Kjetil Mulelid

 date du concert

18/10/2021

 salle

Maison de Norvège,
Paris

 tags

Kjetil Mulelid / Maison de Norvège

 liens

Kjetil Mulelid

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Comme il le fait avec ses groupes (son propre trio ou le quatuor Wako), Kjetil Mulelid se rend à la Maison de Norvège de la Cité Internationale après chaque sortie d’album, pour y donner un concert attirant toujours davantage d’amateurs. Alors que nous n’étions, ainsi, qu’une douzaine il y a trois ans et demi, pour voir le trio, cette date en solo était complète depuis plusieurs jours, possiblement aussi car elle s’inscrivait dans le cadre du festival Jazz à la Cité, qui draine un nombre certain de fidèles. Venu présenter son disque sobrement intitulé Piano, publié à la fin de l’hiver dernier, le Norvégien livra une heure de concert, dévolu à ce long-format solitaire, mais sans oublier pour autant ses autres travaux, puisqu’il débuta par Children’s Song (issu du premier album de son trio), bonne introduction bien que dépourvue de l’apport de la contrebasse et de la batterie.

Enchaînant avec des morceaux extraits de Piano (Beginning, Le Petit, For You, I’ll Do Anything, Sailor’s Song), le jeune homme se signalait par un toucher assez franc, mais aussi des moments où ses doigts paraissaient accrocher un peu, comme s’il fallait retrouver de l’agilité pour des mains encore engourdies après des mois sans concert. Ces attaques plutôt marquées renforçaient, d’ailleurs, cette impression d’erreur ou de trébuchage quand le continuum musical se rompait. Dans un ensemble où, finalement, assez peu de titres offraient un thème identifiable, préférant des suites de divagations au clavier, un morceau comme Beginning se différenciait, avec ses notes aigues et sa descente rapide de gamme, d’autant plus que les autres pièces opéraient davantage dans les mediums du piano.

Kjetil Mulelid

Chantonnant à nouveau sur ses instrumentaux, comme on l’avait vu faire avec ses formations collectives, Kjetil Mulelid put livrer également un titre plus enlevé (Waiting, composé alors qu’il était en train d’attendre l’arrivée des triplés dont il allait être oncle) dans lequel son pied gauche battait la mesure tandis que le droit continuait de s’occuper des pédales. Des cadences en accords à la main droite apparurent, dans un registre voisin, sur un autre titre tout aussi enlevé. Pour terminer son set principal, avant quelques morceaux en rappel, le Norvégien proposa Point of View, terminé par quelques minutes debout, pinçant les cordes de son piano, avec dextérité, rapidité et une belle habileté. Cette coda, singulière en regard d’un concert très homogène, permit au piano à queue de sonner alors comme une épinette plus ouatée, tout en se trouvant affublée de quelques effets percussifs provenant de la tranche de la main heurtant les cordes.

François Bousquet
le 21/10/2021

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