Automatisme

Transit

(Constellation / Differ-ant)

 date de sortie

24/08/2018

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Glitch

 appréciation

 tags

Automatisme / Constellation / Expérimental / Glitch

 liens

Constellation

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Alors que Constellation continue d’abriter toutes les déclinaisons post-rock et post-folk gravitant autour de son noyau dur, le label montréalais se fait aussi terre d’accueil pour des artistes naviguant en dehors de cette sphère. On avait ainsi été un peu surpris, à la rentrée 2016, par la parution du premier album d’Automatisme ; deux ans après, cet effet de surprise ne joue plus mais retrouver le Canadien permet de constater que le compagnonnage avec Constellation perdure, alors même qu’il a sorti deux cassettes dans l’intervalle.

Cette fois-ci, William Jourdain a fait le choix de délaisser le CD pour ne livrer ce Transit qu’en vinyle et digital. Pour ce qui est du support physique, cette préférence s’avère cohérente avec la construction d’un album dont la face A est constitué d’un morceau unique de plus de vingt minutes, artificiellement découpé en quatre séquences (Bureau). Musicalement, Automatisme s’aventure davantage dans des contrées glitch et expérimentales, reléguant dans un arrière-plan limité les accointances dub développées précédemment. Saturations sonores, grésillements continus, poussées soudaines et sonorités acérées s’avèrent plus nombreuses, tandis que rythmiques et pulsations sont plutôt mises de côté. Les différentes captations réalisées par le Canadien (dans des forêts et autres espaces non habités) se trouvent ainsi filtrées et traitées, pour servir de points d’appui à ses propositions, de tapis sombre et vibrant.

Quelques mélodies parviennent néanmoins à franchir le rideau sonore, permettant de retrouver cette forme de réverbération caractéristique du dub qui les enveloppe. Plus loin, quelques coups répétés frappent à l’entrée de Registrariat mais ils semblent décalés par rapport au reste du morceau, accélérant et ralentissant sans raison, alors que les autres composantes se déploient de leur propre chef. Il en ira de même au début de Bateau, avant que grésillements et notes tenues un peu malaisantes ne prennent le relais. Comme sur le moyen de transport qui sert de titre à ce dernier morceau, l’auditeur aura pas mal tangué à l’écoute de Transit : jusqu’à en avoir la nausée ? pas nécessairement, même si ce nouvel effort convainc assurément moins que le précédent.

François Bousquet
le 22/09/2018

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