To Destroy A City

Go Mirage

(n5MD / Import)

 date de sortie

20/10/2017

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

n5MD / Post-Rock / To Destroy A City

 liens

n5MD
To Destroy A City

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À l’occasion des recensions des deux premiers albums de To Destroy A City, on avait pu déplorer une trop grande emphase dont témoignait parfois le trio de Chicago, à force d’en rajouter dans le post-rock un rien pompier, avec guitares en avant et batterie martiale. Sur ce nouvel album, Michael Marshall s’étant mis au chant, on avait des doutes sur les capacités des États-uniens à freiner ces penchants pas toujours heureux. Rapidement, on se rend compte qu’effectivement, ils tombent en plein dedans, tirant à profit les cinq ou six minutes que durent la plupart de leurs morceaux pour empiler guitares, synthé, batterie et voix, dans un déferlement sonore rarement contenu.

Au surplus, les trois musiciens ne résistent pas à redoubler les rythmiques produites par la batterie d’Andrew Welch par d’autres, programmées et synthétiques, dans un surlignage peu heureux (Beholder). Dans un autre registre, la voix de Marshall est systématiquement noyée dans un océan de réverbération qui ne fait qu’ajouter des effets supplémentaires à un ensemble qui n’en manque déjà guère. S’agissant des guitares de Jeff Anderson et de Marshall, elles se trouvent dotées de saturations leur conférant presqu’un aspect « métal » (She Knows).

Soyons cependant honnête, cette forme de mélange entre post-rock et shoegazing peut avoir ses qualités, notamment un certain aspect vertigineux ou une dimension plus mélancolique (comme dans le caudal Vanishing Point, confirmant que To Destroy A City est souvent très pertinent en fin de disque), capables d’emporter l’auditeur, mais elle peut aussi se parer d’une pompe grandiloquente. Le lecteur l’aura certainement compris : malgré quelques passages probants, on se situe plutôt ici dans cette seconde catégorie.

François Bousquet
le 04/01/2018

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