Ficture

 date du concert

21/04/2018

 salle

Café de la Plage

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Café de la Plage / Ficture

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Café de la Plage

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En cette soirée de Disquaire Day, les propositions étaient légion et, en bonne logique, c’est à un concert d’un artiste ne proposant ses sorties qu’en téléchargement et CD que nous nous rendîmes. Découvert grâce à un EP publié par Audiobulb et tout récemment chroniqué sur ces pages, Ficture est en tournée européenne dans la foulée de la parution de son disque. Pour Paris, c’est au Café de la Plage, un des nombreux lieux de la rue de Charonne, que le Hongrois s’arrêta, accompagné d’autres lives réalisés par des artistes français.

Pour débuter (tardivement) la soirée, ce fut ainsi Wild Anima qui se produisit, pour un set d’électronique alanguie et chantée par la jeune femme. Superposant ses lignes vocales dans un effet un peu tourbillonnant, Alex Alexopoulos mettait, en parallèle, en place des bases instrumentales plutôt inoffensives, un peu trop languissantes, voire décoratives. Pas désagréable pour autant (la personnalité de la musicienne rendant la chose sympathique), son set agit comme une bonne ouverture.

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Ficture

Placé au fond de la cave du Café de la Plage, Ficture était assis derrière un attirail assez conséquent : batterie quasi-complète (grosse caisse, caisse claire, un tom, deux cymbales), laptop, clavier et séquenceur. Avec tout cet équipement, le Hongrois réalisa un excellent début, très rythmé avec une impeccable conjonction entre éléments électroniques et batterie : redoublements, accords pulsations-frappes-mélodies et aspect entraînant de son electronica ravirent ainsi le public pendant une bonne vingtaine de minutes jusqu’à parvenir au remix du morceau Don’t Pull Away de J Views, également présent sur son EP. Avec sa voix féminine et ces trois coups de caisse claire revenant régulièrement, ce morceau constitua l’acmé d’un concert qui, par la suite, nous parut moins pertinent. Des morceaux plus downtempo ou aux rythmiques plus syncopées furent ainsi introduits pour une seconde moitié plus répétitive et moins emballante. Néanmoins, avec ses cheveux longs, son man bun et son casque vissé sur les oreilles (une constante après Wild Amina, elle aussi affublée du même accessoire), Gábor Tokár conserva une certaine originalité, grâce aux autres percussions jouées à la main (maracas, petit cadre à grelots) et surtout grâce à sa batterie.

François Bousquet
le 30/04/2018

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