Minimal Ensemble

 date du concert

27/12/2018

 salle

Brocéliande,
Nantes

 tags

Brocéliande / Minimal Ensemble

 liens

Minimal Ensemble

La semaine entre Noël et le Jour de l’An s’avère toujours un peu sinistrée côté concerts ; en région parisienne comme ailleurs, les salles de concert sont au repos, les petites associations organisatrices reprennent des forces et les bars ou café-concerts misent plutôt sur des DJ-sets. Un petit bar de quartier de Nantes, entre le Jardin des Plantes et les rives de l’Erdre, qui propose déjà quelques soirées intéressantes tout au long de l’année, a toutefois concocté un « MicroMiniFestival » sur quatre jours (deux lives et deux DJ-sets). Programmé à la dernière minute, en remplacement d’un groupe ayant du annuler sa venue, Minimal Ensemble se donnait donc au Brocéliande, en ce froid jeudi soir, occasion de voir celui qui commence à se faire un petit nom, à force de premières parties ou concerts en appartement.

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Muni de sa guitare électrique, de plusieurs pédales d’effet et d’une table de mixage, le Nantais s’installa peu après 21 heures pour un set de post-rock languide, avec de longs morceaux alternant nappes et petits arpèges traités. Pour les premières, le jeune homme utilisa l’arsenal habituel de ce type de projets (manche de mailloche, archet ou tournevis) lui permettant ainsi de poser des textures continues, ou bien de produire des slides et tremoli. Plus original, Julien Francheteau put également s’emparer d’un transistor qu’il approcha des micros de sa Fender, pour ajouter les petits crachotements issus du poste au reste de sa musique.

Jouant de différents effets (delay sur les arpèges, chorus sur les accords pincés, très légère saturation), le Français tissait des ensembles assez savoureux, même si les conditions d’écoute n’étaient pas optimales (nous étions une demi-douzaine à véritablement assister au concert versus une bonne trentaine de personnes en train de boire et manger). Vers les deux-tiers de son concert, Minimal Ensemble livra une pièce aux accords pincés plus détachés et clairs, avec un maximum de réverbération, sans autre traitement. Un peu trop ouvertement placé dans la recherche d’émotion, ce morceau perdit la belle densité, l’aspect fourmillant et la richesse sonore des autres titres. Il resta néanmoins isolé dans un set peut-être un peu trop long (quarante-cinq minutes) eu égard à son contexte, mais qui donna diablement envie de revoir le musicien et de continuer à suivre son travail.

François Bousquet
le 04/01/2019