Marcus Fischer & Simon Scott

Shape Memory

(12k / Import)

 date de sortie

01/06/2018

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

12k / Ambient / Marcus Fischer / Simon Scott

 liens

12k
Simon Scott
Marcus Fischer

 autres disques récents
Spirit Fest
Anohito
(Morr Music)
øjeRum
He Remembers There Were Gardens
(KrysaliSound)
Ocoeur
Inner
(n5MD)
Arve Henriksen
The Height Of The Reeds
(Rune Grammofon)

Adepte des collaborations (notamment via son travail au long cours avec Taylor Deupree), Marcus Fischer en vient, cette fois-ci, à coopérer avec Simon Scott, autre comparse du label 12k. À l’occasion d’un jour « off » dans une tournée de Slowdive, le batteur anglais, auteur par ailleurs de travaux solo tout à fait intéressants et dont nous rendons régulièrement compte, prit le temps de rencontrer l’États-Unien pour partager quelques sons et points de vue. Au-delà d’échanges de samples et boucles, des apports instrumentaux (cymbales, percussions, guitares) furent réalisés pour donner naissance à trois longs morceaux, à présent gravés sur disque.

On y retrouve la capacité de Fischer à proposer une ambient lumineuse, faite de petits scintillements issus des frottements entre deux notes de synthés ou bien des harmonies assez aigues utilisées. Le léger bruissement qu’apportent les grésillements et autres fragments sonores agit comme un tapis musical parfaitement idoine pour accueillir leurs fragiles développements. Sous ce jour, rien de surprenant à ce que l’auditeur se croie transporté dans une forêt, les feuilles crissant sous ses pas, le vent faisant agiter les branches, et la lumière se faufilant dans sa luxuriance (il faut dire que les intitulés des trois morceaux nous avaient déjà guidés dans cette voie).

Si le caractère un peu métallique des sonorités employées peut perturber sur la longueur (jouant trop sur les fréquences hautes), il sera possible de se concentrer plutôt sur d’autres composantes, et notamment ces souffles et murmures qui peuplent l’arrière-plan. Plus encore, quand les cymbales et guitares électriques se font davantage présentes (principalement sur Ferns, le morceau d’ouverture), l’ensemble prend des contours plus riches et plus ouvragés, à la lisière (pour filer la métaphore sylvestre) d’une forme de post-rock alangui. Marcus Fischer et Simon Scott y trouvent alors un terrain d’expression probablement plus singulier.

François Bousquet
le 27/07/2018

À lire également

Sawako
Bitter Sweet
(12k)
Will Samson
Lua (EP)
(12k)
Pjusk
Sart
(12k)
Autistici
Volume Objects
(12k)