Maps And Diagrams

Azurescens

(Handstitched* Recordings / Import)

 date de sortie

19/04/2019

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica

 appréciation

 tags

Ambient / Electronica / Handstitched* Recordings / Hessien / Maps and Diagrams

 liens

Hessien
Handstitched* Recordings

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Ces pages l’évoquaient il y a quelques années, à l’occasion de la sortie d’un disque de Bluhm, un des duos qu’il a formé, Maps And Diagrams s’est fait plus que prolifique : deux ou trois albums par an sous ce nom, de nombreux projets en solo ou avec d’autres musiciens, et une multiplication des sorties qui rend l’Anglais difficile à suivre. Musicalement, au surplus, il a délaissé son electronica pour une approche plus ambient, avec morceaux plus longs et mélodies moins présentes. Il nous fallait pourtant reprendre l’attache du Britannique un moment ou un autre, et ce long-format paraissant sur deux labels simultanément (Handstitched, géré par Tim Martin lui-même, et False Industries, mené par Yair Etziony) semblait le véhicule idoine.

Si l’auditeur pensait encore associer Maps And Diagrams à de l’electronica mélodique, il sera rapidement détrompé : textures superposées, petites perturbations sonores, travail sur la profondeur des nappes et large absence de mélodies structurent ainsi les onze morceaux du disque. Ces dernières n’ont toutefois pas complément disparues, non plus que les rythmiques ; en témoignent Spore et Sola, par exemple, avec leurs accents futuristes dans leur utilisation de montées chromatiques de synthé.

Alors que certains titres paraissent un rien trop paresseux, on appréciera l’introduction de quelques traits de guitare électrique, venant zébrer l’espace dense et sombre mis en place par ailleurs, et de percussions sèches apportant corps et consistance à des nappes qui peuvent sembler parfois trop éthérées (Bohemica). De même, des sortes de grelots amènent progressivement les nappes à se doter d’une saturation assez intéressante (Amarra). À d’autres moments, ce sont des aspects plus oniriques qui s’invitent sur Azurescens : accords coruscants, bruissements agréables ou touches de clavier presqu’aquatiques. Au reste, c’est avec ces notes, sur le caudal Vesca, que se clôt un album finalement plus intéressant que ce qu’on aurait pu imaginer de prime abord.

François Bousquet
le 07/06/2019

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