Quentin Sirjacq

Companion

(Schole / Import)

 date de sortie

22/02/2019

 genre

Electronique

 style

Néo-Classique

 appréciation

 tags

Néo-Classique / Quentin Sirjacq / Schole

 liens

Schole
Quentin Sirjacq

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Après nous avoir emballé aussi bien par ses productions solo que par son duo avec Dakota Suite, qu’est-ce que Quentin Sirjacq allait bien pouvoir nous offrir pour son quatrième album personnel ? L’intitulé de celui-ci laisse une petite idée, nous guidant sur la voie d’une fraternité musicale dont on sait le Français familier puisque certains invités participaient aussi à ses précédents disques solo. En toute hypothèse, l’auditeur n’est pas longtemps laissé dans le doute puisqu’au bout de deux minutes, le morceau d’ouverture (Variations) accueille déjà des percussions, issues de la boîte à rythmes de Julien Loutelier et des congas de Steve Argüelles. Plus loin, dans le même morceau, les percussions à lames (marimba, Glockenspiel) du fidèle Arnaud Lassus viennent même prendre le relais mélodique du piano. Pour qui craindrait, voyant venir un album de pianiste, un disque de néo-classique empesé et contemplatif, le risque est immédiatement écarté, donc.

En vérité, plus le disque avance, plus l’orchestration prend de l’ampleur, les instruments des compagnons de Sirjacq venant même complètement supplanter le piano par endroits (Dance). Le Français agit donc alors davantage comme un chef d’orchestre, capable de fédérer autour de lui des personnalités diverses, plutôt que comme un soliste sûr de son fait. Dans ce contexte, les huit compositions peuvent prendre des atours davantage électroniques, ouvragées et très joliment ornementées (Organum), ou alors se parer d’harmonies aquatiques, par le jeu des synthés analogiques de Vincent Taurelle (Harmonium), ou enfin déployer une très belle qualité émotionnelle, par l’échange de deux batteries avec le synthé de Quentin Sirjacq (le caudal et trop court Choral).

Que le lecteur amateur de son toucher délicat se rassure néanmoins : le pianiste perpétue ce savoir-faire, audible sur des morceaux comme Will You Be There, ou le morceau-titre, et capable alors d’aller chercher un léger émoi par la simple grâce de son attaque de la main gauche sur les touches de son instrument. Élargissant donc sans peine sa palette, Quentin Sirjacq livre une nouvelle réussite, qu’on aimerait bien voir retranscrite sur scène, si possible avec quelques-uns des compagnons présents ici.

François Bousquet
le 14/03/2019

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