Kjetil Mulelid Trio

 date du concert

21/02/2018

 salle

Maison de Norvège,
Paris

 tags

Kjetil Mulelid Trio / Maison de Norvège

 liens

Kjetil Mulelid Trio

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Emballés par le premier album du Kjetil Mulelid Trio, publié sur Rune Grammofon à l’automne dernier, c’est sans hésitation aucune que nous prîmes la direction de la Maison de Norvège, lieu toujours aussi accueillant dans la toujours aussi vivifiante Cité internationale. Autour de nous, seule une douzaine de personnes avait fait le déplacement, pour écouter une petite heure du concert d’une formation déjà venue ici même avant sa signature sur le célèbre label d’Oslo.

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Mené par Kjetil André Mulelid, installé côté jardin au piano à queue, le trio développa un jazz contemporain assez classique, avec mise en place du thème puis parties improvisées par l’un ou l’autre des musiciens. Pourtant, dès le titre d’ouverture, le solo du batteur s’en alla dans des directions un peu autres : frappes sur la caisse claire détimbrée et utilisation d’une cymbalette. Par la suite, ce même Andreas Winther pouvait se faire muet pendant quelques minutes, juste tapoter avec ses doigts sur sa caisse claire ou encore secouer des grelots et un maracas (Children’s Song). Pendant que Mulelid n’hésitait pas à multiplier les attaques franches de son clavier, s’adonnant à des soli parfois un peu trop démonstratifs, Bjørn Marius Hegge faisait le choix de clore ses yeux la plupart du temps tout en se singularisant par un jeu peut-être un peu trop sec de sa contrebasse.

De fait, employant majoritairement les deux cordes les plus aigües de son instrument, et allant chercher des notes loin sur le manche, le jeune homme positionnait son approche dans la continuité du batteur, qui privilégiait également les éléments les plus arides : cadres de ses fûts, caisse claire détimbrée, etc… Cette dialectique les amena logiquement à un duo avec slides sur la corde de sol, d’une part, et grosse clochette dépourvue de battant et balais caressants, d’autre part. Dans ce contexte, il fallut attendre les deux reprises, mises en milieu de set, pour entendre le contrebassiste convoquer des notes plus graves et, par conséquent, arrondir son jeu et ses sonorités. La configuration de l’espace, permettant aux trois musiciens de s’exprimer sans micro, comme la bonne écoute du (maigre) public présent permit toutefois, aussi bien sur ces reprises que sur les morceaux composés par Mulelid lui-même, de conforter nos bonnes prédispositions à l’égard de sa formation.

François Bousquet
le 27/02/2018

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