Lori Goldston

 date du concert

12/11/2021

 salle

Moki Bar,
Paris

 tags

Arrache-toi un Œil ! / Lori Goldston / Moki Bar

 liens

Lori Goldston
Arrache-toi un Œil !

 dans la même rubrique
30/11/2021
Lea Bertucci / Olivier Benoit
(Instants Chavirés)
07/11/2021
Ana Roxanne
(Lafayette Anticipations)
05/11/2021
United Color Of Black Metal
(Blockhaus DY10)

Fidèle à Lori Goldston (qu’elle avait déjà fait venir il y a six ans, presque jour pour jour, dans le cadre d’une tournée de son trio avec Andrea Belfi et Aidan Baker), la structure Arrache-toi un Œil ! programmait en solo la violoncelliste états-unienne, au cœur d’un petit voyage en Europe de cette dernière. Montée un peu rapidement, la date parisienne de celui-ci fut calée au Moki Bar, sympathique lieu du quartier de Charonne, plus habitué au stand-up et open mic humoristique qu’aux concerts indé, mais plein comme un œuf en ce vendredi soir.

Lori Goldston

La venue de l’Anglais Nick Wheeldon, installé à Paris, avait, semble-t-il, permis de drainer pas mal de monde même si, pour notre part, nous ne vîmes que trois chansons de son concert, compositions folk, interprétées à la guitare électrique, assez peu singulières. Vers 21h45, Lori Goldston put prendre place sur la petite estrade, pour une alternance de morceaux à l’archet et de titres joués aux doigts. De la saturation était systématiquement ajoutée sur les premiers, parfois sur les seconds. Quand elle posait son archet, la musicienne pouvait gratter avec sa main droite des accords provenant de la position de sa main gauche, quasi similaire à celle d’un guitariste classique.

Avec sa saturation un peu grasse et la superposition de pistes grâce à son sampler commandé du pied, Lori Goldston charriait des échos un peu grunge, déjà convoqués par la personnalité de celle qui vit à Seattle et a notamment accompagné Nirvana sur l’Unplugged In New-York, mais aussi par son look du soir, avec ses DocMartens, son t-shirt noir et ses longs cheveux gris lâchés. Sec et nerveux, plutôt ramassé et peu expansif dans l’expression de son interprète, le set tint en vingt-cinq minutes, suffisamment pour confirmer que l’États-unienne sait tirer du potentiel d’un instrument décidément très riche.

François Bousquet
le 18/11/2021

À lire également

11/11/2015
Lori Goldston, Aidan (...)
(Picolo)