Lea Bertucci / Olivier Benoit

 date du concert

30/11/2021

 salle

Instants Chavirés,
Montreuil

 tags

Instants Chavirés / La Fabrique Agitée / Lea Bertucci

 liens

Instants Chavirés
Lea Bertucci

 dans la même rubrique
12/11/2021
Lori Goldston
(Moki Bar)
07/11/2021
Ana Roxanne
(Lafayette Anticipations)
05/11/2021
United Color Of Black Metal
(Blockhaus DY10)

Découverte en avril 2018, à l’occasion d’un concert monté par Le Non_Jazz, Lea Bertucci aurait dû revenir en région parisienne, à nouveau invitée par le même organisateur, juste au moment du premier confinement. Décalée deux fois (la musicienne avait, ensuite, été programmée à Présences Électronique au printemps dernier), sa tournée européenne se tient finalement en cet automne 2021, et c’est La Fabrique Agitée qui prend le relais comme association organisatrice.

Olivier Benoit

Dans des Instants Chavirés plutôt remplis, Olivier Benoit s’installa autour de 21h, assis avec sa guitare électrique, pour explorer les diverses possibilités de son instrument : saturations, cordes étouffées de la main droite, coups donnés de la main gauche sur le dos du manche, sélecteur basculé rapidement d’une position à l’autre, allumage et extinction rapprochée de sa pédale d’effets, cordes grattées entre le sillet de tête et les mécaniques, etc… Lacérations, traits saturés, larsens générés par la mise en proximité de sa six-cordes avec son ampli : les expérimentations et recherches musicales se multipliaient, pour un résultat visuellement intéressant pendant quelques instants, mais vite trop répétitif et au volume sonore trop important, proche par moments du sentiment d’être à côté d’un avion au décollage. Une expérience entre minimalisme (le mutisme du Français, son statisme) et bruitisme.

Lea Bertucci

Face à un public intéressé (mais pour lequel les organisateurs n’avaient étonnamment, au regard du plateau, pas prévu de chaises), Lea Bertucci se posta debout, derrière sa table et son saxophone alto autour du cou. Lui faisant prendre une ampleur progressive, à mesure que du timbre était insufflé dans son instrument, la New-Yorkaise tapotait, en parallèle, ses clés pour jouer sur cette rencontre a priori un peu sèche. Son souffle faible, voire sans timbre, se mariait, de surcroît, avec des crépitements et triturations lancés de sa main droite de ses machines et potentiomètres. Plus tard, ses expirations dans une flûte traversière répondirent intelligemment aux composantes électroniques, presque blanches et atonales dans leur expression, schéma qui constitua, dans l’ensemble, la coloration principale des quarante minutes d’un set peut-être pas suffisamment enveloppant pour convaincre pleinement.

François Bousquet
le 09/12/2021

À lire également

22/04/2018
/luv/ / Michaela Antalová
(Espace des Arts sans (...))