Enerzion / Lauren Ville & Nicol Bolas

 date du concert

25/09/2021

 salle

Jardin C,
Nantes

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Jardin C

 liens

Jardin C

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Situé juste à l’arrière des nefs de l’île de Nantes, le Jardin C se veut un lieu d’expériences diverses (artistiques, sociales, environnementales), niché entre les longs bâtiments et un boulevard. Dans un espace fait de constructions de fortune (tôle ondulée et bâches pour seules couvertures), à l’humidité marquée (on est sur une friche, parsemée d’arbres) et à la décoration sommaire (quelques loupiotes, trois guirlandes et deux lanternes), des concerts sont régulièrement donnés. Pour ce samedi soir, l’offre était électronique, face à un public peut-être davantage proche de celui des free parties que des propositions expérimentales institutionnelles.

Lauren Ville & Nicol Bolas

Après avoir manqué B Low Drup, on arriva quelques instants avant le début du set de Lauren Ville & Nicol Bolas. Le premier des deux était posté devant son clavier, chargé de notes, accords et contributions mélodiques, souvent un peu cotonneuses ou enrobées ; l’autre était dévolu aux machines, lançant pulsations et apports électroniques, ou posant sa voix dotée d’un fort écho (ce qui rendit ses interventions parfaitement incompréhensibles). Parfois très proches du dub, les rythmiques se montrèrent plus franches dans la dernière partie du set, en même temps que les notes de clavier se faisaient plus claires. Tout au long de l’heure que dura le concert (dont on aurait pu ôter un bon quart d’heure), les morceaux des Bordelais se caractérisaient majoritairement par le fait que tout y était immédiatement envoyé, beats et notes, amenant les têtes à se balancer et les corps à osciller au rythme de la musique.

Enerzion

Venue en locale et habituée des scènes nantaises, Enerzion s’installa ensuite, face à tous ses circuits et machines. Travaillant à partir de field recordings, mêlés à des sons attrapés dans le quotidien, la jeune femme livrait des partitions entre techno et travail expérimental, tout à fait adapté pour ce samedi soir. Pour renforcer cet aspect, elle avait disposé quatre petites barres lumineuses au sol et sur les tréteaux de sa table, qui pouvaient être allumés, clignotant plus ou moins rapidement, proches de l’effet stroboscopique ou brusquement éteints. Accentuant ainsi ses relances musicales, Enerzion emmena aisément avec elle un public conquis.

François Bousquet
le 27/09/2021