Julia Kent & Jean D.L.

The Great Lake Swallows

(Gizeh Records / Import)

 date de sortie

31/08/2018

 genre

Classique

 style

Ambient / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Ambient / Gizeh Records / Julia Kent / Néo-Classique

 liens

Julia Kent
Gizeh Records

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Antienne connue de nos fidèles lecteurs : voici encore, avec Julia Kent, une artiste dont ces pages ont recensé des concerts (deux, en l’occurrence, en 2010 et 2011) mais n’ont jamais chroniqué de disques. Alors que la Canadienne a déjà fait paraître plusieurs albums, il n’est pas donc inintéressant de s’arrêter sur The Great Lake Swallows, bien que cette nouvelle sortie ne soit pas forcément la plus représentative de son travail, car réalisée en collaboration avec le Belge Jean D.L., à l’occasion d’une installation vidéo de Sandrine Verstraete, donnée au Vecteur de Charleroi en octobre 2015.

Néanmoins, le violoncelle de Julia Kent constitue bien l’instrument central de ces vingt-six minutes, avec ses longs déliés et son jeu profond. Relayé donc par la guitare de Jean D.L., chargé de livrer, elle aussi, des nappes et un continuum sonore, l’instrument met en place un support idéal pour une plongée dans quelque chose de sombre et opaque, à l’image du visuel de l’album, photographie de Dominiek Claeys.

Bien que découpé en quatre parties et disponible uniquement en CD comme support physique, le disque semble devoir s’appréhender comme s’il présentait deux faces. Après une première moitié plus homogène, la seconde se distingue par un jeu plus éclairci du violoncelle et des changements plus réguliers (des blanches plutôt que des rondes, pour faire un peu de solfège). Julia Kent reste cependant dans une approche très illustrative, marquée par une répétition des mêmes gestes et notes, voire une superposition de ses couches. En parallèle, Jean D.L. rajoute quelques effets, moins perceptibles que dans les deux premiers morceaux, mais suffisamment présents pour marquer l’intérêt de la rencontre ainsi pérennisée sur disque.

François Bousquet
le 02/10/2018

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