Amosphère

 date du concert

30/08/2019

 salle

Le Bal,
Paris

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Amosphère / Le Bal

 liens

Le Bal

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En ouverture de la troisième édition de Rolling Paper, événement entre festival et salon dédié à l’édition photographique indépendante, le Bal avait convié Amosphère. Musicienne dont on avait pu voir le nom sur certaines affiches récentes, la jeune femme était installée dans la salle du rez-de-chaussée du lieu d’exposition, entourée de ses machines et assise par terre, sous une vidéo projetée sur le grand mur dans laquelle un cercle blanc, doté d’une auréole nimbée, resta statique pendant les trois-quarts d’heure de son concert.

Conjonction de montées chromatiques très aériennes et un peu futuristes dans leurs tonalités, de tapotements mélodiques et de petites rythmiques, les compositions d’Amo Vaccaria hésitaient entre minimalisme des instrumentations et volonté d’occuper l’espace sonore. Avec ses synthés analogiques et autres adjuvants un peu imposants, la musicienne semblait tracer ce sillon science-fictionnel rétro-futuriste, tout en allant chercher des sonorités plus ambient. Parfois, une note basse un peu plus grésillante pouvait également faire son apparition au long d’un set malheureusement marqué par une trop grande brièveté des morceaux. En effet, une fois tous les matériaux assemblés, à peine une ou deux minutes de séquences complètes étaient proposées par Amosphère avant de terminer chaque titre, générant une vraie frustration chez l’auditeur, renforcée par l’interruption de quelques secondes entre chaque morceau.

Ajoutée (à corps défendant) aux bruits de verres et de discussions venant de la librairie et de la terrasse, comme aux allées et venues incessantes des spectateurs démotivés, cette construction nous empêcha de rentrer complètement dans la proposition de la Parisienne. Cependant, le dernier quart de son set se fit plus sombre, avec plus de travail sur les nappes, des composantes frisant le larsen et un ensemble plus dense et plus ancré dans le sol, moins évanescent. Comme, en parallèle, la nuit tombait, les parasitages extérieurs s’atténuaient et on put davantage goûter cette dernière partie.

François Bousquet
le 02/09/2019

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