Docks

 date du concert

06/10/2021

 salle

International,
Paris

 tags

Docks / International

 liens

Docks
International

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Avec la réouverture des cafés et bars, et le desserrement des contraintes sanitaires, c’est aussi le retour des concerts dans ces petits lieux qui s’est amorcé à la rentrée. Plutôt timide à la fin de l’été, cette reprise s’accélère en ce début d’automne, et nous donne l’occasion de refréquenter des endroits non arpentés de longue date. C’est ainsi que nous avons repris le chemin de l’International, bar entre Oberkampf et Belleville à la programmation plutôt indé, et qui offrait un plateau lo-fi-slowcore de groupes français pour son mercredi soir.

Chargé d’ouvrir les débats, le trio Helice Island sera rapidement évoqué, alliance trop lourde d’une guitare électrique, d’un violoncelle et d’une batterie, avec chant à la justesse toute relative (qu’il soit assuré par le guitariste ou la violoncelliste), une batterie martiale et un instrument à cordes noyé. De même, on mentionnera simplement Special Friend, duo guitare-batterie de pop lo-fi aux accents 90’s, honnête et à la prestation correcte.

Encadré par ces groupes parisiens, Docks occupa la scène en milieu de plateau ; raison de notre venue, les Toulousains ont publié, depuis quatre ans, cassettes et 7" emballants. Après les avoir vus au Café de Paris il y a deux ans (concert non recensé ici, car donné dans des conditions peu propices, avec un son perfectible et une configuration peu avantageuse), on avait hâte de pouvoir retrouver le duo, adepte d’un slowcore instrumental.

Armés chacun d’une guitare électrique, Manon Raupp et Daniel Selig entamèrent leur set par leurs deux morceaux les plus accrocheurs (Barricades et Bitter Flags), avec mélodies jouées par la jeune femme, tandis que son compagnon s’occupait des accords, les premières se trouvant, toutefois, un peu trop en arrière dans leurs notes les plus aigües. Alternant leurs rôles, les deux musiciens prirent successivement en main la guitare solo (avec mélodies mises en boucle et superposées) et la guitare rythmique, que Manon jouait presque comme une basse sur certains titres. Alternance, également, de morceaux resserrés, secs et nerveux (sous les trois minutes) et de pistes plus étirées, avec ruptures de rythme, leur set se montra possiblement le plus convaincant dans son premier versant.

Accompagnées de rythmiques programmées, les compositions de Docks allaient volontiers piocher au-delà du slowcore : noisy-pop, math-rock ou même influences plus arabisantes sur certaines lignes chromatiques (Œuvres Vives). Les boîtes à rythmes pouvaient, néanmoins, montrer une certaine limite, corsetant un rien le set, annihilant toute possibilité de variations, mais permettant aussi de reprendre le tempo après une introduction trop lente. Pour autant, cela ne ternit pas leur prestation d’ensemble, ni ne doucha notre enthousiasme à l’égard d’un duo attachant.

François Bousquet
le 12/10/2021