Ambidextrous

Echoes Of Science

(Fantasy Enhancing / Import)

 date de sortie

11/12/2018

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Ambidextrous / Electronica / Fantasy Enhancing

 liens

Fantasy Enhancing

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Uniquement évoqué sur ces pages à l’occasion de sa participation au sixième volume des compilations Cottage Industries de Neo Ouija, il était temps qu’Ambidextrous fasse l’objet de davantage d’attention de notre part. En effet, l’electronica du Russe est vivace depuis une vingtaine d’années, avec une grosse douzaine d’albums, et cet Echoes of Science n’est que le premier sur lequel on se penche pleinement. Publiée sur Fantasy Enhancing (nouveau label électronique, né en juin dernier, aux sorties à la fois physiques et digitales), cette heure d’electronica se décompose en huit morceaux de belle longueur, permettant de se plonger avec délectation dans les compositions de Nick Zavriev.

Avec sa belle science mélodique, celui-ci prend place sans difficulté aux côtés des autres musiciens du même registre et venant des mêmes contrées de l’est de l’Europe. On relèvera cependant également une intéressante capacité à appuyer, par endroits, ses rythmiques, souvent en début de morceau, d’ailleurs, histoire de donner une immédiate impulsion avant de laisser les mélodies se déployer (Euphocholia, Jonah’s Trip). En dehors de ces pulsations sourdes, on pourra aussi repérer de pertinents cliquetis, des frappes plus métalliques (Long Way Out) ou bien des à-coups plus affirmés (Serpentarium).

Sur le plan mélodique, Ambidextrous ne se distingue pas nécessairement par des phrases à fredonner ou à même de faire dodeliner de la tête, mais plutôt par la mise en place d’ensembles clairs et chromatiques constitués de suites de notes assez lumineuses. Dans cette perspective, ses notes sonnent parfois comme du clavecin ou bien peuvent prendre des atours plus ouatés. De même, Nick Zavriev n’a que très partiellement recours à des samples vocaux, préférant allègrement des développements instrumentaux pour remplir joliment ces cinquante-neuf minutes tout à fait convaincantes.

François Bousquet
le 12/02/2019

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