suédois enchaîna avec une suite plus métallique, fait de choc de poutres, de bruits de machines qui semblaient forer ou malaxer quelque chose, pour une proposition dense et grave. Entrés en jeu, les éléments électroniques sombres et épais finirent par tout recouvrir et gorger l’air de saturations pour clôturer cette demi-heure.

François Bousquet
le 17/11/2017

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