Okada

OKADA

(Fluttery Records / Import)

 date de sortie

12/05/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Ambient / Electronica / Fluttery Records / Néo-Classique / Okada

 liens

Fluttery Records
Okada

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Okada est le projet de Gregory Pappas, un musicien qui travaillait déjà sous le nom de ZXYZXY avec lequel il composa plusieurs albums auto-produits. Depuis 2014, Okada prend le relais en intégrant une composante néo-classique à une musique qui était jusque là un croisement de post-rock et d’electronica. Deux albums en 2014 lui suffisent pour se faire repérer par le label n5MD qui a produit 3 albums d’Okada depuis 2015. Parallèlement, c’est donc Fluttery Records qui s’est attelé à la réédition des deux premiers disques d’Okada, cet album éponyme dans un premier temps en mai 2016, puis Division Of Self en décembre 2016.

En tant que Okada, Gregory Pappas développe des pièces plus longues et met ainsi en avant son travail sur l’ambiance avec des titres d’une durée de 10-15mn, passant par divers état et styles. Ainsi le tout premier titre du musicien sous ce pseudo débute par des cris d’oiseaux, on pense à des corbeaux, suivis de vibrations de cordes proche d’un clavecin et d’une mélodie répétitive. Dans un deuxième temps, une voix féminine prend son envol, douce et feutrée alors que la rythmique gagne en complexité, dans un style electronica-pop. En conclusion, des murmures ponctuent un final ambient dans lequel on retrouve des éléments de l’introduction.
Sans pour autant appliquer une recette systématique, Okada ne s’éparpille pas. Aussi cette première pièce annonce assez bien ce qui va suivre, à savoir une musique électro-acoustique, évoquant le néo-classique dans ses mélodies et nappes même si ce sont des claviers qui imitent un ensemble de cordes, conviant l’électronique dans de très belles constructions rythmiques, invitant quelques voix pour un chant aux tendances pop, sans oublier field recordings, grésillements et autres glitchs pour la petite touche expérimentale.

Le tout est donc cohérent et de très belle facture. Pour la touche pop on citera Empathy qui croise flottements de guitare et chant fragile, ou encore le caudal Void dont la voix et le tempo nous font ici plutôt penser aux grandes heures du trip-hop. Si on préfère une électronique marquée, on se tournera vers Disheartened qui débute par un ensemble grave de piano et violoncelle mais qui se voit rapidement marqué par un tempo sourd pour s’achever sur un final enlevé, aux nappes synthétiques chaleureuses.
Mais le ton généralement adopté par Okada est plutôt du côté de la douceur, souvent feutré et aérien à l’image du final de Empathy, de Reconciliation particulièrement habité par le piano et baigné de field recordings, ou encore du long final de Void.

Une découverte sur le tard, mais une belle surprise, même si la signature de l’artiste chez n5MD nous laissait plutôt confiant !

Fabrice ALLARD
le 05/02/2018

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