Daisuke Miyatani

Diario

(Schole / Import)

 date de sortie

25/05/2018

 genre

Rock

 style

Folk / Minimal

 appréciation

 tags

Daisuke Miyatani / Folk / Minimal / Schole

 liens

Schole

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Initialement publié en 2007, Diario fait l’objet, chez Schole d’une réédition remasterisée et augmentée de quatre morceaux, portant à dix-neuf le nombre de titres de ce qui était alors le premier album de Daisuke Miyatani. Un an après cet effort inaugural, le Japonais sortait un long-format écrit en commun avec Sawako, avant d’apparemment ne plus rien faire paraître et de se concentrer, apprend-on, sur un projet de café tokyoïte où il propose un menu « music+coffee » combinant morceau de musique tout juste écrit et boisson.

Il faut alors probablement lire cette ressortie comme une nouvelle mise en lumière d’un musicien n’ayant que peu fait parler de lui alors que son travail, tout en délicatesse ouvragée, aurait pu le conduire à davantage d’exposition. De fait, la mise en place de petites vignettes, associant guitare acoustique, sons capturés (eau qui coule, bruits venus de la rue, etc…), Glockenspiel, piano à pouces ou quelques apports électroniques permet au Japonais de délivrer des résultats globalement intéressants, voguant entre minimalisme ouvragé et légères expérimentations. À ce titre, on pourra relever sa capacité à faire sonner un peu différemment sa six-cordes lorsqu’il fait le choix de taper ses cordes plutôt que de les jouer en égrené (Yu) ou bien l’introduction d’éléments plus granuleux (Utouto).

Mais, dans l’ensemble, on se trouve face à une véritable économie de moyens, frisant par moments l’ascétisme à force de discrétion. Au reste, on tient peut-être là l’explication de la non-exposition de Daisuke Miyatani puisque ses compositions agissent dans un registre un peu trop homogène, manquant parfois de corps, se faisant presque transparentes tellement elles sont ténues ou bien trop attendues (les inévitables samples de babillages d’enfants sur Aiveo, l’évident piano malhabile de Brew). Certes les derniers morceaux, rajoutés pour cette réédition, font-ils preuve de plus de densité que le reste du disque mais, au total, on en arrive à comprendre le relatif anonymat de cet artiste honnête, mais sans plus.

François Bousquet
le 11/07/2018

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