John Chantler

Which Way To Leave

(Room40 / Import)

 date de sortie

26/08/2016

 genre

Electronique

 style

Drone / Expérimental

 appréciation

 tags

Drone / Expérimental / John Chantler / Room40

 liens

Room40
John Chantler

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L’Australien John Chantler, désormais basé à Stockholm, revient tous les 2-3 ans sur le label Room40 tout en essaimant sa production sur diverses autres structures, dont 1703 Skivbolaget qui semble être son propre label. Nous parlions de lui pour la première fois avec son album Even Clean Hands Damage The Work publié en 2014 et si sa construction est bien différente, on retrouve dans ce nouvel album le son d’alors.

Alors que Even Clean Hands Damage The Work se composait de 2 pièces, elles-mêmes divisées en plusieurs mouvements, Which Way To Leave est un peu plus classique avec 9 pistes, mais de durées hétérogènes, mêlant longs développements et ce que l’on pourrait considérer comme des interludes ou des ébauches sonores. Ça commence très fort avec Falling Forward sur lequel John Chantler donne l’impression de faire chanter crissements et basses nasillardes. C’est à la fois puissant, abrasif et mélodique.
Une intro de toute beauté qui se poursuit avec deux titres courts et d’un tout autre genre. Two and Four brille par son abstraction mystérieuse, que l’on aura du mal à définir, entre field recordings et manipulations électroniques tandis que Clearing fait preuve d’un certain minimalisme avec ses glissements de sifflements électroniques.

La suite de l’album alterne entre ces styles, parvenant même à les faire cohabiter sur Fixation Pulse qui, après quelques expérimentations abstraites façon GRM, se lance dans des textures nasillardes, mélodiques et expérimentales, quelque part entre Fennesz et Oval, trouvant l’équilibre entre finesse et aridité.
Après les sifflements et abstractions cristallines de All Visible Signs, notre attention se portera sur First December et Second December qui apparaissent comme les 2 mouvements d’une même pièce. Mélodie noyée dans une grosse texture pour le premier, très réussi, joliment construit puisqu’il trouve l’apaisement sur les dernières minutes pour enchaîner avec le second, composé de drones et nappes d’orgues lumineuses.

Comme en 2014, ce nouvel album peut surprendre de par la variété des styles que l’on percevra tour à tour comme des affirmations ou des hésitations. Cela ne nous empêche d’ailleurs pas de trouver cet album très beau, organique, et dont Beginning Again forme une très belle conclusion.

Fabrice ALLARD
le 09/04/2018

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