Heller / Gregg Kowalsky

 date du concert

19/03/2006

 salle

Kinokho,
Paris

 tags

Eddie Ladoire / Gregg Kowalsky / Heller / Kinokho / Sébastien Roux

 liens

Heller
Eddie Ladoire
Gregg Kowalsky
Kinokho

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En ce dimanche après-midi ensoleillé, rendez-vous était pris au Kinokho, studio d’enregistrement monté dans un appartement, derrière le cimetière du Père-Lachaise. Devant une soixantaine de personnes, deux lives nous étaient proposés : Heller, duo français habitué de ces pages, et Gregg Kowalsky, nouvelle signature Kranky.

Ce sont les deux Français qui opérèrent en premier, installés derrière leurs laptops. Mettant en place une nappe tremblante, parsemée de glitchs, petits larsens et grésillements, Eddie Ladoire et Sébastien Roux emplirent rapidement l’espace sonore de cette pièce d’un blanc immaculé et où canapés et matelas avaient réservé un bel accueil au public. S’il était peu aisé de distinguer qui faisait quoi au sein du duo (même si l’on imagine que l’un était chargé des textures pendant que l’autre posait les éléments micro-électroniques), cette homogénéité serait plutôt à mettre au crédit d’Heller. De surcroît, les évolutions furent de mise (textures se faisant parfois plus scintillantes ou parfois plus sombres, intégration de notes de piano) pour un ensemble, certes bien classique, mais néanmoins très agréablement interprété.

Après un intermède entre mix et live et alors qu’assez inexplicablement près de la moitié de l’assistance avait quitté la salle, Gregg Kowalsky prit place derrière la table sur laquelle il avait disposé, outre son laptop, un bol en étain, une lame de métallophone avec sa petite caisse de résonance, une cloche et un happeau. Frottant le bol avec un archet, jouant de la lame avec une mailloche, secouant la cloche ou soufflant dans le happeau, l’États-unien utilisa le micro posé à côté de son ordinateur pour intégrer ses sons à la texture préalablement installée. Mise en boucle, ralentissement, décomposition du son, les instruments « réels » furent ainsi traités et résonnèrent donc doublement (en direct et via le laptop) afin de constituer une nappe qui prit à certains moments des contours plus mélodieux avant de revêtir des atours plus acérés (crépitements, saturations). En définitive, une prestation tout à fait intéressante qui nous rend assez impatient quant à l’album à venir en avril sur Kranky.

François Bousquet
le 30/03/2006

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