Wealth

Primer

(Ventil / Metamkine)

 date de sortie

01/03/2017

 genre

Electronique

 style

Electronica / Expérimental / Techno

 appréciation

 tags

Electronica / Expérimental / Techno / Ventil / Wealth

 liens

Wealth
Ventil

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Après Tom Hall dont nous parlions précédemment, voici une autre production qui nous sort un peu des productions généralement abordées ici. La découverte est double avec d’une part cette formation qui signe là son premier album et d’autre part Ventil Records, label autrichien basé à Vienne et fondé par Peter Kutin (Kutin, Dirac). Wealth est un duo composé de Michael Lahner et Manuel Riegler, deux musiciens qui travaillent déjà ensemble sous le nom de Tschok dans un registre électro-pop.

Non pas que la musique de Wealth soit d’une originalité débordante, mais c’est l’album dans son ensemble qui séduit, se risquant à l’hétérogénéité alors que le duo joue avec les genres musicaux. Musique électronique bien sûr (les 2 hommes sont aux claviers et percussions), mais celle-ci oscille entre ambient, electronica et surtout une électro comme usée par le temps, érodée, douce, avec une pointe de mélancolie.
S’il n’est pas le plus marquant, le lumineux Palaces ouvre l’album de belle façon avec ses nappes scintillantes et percussions étouffées. L’enchaînement est plutôt bien mené puisque Tethys prend le relais avec une atmosphère plus sombre mais là encore des percussions sourdes et minimales contribuent à une ambiance post-techno. Snares ressemble quant à lui à une pièce un peu conceptuelle, assez minimale, alliant éléments rythmiques secs et oscillations de basses nasillardes.

Le point d’orgue de l’album sera pour nous ce Plate LXXVI (Diagram for Lilies), simple et joli petit bijou d’electronica mélodique aux percussions bien marquées avec quelques breaks Kraftwerkiens. Pour continuer sur les références, on notera la balade orientale que constitue Queen of the Night dont les cordes frappées ne sont pas sans nous rappeler Orbital, période The Box. On remarquera ici que les percussions s’emballent un peu et nous mènent vers Floor, là encore une belle réussite que l’on qualifiera de drum’n bass atmosphérique.
On passera nos derniers instants techno avec le très original MYN qui débute sur de l’ambient, insère progressivement des éléments rythmiques pour se caler sur un superbe duo de kicks profonds et glissements de nappes feutrées et grésillantes. Hypnotique !

L’album se terminera plus classiquement avec l’ambient de Lethe en forme de catastrophe puisque les quelques percussions sonnent comme des coups, des objets qui tombent et s’écrasent au sol.
Une très belle découverte qui on l’espère, connaîtra une suite !

Fabrice ALLARD
le 09/11/2018