Festival Présences Electronique 2006 : K. Toeplitz (E. Radigue) / M. Chalosse

 date du concert

12/03/2006

 salle

Maison de la Radio,
Paris

 tags

Eliane Radigue / Festival Présences Electronique 2006 / Jon Hassell / Kasper T. Toeplitz / Lightwave / Maison de la Radio / Marc Chalosse / Michel Redolfi

 liens

Eliane Radigue
Jon Hassell
Lightwave
Michel Redolfi
Kasper T. Toeplitz

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Dernier jour du festival Présences version électronique, avec aujourd’hui a priori l’affiche la moins excitante, sauf pour les quelques fans d’Eliane Radigue, ou Jon Hassell. En première partie pour les deux concerts du jour, des artistes issus du GRM et/ou ayant produit des albums pour le label Signature.

Les concerts débutent aujourd’hui à 16h avec François Donato. On ne connaissait pas, et on sera agréablement surpris par son concert d’une petite vingtaine de minutes que l’on qualifiera pour résumer d’ambient. Bien sûr, on est au festival Présences, donc c’est un peu plus compliqué que ça. Comme la plupart des concerts du festival, la musique est spatialisée, et est loin d’être linéaire, mais les changements de rythmes, les cassures semblent se produire juste quand il faut afin que l’auditeur ne se lasse pas, et les sonorités concrètes viennent relever la sauce.

On enchaîne avec Kasper T. Toeplitz qui interprétait ce soir Elemental II, une oeuvre d’Eliane Radigue. On ne s’étendra pas sur le sujet étant donné que nous avons déjà parlé de cette même interprétation, il y a deux ans lors du festival Capitales Sonores. Bien sûr, entre la salle Olivier Messiaen et les Voûtes, il y a une petite différence. Kasper à changé sa basse, le son était diffusé sur de multiples enceintes, bref, toutes les conditions étaient réunies pour profiter pleinement de cette oeuvre.
Elemental II, composé de cinq parties, est une transcription sonore des quatre éléments connus (eau, air, terre, feu), auquel s’ajoute l’espace qui les englobe tous. Equipé d’une basse sortie d’un film de science-fiction, et d’un laptop, Kasper produit souffles, craquements, crépitements par diverses manipulations et ustensiles (e-bow, slide, archet...). Il s’agit d’une pièce ambient assez extrême, tant pour l’auditeur que pour l’interprète qui donne l’impression de manipuler son instrument à la manière d’un horloger. Eliane Radigue qui assistait à la performance vint saluer le public en fin de concert.

A 22h, on aborde la deuxième partie de soirée avec Marc Chalosse qui nous présentait une version light d’un album qui doit sortir ce mois-ci, basé sur des sons enregistrés à Paris, New-York, Tokyo et Berck-Plage mais il n’utilisait ici que les sources sonore provenant de Tokyo et Berck-Plage. Construction originale, débutant de façon très contemporaine, abstraite, avant que des pulsations de basse ne se fassent entendre, allant jusqu’à construire une pure rythmique techno, complètement inattendue. On revient ensuite à des constructions plus complexes pour finir par un chant japonais. De l’ombre apparaît une jeune femme, c’est elle qui chante en direct et conclu ce concert, moderne.

En guise de conclusion à ce festival, une collaboration étonnante puisque l’on trouvait Michel Redolfi, le duo français Lightwave, et Jon Hassell. Connaissant que vaguement chacun de ces artistes, on ne savait pas trop à quoi s’attendre. En y regardant de plus près, on aurait déjà du craindre le pire. De Jon Hassell, on ne connaissait que sa collaboration avec Brian Eno sur l’album Ambient 4 : On Land. Pas le meilleur, mais rien de honteux non plus. Allez savoir pourquoi, Lightwave nous rappelle un autre groupe électronique, ambient tendance new-age, et il se trouve que Lightwave en n’est pas si loin (sans parler de quelques participations de Paul Haslinger, ex-Tangerine Dream). Enfin, Michel Redolfi, spécialiste de la diffusion sous-marine (il a travaillé pour Luc Besson sur Le Grand Bleu).
Avec une telle formation, le concert ne pouvait être que ambient, voir même vaporeux. Des nappes ambient, quelques bruitages variés pour sonner contemporain, expérimental, et Jon Hassell d’ajouter quelques douces mélodies à la trompette. Un concert de près d’une heure, mais on se laissera happer par l’ennui. Toute la salle semblait tout à coup partie dans un profond sommeil...

Fabrice ALLARD
le 20/03/2006

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