m-O-m

 date du concert

30/03/2018

 salle

Blockhaus DY10,
Nantes

 tags

Blockhaus DY10 / m-O-m / set/30’

 liens

set/30’

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Dans la série des expérimentations musicalo-visuelles, m-O-m (pour « Musique Orchestrale Magnétique », par exemple) ambitionne d’amplifier les sons produits par des ampoules s’allumant. Cette transformation d’un matériau en musique passe donc par un travail esthétique certain (lumières blanches et jaunes étant convoquées), dans une logique d’approche des fréquences sonores générées par les adjuvants lumineux. Le résultat de cette recherche faisait l’objet d’une restitution au Blockhaus DY10, bien encombré, ce qui rendait difficile la perception de tout le travail sur les lumières même si, en parallèle, point n’était besoin pour le musicien français, de rajouter de la fumée car les cigarettes roulées/électroniques/qui font rire y pourvoyaient déjà.

Casquette vissée sur la tête, Thomas Laigle faisait donc clignoter ses ampoules et amplifiait au maximum ce petit son produit à l’allumage d’une lampe. Il en résultait un cliquetis qui, combiné à ceux issus d’autres ampoules, finirent par constituer des rythmiques et quasi-mélodies, pour un résultat très probant, dans un registre proche des productions Raster-Noton. Avec quatre néons disposés en losange au fond du Blockhaus DY10, plusieurs ampoules (torsadées ou halogènes) accrochées autour de lui et une ampoule à tungstène, sa panoplie était suffisamment large pour lui offrir un spectre assez diffus, allant de notes plus graves à des fréquences plus aigues. De même, deux néons ultra-violets sonnèrent comme des bourdons et furent, sur un morceau placé en milieu de set, opposés à un stroboscope à la pulsation nécessairement plus enlevée.

Si on eut parfois l’impression que m-O-m « trichait » un peu, rajoutant d’autres apports électroniques que ceux provenant de ses sources lumineuses, la réussite de son concert n’en fut pas ternie, réussite aussi bien musicale que visuelle, donc (nonobstant les limites liées au lieu et évoquées précédemment). En tout cas, on ressortit du Blockhaus DY10 avec la furieuse envie de le revoir bientôt, dans des conditions un peu plus adéquates.

Pour tenter de convaincre également le lecteur, voici un aperçu de ce que m-O-m peut réaliser :

François Bousquet
le 05/04/2018