Drawing Virtual Gardens

Heartbeats Of A Premature Image

(KrysaliSound / Internet)

 date de sortie

13/10/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Post-Rock

 appréciation

 tags

Ambient / Drawing Virtual Gardens / Drone / KrysaliSound / Post-Rock

 liens

KrysaliSound
Drawing Virtual Gardens

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Nous découvrons ici Drawing Virtual Gardens, projet musical de David Gutman, américain basé en Belgique, dont les 3 précédentes productions ont été publiées dans l’ordre chez Flaming Pines, Time Released Sound et Shimmering Moods Records, trois labels dont nous avons déjà couvert quelques productions. C’est finalement lors de son passage chez KrysaliSound que l’on découvre ce très joli projet d’ambient à guitare qui intègre également des éléments électroniques.

Etant donné l’omniprésence de ses guitares, on serait parfois tenté de qualifier la musique de l’Américain de post-rock ambient. En réalité cet album s’adresse à tout amateur d’ambient, une ambient généralement douce et flottante, plutôt minimaliste et parfois proche du drone. Le dossier de presse fait mention du genre dark ambient et il est vrai que la tonalité générale n’est pas des plus joyeuses, mais on est bien loin de cette dark ambient post-industrielle basée sur des field recordings.
Ici ce sont des accords de guitares qui échafaudent des nappes sonores tantôt ondulantes, tantôt hésitantes, mais toujours en mouvement. S’ouvrant sur des ronronnements graves, 98.36 bpm (Pt. 1) se poursuit sur des notes de basses qui nous font penser à Labradford, tandis qu’une multitude de petits bruitages, chuintements, grésillements et ronronnements habillent cette tapisserie monochrome. Bien plus tard, sa suite 98.36 bpm (Pt. 2) nous offre une toute autre facette avec des notes de piano qui tombent comme des gouttes de pluie sur des nappes qui semblent provenir tout autant de guitares que d’instruments électroniques. Mais ce sont surtout des nappes ondulantes et des pulsations de basses rythmiques qui ouvrent cette musique vers quelque chose de nouveau et d’inattendu.

À l’image des 2 parties de cette pièce, on distinguera les 2 moitiés de l’album avec une première partie peut-être plus classique, avec des guitares très en avant et une ambiance un peu plus grave. Un drone semble être omniprésent sur la première moitié de 116.11 bpm, le delay est en roue libre et les guitares se font de plus en plus aride au fil du morceau, frôlant même la saturation. 73.50 bpm pour sa part bénéficie d’un son plus métallique, et lui aussi très sec.
On aura donc une petite préférence pour la deuxième partie, à la fois plus douce et plus contrastée, par exemple sur 74.64 bpm et ses nappes de guitares hésitantes, prenant le temps, ponctuées de petits bruitages, sifflements suraigus et pulsations de basse, nous plaçant ici du côté de la rêverie. Quant à 115.31 bpm, c’est son piano répétitif qui le fait sortir du lot et lui apporte une certaine douceur.

90.87 bpm nous servira de synthèse avec un post-rock ambient marqué par une attaque franche sur des guitares qui se prolongent à l’infini et des grésillements électroniques légèrement menaçants. Une très belle découverte pour une ambient organique.

Fabrice ALLARD
le 31/05/2018