Acetate Zero / Rothko

 date du concert

08/02/2006

 salle

Guinguette Pirate,
Paris

 tags

Acetate Zero / Guinguette Pirate / Rothko

 liens

Rothko
Acetate Zero
Guinguette Pirate

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Double affiche alléchante ce mercredi soir à la Guinguette Pirate avec tout d’abord les fidèles Français d’Acetate Zero puis les Anglais de Rothko, plutôt rares sur les scènes françaises et parisiennes, a fortiori. Au reste, cette date est en réalité la première d’une tournée d’une petite semaine qui emmène les musiciens à Nantes, La Rochelle, Toulouse et Bordeaux.

Ce sont les parisiens qui ouvrirent les hostilités avec une formation réduite à quatre membres (Joël, le troisième guitariste n’ayant pu assurer les répétitions pour cause de paternité) : deux guitares, Elsa à la basse et Laurent à la batterie. Distillant leur habituel mélange de post-rock et de slowcore, le groupe nous parut plutôt en verve ce soir malgré quelques problèmes de micro (tranche non montée, larsen) et cette nécessité de s’habituer à la formule du quatuor. Piochant dans leurs différentes sorties, les musiciens nous offrirent aussi bien d’anciens titres (Milford Track Station) que de plus récents (The Sad Beautiful Quintessence et son savoureux duo Elsa-Stéphane où la première chante pendant que le second énumère les noms des différents morceaux du groupe), un extrait de leur 12" à paraître sur Claire’s Echo, la sous-division de Clairecords (Agota Kristof), qu’un inédit (Sure to Vanish). Bref, un set tout à fait probant avec le toujours efficace Infra Blast vers la fin de la prestation afin de finir sur une note plus bruitiste.

Quelques minutes après, Mark Beazley (leader et unique membre en vérité de Rothko) et ses trois acolytes prirent place sur scène. Alors qu’on aime beaucoup certains des disques de Rothko (In the Pulse of an Artery paru dans la série Series 7 de Bella Union), on a été beaucoup plus réservé sur d’autres ; par conséquent, cela fait quelque temps qu’on ne suit plus vraiment sa discographie. En revanche, on se disait que sur scène, cela pouvait valoir le coup. Malheureusement, nous déchantâmes rapidement : le math-rock à base de basses frappées et saturées (la formation se composait en effet de deux basses et aucune guitare) n’a pas nos faveurs. Trop instrumenté pour être contemplatif, pas assez inspiré pour être épique et trop peu violent pour être bruitiste, leur post-rock eut bien du mal à se situer et à nous intéresser. Seul un titre retint notre attention : quand le batteur s’empara d’une rivière et de grelots et que Beazley opta pour des slides réverbérés en lieu et place d’accords frappés ; hélas, ce fut le seul moment véritablement captivant du set.

François Bousquet
le 09/02/2006

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