Mimosa Echard / Shanta Rao : Pulpe

 date

du 24/01/2019 au 09/03/2019

 salle

Galerie Édouard-Manet,
Gennevilliers

 appréciation
 tags

Galerie Édouard-Manet / Mimosa Echard

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Comme elle a déjà eu l’occasion de nous le proposer par le passé, la Galerie Édouard-Manet de Gennevilliers aime mettre en regard deux plasticiens pas forcément encore très identifiés, croiser leurs travaux et voir si quelque chose se produit. Avec Pulpe, rencontre de Mimosa Echard et Shanta Rao, il serait audacieux d’avancer que cela est particulièrement réussi, mais on ne saurait taxer la proposition d’échec complet non plus.

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Vue de l’exposition

Avec leurs matériaux assez pauvres et leur approche plutôt abstraite, les deux artistes dialoguent ainsi, dans des salles où leurs œuvres sont mêlées : celles de la Française sont souvent accrochées aux murs tandis que celles de la Franco-Indienne sont systématiquement placées au sol. Il est vrai que ces formes de trompe-l’œil, sortes de morceaux de carlingue d’avion ou de voiture, semblables à des peaux d’animaux trônant comme des reliques dans de grands bacs en plastique et caisses de conservation muséales, ont besoin de cet espace au sol pour exister et donner à voir cette tromperie visuelle puisqu’en vérité, il s’agit d’agrégats de peintures qui se sont solidifiés en séchant. Une dimension narrative naît alors des travaux de Shanta Rao, assez forte et assurément plus pertinente que les assemblages de Mimosa Echard.

De fait, ses photos aux noyaux de cerise collés sur le tirage et aux effets de matière déposée venant troubler la vision nous apparaissent comme très communs. Il en va de même avec ce foulard disposé sur un écran vidéo montrant deux jeunes filles en train de discuter, des pendentifs et des bracelets, beaucoup trop littéraux, étant greffés sur le support vidéo, surajoutant à l’œuvre. Cette volonté de perturber le regard, de jouer sur la surimpression, nous semblent ainsi bien peu originaux, tout comme l’est cet assemblage d’objets donnant un résultat anthropomorphique (OolloO).

François Bousquet
le 27/02/2019

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