Sylvain Chauveau

Pianisme

(Sub Rosa / Differ-ant)

 date de sortie

18/01/2019

 genre

Rock

 style

Minimal / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Minimal / Néo-Classique / Sub Rosa / Sylvain Chauveau

 liens

Sylvain Chauveau
Sub Rosa

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Sortir autant de disques sur une aussi courte période (comme Sylvain Chauveau l’a fait ces derniers mois avec trois albums de ces projets en commun, en plus de celui-ci, en solo) n’étant pas chose aisée, il arrive que l’un d’eux soit, en réalité, un regroupement de titres précédemment écrits. C’est ainsi que Pianisme s’avère une collection de morceaux rares ou inédits, tous joués au piano (d’où le titre) et opérant dans un registre néo-classique dépouillé au possible. Ce dénuement se retrouve évidemment dans l’interprétation (piano solo) que dans la structure même de l’album, avec ses seize pistes pour vingt-huit minutes, soit la présence régulière de morceaux autour de la minute.

Travaillant sur l’infra-minimal, sur ce qui se joue entre deux notes de clavier, Sylvain Chauveau n’est pas de ceux qui se laissent gagner par une recherche d’émotion un peu facile, ou bien par la mise en place de ritournelles aisément reconnaissables. À la place, on se trouve face à des sortes d’esquisses, sèches et calmes, dépourvues de toute ostentation. Comme souvent avec pareille posture, l’aridité est de mise, nous conduisant à trouver ce postulat certes louable et intègre, mais peut-être un peu trop famélique.

Quelques titres échappent tout de même à ces réserves, lorsque le propos dépasse les deux minutes par exemple (Nu Devant Un Fantôme III), que des accords plus soyeux sont utilisés (Nu Devant Un Fantôme II) ou que des notes aigues sont répétées (Soñando). Globalement, au reste, la seconde moitié du disque se fait un peu plus ouvragée, soulignant probablement en creux les limites de la première moitié d’un album qui se clôt de manière plus mélancolique par un hommage à Luc Ferrari (In The Twilight Of Paris (For Luc Ferrari) ayant été écrit le jour de son décès), avec intégration logique de quelques grésillements joliment parasites.

François Bousquet
le 19/02/2019

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