James Turrell : It becomes your Experience

 date

du 01/06/2018 au 02/09/2018

 salle

Musée d’Arts,
Nantes

 appréciation
 tags

James Turrell / Musée d’Arts

 liens

Musée d’Arts

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Entièrement renové et rouvert l’an passé, le Musée d’Arts de Nantes fait à présent une large part à ses collections les plus récentes et accueille, dans son patio central, des propositions d’artistes contemporains. Pour cet été 2018, c’est James Turrell qui y prend place, avec une série de photographies et maquettes d’un cratère qu’il a acheté en Arizona, deux suites de gravures et eaux-fortes et deux grandes installations immersives.

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extrait de la série First Light
(courtesy Galerie Almine Rech)

Si le travail sur le cratère de Roden s’avère davantage documentaire qu’esthétique, les gravures résonnent intelligemment avec les installations, jouant sur la lumière et la manière dont il est possible de la capter et de la coucher sur le papier ou sur le lavis. Précisément, dans la série First Light, le jeu sur le contraste entre partie sombre et partie lumineuse de la pièce dessinée laissent au spectateur la possibilité d’imaginer une forme en volume avançant vers lui ou bien s’échappant par un point de fuite. Perte de repères et recherche sur les dimensions constituent ainsi les matrices de ces créations, préceptes qui se trouvent encore plus développés dans les deux propositions immersives.

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Vue de l’exposition (Cherry vu de l’extérieur)

Awakening peut, au regard de l’autre installation, assez déceptive avec son ouverture verticale dans laquelle des variations de couleurs programmées apparaissent, façon « heat map ». En effet, elle se dévoile probablement trop rapidement, se donnant immédiatement et sans le mystère qu’on pourrait attendre. Dans le gros cube placé au milieu du patio, la réussite est, en revanche, totale avec Cherry. Pour ne pas trop divulguer la chose, et laisser aux futurs visiteurs la chance de la découvrir un peu vierge, indiquons simplement qu’il y sera question de perception progressive, de découverte croissante à la fois du volume et de la lumière, d’accommodation nécessaire et d’échanges amusés avec les autres participants. Même si ce type de proposition nous est un peu connu (rappelons-nous les installations d’Anthony McCall ou Dominique Gonzalez-Foerster, en collaboration avec Jay-Jay Johanson), il est ici porté à très haut niveau par James Turrell.

François Bousquet
le 14/08/2018

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