Dictaphone

APR 70

(Denovali Records / Season of Mist)

 date de sortie

24/11/2017

 genre

Electronique

 style

Future Jazz

 appréciation

 tags

Denovali Records / Dictaphone / Future Jazz

 liens

Dictaphone
Denovali Records

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Devenu trio avec l’intégration du violoniste Alex Stolze, Dictaphone n’était plus réapparu sur ces pages depuis 2006 et l’excellent Vertigo II. Un album paru sur Sonic Pieces n’avait, en effet, pas été chroniqué ici tandis que le projet Swod prenait davantage de temps à Olivier Doerell. Pour autant, les trois musiciens n’ont jamais perdu de vue leur formation et c’est avec donc un emballement certain qu’on apprit la publication de ce quatrième album, hébergé par Denovali. La conjonction d’instruments organiques (saxophone, clarinette, violon), électriques (basse, guitare) et d’électronique y fait toujours merveille, autant que la capacité du trio à se faire suave, sans néanmoins tomber dans une platitude lounge.

Les travaux d’arrière-plan d’Olivier Doerell y contribuent fortement, apportant granulosité, petites rythmiques et forme d’inconfort à des compositions que la clarinette de Roger Döring aurait pu entraîner vers un quasi-amollissement (Lofi Opium, Mono16). Il en va de même quand Alex Stolze intervient en pizzicati (105.4). Plus encore, la mise en présence simultanée de lointaines vocalises et de souffles donnés dans le saxophone confère un aspect un peu lugubre à Stanko, sentiment que l’on retrouve plus loin dans Seance et ses sortes de roulements sourds.

Dans un tel contexte, APR 70 se fait peut-être trop illustratif, comme s’il agissait en support d’éléments visuels dont on ne saurait rien mais que l’auditeur peut librement imaginer (intuition confirmée par les samples vocaux sur Mado, qu’on croirait issus du film homonyme). À la différence de son prédécesseur, ce nouveau long-format manque ainsi possiblement de corps, éprouvant des difficultés à faire exister ses morceaux par eux-mêmes (la relative brièveté de chacun, avec leurs quatre minutes de moyenne, n’aidant pas). Il faut attendre que la basse de Doerell entre en jeu pour trouver satisfaction sur ce point, conférant alors à (Sanatorium Pool Klepsydra) des allures de micro-dub acoustique, style qui pourrait constituer un intéressant horizon pour une prochaine sortie de Dictaphone.

François Bousquet
le 01/02/2018

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