Ghost And Tape

Vár

(Home Normal / Import)

 date de sortie

30/10/2017

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Ghost And Tape / Home Normal

 liens

Home Normal
Ghost And Tape

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Comme souvent avec nos « découvertes Twitter », confirmation nous est apportée du talent des artistes lors de la publication de leurs longs-formats suivants. Ainsi repéré sur ces pages mi-2014, Ghost And Tape avait depuis fait paraître un album et un EP, avant ce Vár sur lequel on se penche plus avant. Il y a trois ans, le musicien vivant à Barcelone déployait tantôt une folktronica à base de guitare acoustique, tantôt des formes plus expérimentales et électroniques, s’approchant de l’ambient. C’est cette dernière veine qui se trouve ici privilégiée (et donc, en bonne logique, hébergée chez home normal), sur une quarantaine de minutes où des petites notes perlées viennent se poser délicatement sur des textures frémissantes et délicates.

Si ce type de description (très classique de ce qui peut se faire, donc, sur le label basé au Japon) ne rebute pas, par principe, le lecteur, il y trouvera huit morceaux parfaitement adaptés à une écoute automnale, lorsque les premiers frimas apparaissent. Réconfortante par son caractère enveloppant, rassurante par le toucher de ses composantes et apaisante par ses douces montées et son jeu sur les variations d’intensité, la musique d’Heine Christensen sait assurément nous émouvoir et viser juste. Avec une certaine économie de moyens, l’artiste parvient ainsi à livrer une suite de titres fort agréable, situés en permanence sur la ligne de crête entre ténuité du propos (notes effleurés, minces frottements, fluets arrangements) et belle profondeur donnée à l’ensemble.

Dans un album marqué par une véritable homogénéité, les textures prennent progressivement corps pour arriver à l’acmé que constitue solsort et ses six minutes trente de réelle beauté, à la fois tournoyante et ouvragée, délectable et contenue. Même vénusté fragile dans le caudal Seabird, qui dépasse pour sa part les sept minutes, avec ses bruissements de fond sur lesquels des notes semi-improvisées se posent. Au-delà de ces deux réussites, c’est donc tout l’album qu’on ne peut que recommander, même s’il ne faut pas être trop lassé d’œuvres de ce registre pour en goûter les attraits.

François Bousquet
le 09/01/2018

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