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	<title>EtherREAL - Magazine de musiques actuelles - &#233;lectroniques, exp&#233;rimentales - et de pratiques artistiques contemporaines</title>
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		<title>Festival Premiers Plans d'Angers 2013 - Reprise du Palmar&#232;s</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>Forum des Images</dc:subject>

		<description>Fid&#232;les &#224; la reprise parisienne d'une large partie du palmar&#232;s des Premiers Plans d'Angers, nous &#233;tions &#224; nouveau au rendez-vous pour la soir&#233;e pr&#233;sentant plusieurs films projet&#233;s au cours de la vingt-cinqui&#232;me &#233;dition du festival. Comme bien souvent malheureusement, les films tir&#233;s de la section &#171; Plans anim&#233;s &#187; nous parurent tout d'abord assez faibles : Fly Mill (K&#228;rbeste Veski) de l'Estonienne Anu-Laura Tuttelberg (Prix Arte) est insignifiant tandis que Vie et Mort de l'Illustre Grigori Efimovitch (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fid&#232;les &#224; la reprise parisienne d'une large partie du palmar&#232;s des Premiers Plans d'Angers, nous &#233;tions &#224; nouveau au rendez-vous pour la soir&#233;e pr&#233;sentant plusieurs films projet&#233;s au cours de la vingt-cinqui&#232;me &#233;dition du festival. Comme bien souvent malheureusement, les films tir&#233;s de la section &#171; Plans anim&#233;s &#187; nous parurent tout d'abord assez faibles : &lt;i&gt;Fly Mill&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;K&#228;rbeste Veski&lt;/i&gt;) de l'Estonienne &lt;strong&gt;Anu-Laura Tuttelberg&lt;/strong&gt; (Prix Arte) est insignifiant tandis que &lt;i&gt;Vie et Mort de l'Illustre Grigori Efimovitch Raspoutine&lt;/i&gt; de la Fran&#231;aise &lt;strong&gt;C&#233;line Devaux&lt;/strong&gt; (Grand Prix du jury) se fait int&#233;ressant dans ses id&#233;es (alexandrins et animation proche du roman graphique haut de gamme pour narrer l'histoire du Russe) mais moins cons&#233;quent dans son r&#233;sultat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En revanche, les quatre autres courts-m&#233;trages et le long-m&#233;trage diffus&#233;s emport&#232;rent nettement plus notre approbation, et notamment &lt;i&gt;Avant que de tout perdre&lt;/i&gt;, premi&#232;re r&#233;alisation de &lt;strong&gt;Xavier Legrand&lt;/strong&gt; (jusqu'&#224; pr&#233;sent acteur), Prix du public parmi les courts-m&#233;trages fran&#231;ais et r&#233;cit de la journ&#233;e de Myriam, m&#232;re de deux enfants qui d&#233;cide de quitter son mari violent. R&#233;cup&#233;ration des enfants avant l'&#233;cole, contacts avec la famille pour trouver un point de chute et r&#233;glage des modalit&#233;s aupr&#232;s de l'hypermarch&#233; qui l'emploie comme h&#244;tesse de caisse s'encha&#238;nent dans la pr&#233;cipitation et la crainte que son &#233;poux ne vienne au magasin et ne d&#233;couvre ses intentions. Les explications ne sont livr&#233;es que chichement au spectateur qui, &#224; l'instar des coll&#232;gues entourant Myriam (la convaincante L&#233;a Drucker), d&#233;couvre la v&#233;rit&#233; au fur et &#224; mesure de cette tr&#232;s belle r&#233;ussite sur un sujet difficile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s ce film centr&#233; sur une femme, les autres composaient, par ces rapprochements fortuits que permettent les festivals, un portrait fragment&#233; des jeunes hommes contemporains. &lt;i&gt;Footing&lt;/i&gt; (Grand Prix du jury et Prix CCAS des courts-m&#233;trages fran&#231;ais) voit ainsi Marco, la trentaine, revenir dans sa province natale le temps d'un week-end et se faire entra&#238;ner par son p&#232;re, gendarme &#224; la retraite, pour une course &#224; pied. Vecteur d'un rapprochement entre les deux hommes qui, apparemment, ne se parlent pas souvent depuis que le fils a rejoint Paris, le footing permet &#224; &lt;strong&gt;Damien Gault&lt;/strong&gt; d'offrir aux personnages la possibilit&#233; de passer de la d&#233;fiance et du scepticisme initiaux &#224; des beaux &#233;changes g&#233;n&#233;r&#233;s par le fil remont&#233; des souvenirs. Dans &lt;i&gt;Tweesprong&lt;/i&gt;, c'est &#224; Maxime, la vingtaine, que &lt;strong&gt;Wouter Bouvijn&lt;/strong&gt; s'attache : appel&#233; au chevet de son p&#232;re mourant d'une maladie d&#233;g&#233;n&#233;rescente, le Belge y retrouve m&#232;re et fr&#232;re. Possiblement atteints de la m&#234;me pathologie, les deux fr&#232;res h&#233;sitent &#224; se faire d&#233;pister, alors que la vie, autour d'eux, reprend son cours malgr&#233; tout. Sensible et d&#233;licat, ce film d'&#233;cole (Grand Prix du jury de cette section) met, sous un angle inhabituel, la jeunesse face &#224; ses choix. Avec &lt;i&gt;L'Intruso&lt;/i&gt;, c'est un adolescent s&#233;chant les cours pour trainer avec sa petite amie qui se trouve confront&#233; &#224; ses parents apprenant la nouvelle. Or, le bourg de la campagne v&#233;nitienne o&#249; ils vivent est dans la crainte de l'arriv&#233;e d'immigrants ce qui a conduit le p&#232;re de Thomas &#224; cr&#233;er, avec ses voisins, une sorte de milice cens&#233;e r&#233;pondre au sentiment d'ins&#233;curit&#233;. Naturellement, son chemin va croiser celui de son fils qui fait le mur du domicile familial et entra&#238;ner cette r&#233;alisation de &lt;strong&gt;Filippo Meneghetti&lt;/strong&gt; (Prix du public des courts-m&#233;trages europ&#233;ens) vers un final aux atours de trag&#233;die grecque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dernier volet de cette repr&#233;sentation &#233;clat&#233;e du jeune homme europ&#233;en, &lt;i&gt;Oh Boy !&lt;/i&gt; est le premier long-m&#233;trage de &lt;strong&gt;Jan Ole Gerster&lt;/strong&gt;, r&#233;alisateur ayant auparavant travaill&#233; sur &lt;i&gt;Good Bye Lenin !&lt;/i&gt; ou aux c&#244;t&#233;s de Wolfgang Becker pour le film collectif &lt;i&gt;Allemagne 09&lt;/i&gt;. Chaque ann&#233;e ou presque, le festival Premiers Plans nous permettent de d&#233;couvrir un nouveau et talentueux cin&#233;aste allemand, preuve &#224; la fois de la vitalit&#233; actuelle de cette cin&#233;matographie et de la pertinence des choix de la manifestation angevine. Nouvel exemple avec ce film pr&#233;sent&#233; l'automne dernier au Festival du Cin&#233;ma Allemand mais que nous n'avions pu voir &#224; l'&#233;poque ; &lt;i&gt;Oh Boy !&lt;/i&gt; y avait remport&#233; le Prix du public, r&#233;compense &#233;galement d&#233;croch&#233;e &#224; Angers, concomitamment avec le Prix sp&#233;cial du jury, d&#233;cern&#233; &#224; la fois au film et &#224; Tom Schilling, son interpr&#232;te principal. Il est vrai que la cam&#233;ra ne le quitte pas pour ce qui est &#224; la fois un portrait de ce jeune homme, mais &#233;galement le portrait d'une ville. Niko, allant sur ses trente ans, est ainsi suivi par Jan Ole Gerster pendant une journ&#233;e et une nuit d&#233;di&#233;es &#224; ce Berlinois gentiment glandeur et dilettante : &#233;tudes arr&#234;t&#233;es depuis deux ans, installation dans un deux-pi&#232;ces pay&#233; par son riche paternel, h&#233;sitation sur le fait de quitter ou non sa copine, succession de rendez-vous rat&#233;s (avec un psychiatre charg&#233; d'attester de sa capacit&#233; &#224; r&#233;cup&#233;rer son permis de conduire, avec son p&#232;re, etc&#8230;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au son d'un jazz enlev&#233; entra&#238;nant la d&#233;ambulation vers une atmosph&#232;re quasi-new-yorkaise (que le noir et blanc de l'image souligne aussi), le film, entre deux moments cocasses (le gag r&#233;current du caf&#233; que Niko n'arrive pas &#224; prendre), est donc l'occasion de croquer le Berlin d'aujourd'hui avec squats d'artistes, petit dealer vivant chez sa grand-m&#232;re, rade o&#249; l'on peut boire de la vodka &#224; pas d'heure, th&#233;&#226;treux d&#233;risoires de pr&#233;tention, solitaires nocturnes ou &lt;i&gt;diner&lt;/i&gt; baign&#233; de culture &#233;tatsunienne. En parall&#232;le, &lt;i&gt;Oh Boy !&lt;/i&gt; n'&#233;lude pas le pass&#233; dans deux s&#233;quences oppos&#233;es mettant en sc&#232;ne un acteur jouant un officier SS dans un navet historique et la rencontre fortuite avec une &#233;pave dans un bar qui s'av&#232;re avoir &#233;t&#233; un enfant ayant particip&#233;, malgr&#233; lui, &#224; la Nuit de Cristal. Qu'en 1h25, Jan Ole Gerster arrive &#224; faire tenir autant, dans une forme relativement ramass&#233;e et avec un canevas assez classique finalement, d&#233;montre bien le talent de ce cin&#233;aste et permettait de clore superbement une soir&#233;e tr&#232;s homog&#232;ne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Date de sortie :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Oh Boy !&lt;/i&gt; : 8 mai 2013&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>EntreVues - Festival International du Film de Belfort 2012 - Reprise du Palmar&#232;s</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>Nouveau Latina</dc:subject>

		<description>L'an pass&#233; d&#233;j&#224;, on avait soulign&#233; que les EntreVues de Belfort avait c&#233;d&#233; &#224; la mode de r&#233;unir fictions et documentaires au sein d'une m&#234;me comp&#233;tition internationale. Aboutissement logique de ce processus, le palmar&#232;s 2012 a couronn&#233; un documentaire, laur&#233;at aussi bien du Grand Prix que du prix Documentaire sur Grand &#201;cran. Avant de le diffuser lors de la soir&#233;e parisienne de reprise du palmar&#232;s belfortain, les programmateurs ont propos&#233;, comme &#224; chaque fois, le laur&#233;at des courts-m&#233;trages. R&#233;cipiendaire (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'an pass&#233; d&#233;j&#224;, on avait soulign&#233; que les EntreVues de Belfort avait c&#233;d&#233; &#224; la mode de r&#233;unir fictions et documentaires au sein d'une m&#234;me comp&#233;tition internationale. Aboutissement logique de ce processus, le palmar&#232;s 2012 a couronn&#233; un documentaire, laur&#233;at aussi bien du Grand Prix que du prix Documentaire sur Grand &#201;cran. Avant de le diffuser lors de la soir&#233;e parisienne de reprise du palmar&#232;s belfortain, les programmateurs ont propos&#233;, comme &#224; chaque fois, le laur&#233;at des courts-m&#233;trages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#233;cipiendaire des Grand Prix et Prix du public, &lt;i&gt;Vilaine Fille Mauvais Gar&#231;on&lt;/i&gt; est ce film de &lt;strong&gt;Justine Triet&lt;/strong&gt;, d&#233;j&#224; Grand Prix du jury aux Premiers Plans d'Angers en d&#233;but d'ann&#233;e, et que nous avions par cons&#233;quent d&#233;j&#224; vu lors de la reprise parisienne du palmar&#232;s angevin. Puisque nous avions pu, &lt;a href='http://etherreal.com/spip.php?article4292' class='spip_in'&gt;&#224; l'&#233;poque&lt;/a&gt;, &#233;crire toute notre circonspection face &#224; ce court-m&#233;trage, nous n'y reviendrons pas ici.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Place ensuite &#224; &lt;i&gt;L&#233;viathan&lt;/i&gt;, &#339;uvre du duo &lt;strong&gt;V&#233;r&#233;na Paravel&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Lucien Castaing-Taylor&lt;/strong&gt; qui choisit de suivre une s&#233;ance nocturne de p&#234;che industrielle sur un chalutier naviguant &#224; proximit&#233; des eaux o&#249; le &lt;i&gt;Pequod&lt;/i&gt; chassait Moby Dick dans le roman de Melville. Majoritairement film&#233; en cam&#233;ra subjective ou tr&#232;s proche du sujet, le long-m&#233;trage ne nous fait rien perdre de la houle qui bat les flancs du navire, du tangage et du roulis, de la difficile condition du marin et de celle, encore plus d&#233;licate, du poisson captur&#233; dans les rets g&#233;ants du bateau. Les r&#233;alisateurs nous entra&#238;nent ainsi dans une exp&#233;rience assez forte de plong&#233;e dans cet univers m&#234;me s'il faut, pour v&#233;ritablement appr&#233;cier la chose, &#234;tre plut&#244;t f&#233;ru de mer et de tout son champ lexical. De fait, la dimension nocturne, le grain de l'image, son tremblement et sa volont&#233; d'&#234;tre au plus pr&#232;s n'aident en rien &#224; contextualiser un propos qui appara&#238;t alors comme difficilement lisible nonobstant ses qualit&#233;s visuelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Festival du Cin&#233;ma Allemand 2012</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>L'Arlequin</dc:subject>
		<dc:subject>Matthias Glasner</dc:subject>

		<description>Mini-recension du Festival du Cin&#233;ma Allemand, notre t&#233;moignage de la semaine parisienne se limitera &#224; deux longs-m&#233;trages seulement : Formentera et La Gr&#226;ce (Gnade). Deux films qui, par le pur hasard des compatibilit&#233;s d'emploi du temps, rec&#232;lent quelques points communs dans leurs arguments : soit deux couples dans la premi&#232;re moiti&#233; de leur vie (tout juste trentenaires dans le premier, proches de la quarantaine dans l'autre) qui quittent leur grande ville d'Allemagne (Berlin et Kiel) pour passer du (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mini-recension du Festival du Cin&#233;ma Allemand, notre t&#233;moignage de la semaine parisienne se limitera &#224; deux longs-m&#233;trages seulement : &lt;i&gt;Formentera&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La Gr&#226;ce&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Gnade&lt;/i&gt;). Deux films qui, par le pur hasard des compatibilit&#233;s d'emploi du temps, rec&#232;lent quelques points communs dans leurs arguments : soit deux couples dans la premi&#232;re moiti&#233; de leur vie (tout juste trentenaires dans le premier, proches de la quarantaine dans l'autre) qui quittent leur grande ville d'Allemagne (Berlin et Kiel) pour passer du temps (quelques semaines d'&#233;t&#233; dans &lt;i&gt;Formentera&lt;/i&gt;, une installation plus durable dans &lt;i&gt;La Gr&#226;ce&lt;/i&gt;) &#224; l'&#233;tranger (l'&#238;le des Bal&#233;ares ainsi nomm&#233;e ou la ville la plus septentrionale de Norv&#232;ge) pour tenter ainsi de prendre un nouveau d&#233;part avant de se retrouver confront&#233;s une &#233;preuve inattendue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arriv&#233;s &#224; Formentera, Nina et Ben sont h&#233;berg&#233;s par une communaut&#233; de hippies ayant connu le jeune homme quand il &#233;tait enfant. Ce s&#233;jour estival est ainsi pour lui une forme de retour aux sources dans une ambiance un peu id&#233;alis&#233;e : absence de contraintes, &#233;ducation libre de l'enfant d'un autre couple pr&#233;sent sur place, potentiel m&#233;lange des couples. Pour Nina (interpr&#233;t&#233;e par Sabine Timoteo, qu'on n'avait plus vue depuis la premi&#232;re moiti&#233; des ann&#233;es 2000 pendant laquelle elle encha&#238;nait les r&#244;les de jeune fille tortur&#233;e dans les films de la &#171; nouvelle vague allemande &#187;), le d&#233;calage est en revanche flagrant entre sa vie citadine et celle sur l'&#238;le, faisant presque na&#238;tre chez elle l'impression d'&#234;tre tomb&#233;e dans un traquenard. &#192; ce titre, Formentera est montr&#233;e par &lt;strong&gt;Ann-Kristin Reyels&lt;/strong&gt; aussi bien comme le lieu de toutes les possibilit&#233;s, mais aussi comme une forme d'enfermement puisqu'une &#238;le n'est jamais qu'un lieu clos et circonscrit. L'&#233;t&#233; qui devait s'inscrire comme une parenth&#232;se et une fa&#231;on de &#171; prendre du temps pour nous &#187; va en r&#233;alit&#233; conduire le couple &#224; une s&#233;rieuse remise en question. Dans le m&#234;me temps, la confrontation entre ce jeune couple berlinois et les hippies soixante-huitards permet &#224; la r&#233;alisatrice de s'interroger, sous le soleil espagnol, sur le devenir des utopies illusoires et leur r&#233;sistance au r&#233;el.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si Maria et Niels d&#233;m&#233;nagent en Norv&#232;ge, c'est parce que le second y a une opportunit&#233; professionnelle mais c'est aussi l'occasion pour le couple et leur fils adolescent de prendre un nouveau d&#233;part qui sera donc vite enray&#233; par un accident. Ce point de d&#233;part est l'occasion, pour &lt;strong&gt;Matthias Glasner&lt;/strong&gt; de pr&#233;senter &#224; nouveau (apr&#232;s &lt;i&gt;Le Libre Arbitre&lt;/i&gt;, vu ici m&#234;me il y a six ans) des personnages en qu&#234;te de r&#233;demption, dans un geste empreint de ce sentiment tr&#232;s chr&#233;tien. Il en ressort un aspect m&#233;lodramatique un rien trop marqu&#233; (notamment dans le personnage de Maria ou dans celui de sa sup&#233;rieure, &#224; l'h&#244;pital) avec du surlignage (les sc&#232;nes de chorale) mais b&#233;n&#233;ficiant de regards ext&#233;rieurs plus int&#233;ressants (les s&#233;quences film&#233;es &#224; l'iPhone par le fils de la famille) et d'un certain souffle d'ensemble. Sous cet aspect, Glasner trouve dans la ville norv&#233;gienne d'Hammerfest un terrain id&#233;al pour d&#233;localiser la famille et servir de base &#224; son r&#233;cit. Cependant, il abuse peut-&#234;tre un peu des panoramiques et travellings sur les grandes &#233;tendues enneig&#233;es et les villages faiblement &#233;clair&#233;s. De m&#234;me, la saisonnalit&#233; de l'histoire se fait trop litt&#233;rale : d&#233;butant pendant la nuit polaire, quand le soleil ne se l&#232;ve jamais, elle se d&#233;roule ensuite tout au long de l'hiver pour se cl&#244;turer &#224; la &lt;i&gt;Midsommarfest&lt;/i&gt; du 21 juin ; et pendant ce temps-l&#224;, quelle trajectoire peut bien suivre le couple&#8230; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Paris Cin&#233;ma 2012 - Comp&#233;tition internationale</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>Mk2 Biblioth&#232;que</dc:subject>
		<dc:subject>Festival Paris Cin&#233;ma 2012</dc:subject>

		<description>Concurrenc&#233; cette ann&#233;e par le Champs-&#201;lys&#233;es Film Festival, tenu d&#233;but juin sur la c&#233;l&#232;bre avenue et sorte de r&#233;miniscence du m&#233;lange glamour-grosses machines cin&#233;matographiques qu'&#233;tait le Festival du Film de Paris, Paris Cin&#233;ma perdure tant bien que mal. Avec ses huit longs-m&#233;trages, majoritairement venus de la Berlinale (cinq d'entre eux, dont Our Homeland, vu il y a quelques semaines au Goethe Institut) ou de la Mostra de Venise (deux autres), le festival ambitionne de pr&#233;senter un panorama resserr&#233; (...)

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&lt;a href="http://etherreal.com/spip.php?mot4754" rel="tag"&gt;Festival Paris Cin&#233;ma 2012&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Concurrenc&#233; cette ann&#233;e par le Champs-&#201;lys&#233;es Film Festival, tenu d&#233;but juin sur la c&#233;l&#232;bre avenue et sorte de r&#233;miniscence du m&#233;lange glamour-grosses machines cin&#233;matographiques qu'&#233;tait le Festival du Film de Paris, Paris Cin&#233;ma perdure tant bien que mal. Avec ses huit longs-m&#233;trages, majoritairement venus de la Berlinale (cinq d'entre eux, dont &lt;i&gt;Our Homeland&lt;/i&gt;, vu il y a quelques semaines au Goethe Institut) ou de la Mostra de Venise (deux autres), le festival ambitionne de pr&#233;senter un panorama resserr&#233; de la production actuelle. Au sein de celle-ci, dont on rel&#232;vera l'absence (plut&#244;t rare) de films fran&#231;ais et de films anglophones, les programmateurs ont s&#233;lectionn&#233; des longs-m&#233;trages port&#233;s sur les premiers et les derniers &#226;ges de la vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La vieillesse face &#224; la mort et aux souvenirs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En comp&#233;tition &#224; la derni&#232;re Berlinale, salu&#233; par une critique enthousiaste (qui lui d&#233;cerna d'ailleurs le Prix de la FIPRESCI), &lt;i&gt;Tabou&lt;/i&gt; &#233;tait reparti sans prix majeur, le jury pr&#233;f&#233;rant, on y reviendra, des longs-m&#233;trages &#224; contenu historico-politique. Pourtant, ce troisi&#232;me film de &lt;strong&gt;Miguel Gomes&lt;/strong&gt; se place, en creux et dans sa seconde partie, dans un tel positionnement ; auparavant, il aura fallu suivre la vie quotidienne d'une octog&#233;naire en fin de vie dans le Lisbonne d'aujourd'hui. Aux c&#244;t&#233;s de sa femme de chambre et d'une voisine attentionn&#233;e, Aurora se fait plus acari&#226;tre que pond&#233;r&#233;e dans un volet peu passionnant. Dans la seconde moiti&#233; de son film, le r&#233;alisateur portugais prend une ampleur certaine en exilant son r&#233;cit au Mozambique par le biais d'un flash-back revenant sur les amours ill&#233;gitimes d'Aurora dans les ann&#233;es 1950, et leurs liens avec la politique locale et la d&#233;colonisation du pays. Au-del&#224; du travail sur l'image (tout est film&#233; en noir et blanc, sur du 35mm pour Lisbonne, en super-8 en Afrique), le travail sur le son se fait particuli&#232;rement probant. Dans la partie mozambicaine, l'atmosph&#232;re et les bruits de la nature sont ainsi conserv&#233;s mais les dialogues et autres interactions humaines sont &#244;t&#233;s, pendant qu'une voix off s'occupe de la narration, dans un geste de distanciation entre roman-photo et m&#233;canisme de remont&#233;e &#224; la surface des souvenirs enfouis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nettement moins ambitieux, &lt;i&gt;Une Vie simple&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Tao Jie&lt;/i&gt;) suit scrupuleusement le programme que laissait augurer son titre : la petite peinture po&#233;tique du quotidien d'une aide-m&#233;nag&#232;re septuag&#233;naire, ses rapports avec l'homme qu'elle a &#233;lev&#233; comme son fils ou ses difficult&#233;s de sant&#233; ne r&#233;servent nulle surprise et nulle prise de risque. Les liens tellement emplis d'humanit&#233; entre les deux personnages, la bont&#233; des uns et des autres et le bonheur de cette &#171; vie simple &#187; se trouvent magnifi&#233;s par la plate r&#233;alisation de la Hong-Kongaise &lt;strong&gt;Ann Hui&lt;/strong&gt; et ont logiquement touch&#233; le c&#339;ur d'une majorit&#233; des spectateurs qui lui d&#233;cerna le Prix du public. Restent n&#233;anmoins un jeu convaincant des deux principaux com&#233;diens (Andy Lau et Deanie Ip) ainsi que l'apparition plut&#244;t r&#233;jouissante de Tsui Hark dans son propre r&#244;le de r&#233;alisateur outrageusement exigeant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La jeunesse face &#224; la violence et &#224; la guerre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Film d'animation cor&#233;en pass&#233; quasiment inaper&#231;u &#224; la Quinzaine des R&#233;alisateurs cannoise, &lt;i&gt;The King Of Pigs&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Dae gi eui wang&lt;/i&gt;) part des retrouvailles de deux trentenaires pour revenir sur leurs ann&#233;es de coll&#232;ge : ils y faisaient l'objet de brimades r&#233;p&#233;t&#233;s des ca&#239;ds de la classe jusqu'&#224; ce qu'un autre camarade prenne leur parti et les d&#233;fendent, dans une mont&#233;e singuli&#232;re de violence. Avec un peu de complaisance propre &#224; ce type de projet, &lt;strong&gt;Yeun Sang&lt;/strong&gt; offre un film marqu&#233; par une animation saccad&#233;e qui correspond bien au propos g&#233;n&#233;ral, rejoignant les &#233;changes heurt&#233;s des protagonistes. N&#233;anmoins, cette absence de fluidit&#233; peut aussi rendre difficile l'adh&#233;sion au film, d'autant plus qu'elle est combin&#233;e avec quelques effets assez lassants : ralentis, zooms, musique insistante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tr&#232;s bien prim&#233; &#224; la Berlinale (Ours d'argent), &lt;i&gt;Just the Wind&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Csak a sz&#233;l&lt;/i&gt;) y a certainement touch&#233; les jur&#233;s par son sujet : l'assassinat de plusieurs familles tziganes, en 2008, par des extr&#233;mistes hongrois bien d&#233;cid&#233;s &#224; ne pas se laisser &#171; envahir &#187;. Dans le contexte europ&#233;en actuel (remise en cause des roms l'an pass&#233; en France, arriv&#233;e au pouvoir de l'extr&#234;me-droite en Hongrie), le film a &#233;galement marqu&#233; le jury parisien qui lui d&#233;cerna son Prix. Si son propos est assez inattaquable (on ne peut que le suivre quand il d&#233;nonce de tels agissements), la forme de ce long-m&#233;trage pose de r&#233;elles questions, surtout qu'on &#233;tait rest&#233; sur une tr&#232;s bonne impression de &lt;strong&gt;Bence Fliegauf&lt;/strong&gt; avec son &lt;i&gt;Dealer&lt;/i&gt; vu en 2004. Cette fois-ci, un carton nous annonce d'entr&#233;e que des assassinats ont &#233;t&#233; perp&#233;tr&#233;s, tuant des dizaines de tziganes ; partant, quand la cam&#233;ra suit chacun des membres d'une m&#234;me famille, et plus particuli&#232;rement les deux enfants, on sait qu'il y a de fortes chances que quelque chose leur arrive. Le suspense malsain ainsi mis en place, cette forme de chantage &#224; l'&#233;motion, dans l'attente de cet &#233;v&#233;nement, se trouve, de plus, renforc&#233; par un filmage au plus pr&#232;s des corps, rendant encore plus myst&#233;rieux le large hors-champ alors g&#233;n&#233;r&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me attachement &#224; un contenu fort et poignant avec &lt;i&gt;Rebelle&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Kim Nguyen&lt;/strong&gt;, et m&#234;me regard bienveillant du jury berlinois l'hiver dernier (Prix d'interpr&#233;tation pour son h&#233;ro&#239;ne) sur ces deux ann&#233;es pass&#233;es aux c&#244;t&#233;s de Komona, enfant-soldat en Afrique noire. Avec un tel mat&#233;riau de d&#233;part, le r&#233;alisateur canadien encha&#238;ne des d&#233;veloppements plut&#244;t attendus : enr&#244;lement &#224; douze ans de la jeune fille qui se trouve mari&#233;e &#224; un jeune combattant puis engross&#233;e &#224; treize ans par le commandant de son bataillon avant d'&#234;tre m&#232;re &#224; quatorze ans. Ballott&#233;e entre les mains des diff&#233;rents rebelles, Komona met &#224; profit ses visions pr&#233;dicatrices de fant&#244;mes pour rester en vie et se rendre indispensable. Pour illustrer cette histoire forc&#233;ment tr&#232;s dure, Kim Nguyen a recours au traditionnel quota de sc&#232;nes difficilement soutenables (meurtres d'enfants, assassinat de leurs parents&#8230;) et croque des m&#233;chants diablement m&#233;chants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, c'est toute une famille qui vit dans l'inqui&#233;tude dans &lt;i&gt;Derri&#232;re la Colline&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Tepenin Ardi&lt;/i&gt;) puisque des coups de feu se font entendre et que des ch&#232;vres sont tu&#233;es sans mobile r&#233;el. Aussi, le patriarche, Faik, son m&#233;tayer, son fils et ses petits-fils, entreprennent de monter la garde autour de leur maison plant&#233;e au pied des collines rocheuses. Dans un univers o&#249; la femme n'est bonne qu'&#224; cuisiner les c&#244;telettes, peler les pommes et pr&#233;parer le th&#233;, les hommes vont &#233;voluer dans la peur des nomades, ennemis invisibles dont on se demande m&#234;me s'ils existent seulement ou s'ils ne sont pas plut&#244;t la projection fantasm&#233;e de cette petite communaut&#233; repli&#233;e sur elle-m&#234;me. En toute hypoth&#232;se, cette &#233;tranget&#233; s'av&#232;re le point fort du film du Turc &lt;strong&gt;Emin Alper&lt;/strong&gt;, nettement plus que la lenteur contemplative qui irrigue une bonne partie de ce premier long-m&#233;trage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dates de sortie :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Rebelle&lt;/i&gt; : 28 novembre 2012
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Tabou&lt;/i&gt; : 5 d&#233;cembre 2012
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Derri&#232;re la Colline&lt;/i&gt; : 10 avril 2013
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Une Vie simple&lt;/i&gt; : 8 mai 2013
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Just the Wind&lt;/i&gt; : 12 juin 2013&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Paris Cin&#233;ma 2012 - Avant-premi&#232;res</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>Mk2 Biblioth&#232;que</dc:subject>
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		<dc:subject>Festival Paris Cin&#233;ma 2012</dc:subject>

		<description>L'avantage d'une offre pl&#233;thorique d'avant-premi&#232;res comme celle de Paris Cin&#233;ma (m&#234;me si, cette ann&#233;e, la manifestation a un peu r&#233;duit la voilure, passant de quarante-neuf l'an pass&#233; &#224; trente-six), c'est qu'on peut y trouver un peu de tout et notamment des r&#233;alisateurs d&#233;j&#224; appr&#233;ci&#233;s. Ainsi s&#233;lectionna-t-on quatre longs-m&#233;trages, de quatre personnalit&#233;s estim&#233;es (en tant que cin&#233;astes ou acteur) : deux fran&#231;ais, un belge et un &#233;tats-unien. Au d&#233;but de Dark Horse, le film a tout d'une &#233;ni&#232;me variation de Todd (...)

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&lt;a href="http://etherreal.com/spip.php?mot4754" rel="tag"&gt;Festival Paris Cin&#233;ma 2012&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'avantage d'une offre pl&#233;thorique d'avant-premi&#232;res comme celle de Paris Cin&#233;ma (m&#234;me si, cette ann&#233;e, la manifestation a un peu r&#233;duit la voilure, passant de quarante-neuf l'an pass&#233; &#224; trente-six), c'est qu'on peut y trouver un peu de tout et notamment des r&#233;alisateurs d&#233;j&#224; appr&#233;ci&#233;s. Ainsi s&#233;lectionna-t-on quatre longs-m&#233;trages, de quatre personnalit&#233;s estim&#233;es (en tant que cin&#233;astes ou acteur) : deux fran&#231;ais, un belge et un &#233;tats-unien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;but de &lt;i&gt;Dark Horse&lt;/i&gt;, le film a tout d'une &#233;ni&#232;me variation de &lt;strong&gt;Todd Solondz&lt;/strong&gt; sur la classe moyenne blanche &#233;tats-unienne et ses personnages regard&#233;s avec une forme de cynisme et de gentille moquerie m&#234;l&#233;s. Au fil des r&#233;alisations, le r&#233;alisateur creuse en effet ce m&#234;me sillon, faisant &#233;clore un sentiment de r&#233;p&#233;tition qui fut &#224; son acm&#233; avec &lt;i&gt;Life During Wartime&lt;/i&gt; dans lequel il alla jusqu'&#224; reprendre les personnages d'&lt;i&gt;Happiness&lt;/i&gt;. Cependant, avec &lt;i&gt;Dark Horse&lt;/i&gt;, il parvient &#224; prendre quelques chemins de traverse quand sont abord&#233;s des rivages plus r&#234;v&#233;s ou fantasmatiques, au gr&#233; de l'inspiration de son h&#233;ros, adulescent trentenaire engonc&#233; dans sa chambre au domicile parental, entour&#233; de ses figurines de super-h&#233;ros. En cons&#233;quence, la dimension corrosive n'est pas forc&#233;ment aussi pouss&#233;e que d'habitude et, &#224; la place, une sorte de m&#233;lancolie un peu triste appara&#238;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au tournant du si&#232;cle, &lt;strong&gt;S&#243;lveig Anspach&lt;/strong&gt; &#233;tait apparue avec le joli &lt;i&gt;Haut les c&#339;urs !&lt;/i&gt; et le documentaire anti-peine de mort &lt;i&gt;Made in the USA&lt;/i&gt; ; depuis, elle s'&#233;tait un peu &#233;gar&#233;, notamment dans des r&#233;alisations t&#233;l&#233;vis&#233;es. C'est donc avec une attente mesur&#233;e que s'avance &lt;i&gt;Queen Of Montreuil&lt;/i&gt;, histoire d'Agathe, jeune femme accueillant chez elle, &#224; la mort de son mari, deux Islandais bloqu&#233;s en France. En sus de ces deux &#171; invit&#233;s &#187;, toute une foule de gens passe dans la vie d'Agathe : voisin amoureux, grutier fan de cin&#233;ma, tenancier de laverie qui se lance dans internet, ma&#238;tresse de son d&#233;funt mari et gardien d'un zoo abandonn&#233; cherchant &#224; ce que le dernier phoque retrouve sa famille. Ces deux derniers personnages sont les plus r&#233;ussis, &#224; la diff&#233;rence d'Agathe portraitur&#233;e par Florence Loiret-Caille et son unique expression, le menton fuyant et le regard abattu. Pour faire vivre cette petite troupe, la r&#233;alisatrice opte pour une forme baroque et d&#233;cousue avec notamment un montage un peu hach&#233; et une narration pas tr&#232;s tenue, d&#233;bouchant sur un ensemble assez inconsistant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suivi sur ces pages d&#232;s son premier film (&lt;i&gt;Folie Priv&#233;e&lt;/i&gt;, vu en 2004 &#224; Locarno), &lt;strong&gt;Joachim Lafosse&lt;/strong&gt; a, depuis, altern&#233; longs-m&#233;trages plus l&#233;gers (&lt;i&gt;&#199;a rend heureux&lt;/i&gt;) et r&#233;alisations plus graves (&lt;i&gt;Nue Propri&#233;t&#233;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#201;l&#232;ve Libre&lt;/i&gt;). C'est &#224; nouveau cette veine qu'il poursuit dans &lt;i&gt;&#192; Perdre la Raison&lt;/i&gt;, pr&#233;sent&#233; &#224; Un Certain Regard cette ann&#233;e (et dont beaucoup regrett&#232;rent qu'il ne f&#251;t en comp&#233;tition officielle), qui suit une jeune m&#232;re de famille nombreuse sombrant peu &#224; peu dans la d&#233;pression. Pas compl&#232;tement expliqu&#233;e, cette d&#233;gringolade pourrait aussi bien r&#233;sulter des &#233;v&#233;nements qui la d&#233;passent (naissances rapproch&#233;es, t&#226;ches m&#233;nag&#232;res multiples) que du poids de la famille de son mari, et notamment du p&#232;re adoptif de celui-ci, bienfaiteur envahissant, vampirisant par sa bont&#233; et ses attentions le jeune couple devenu compl&#232;tement d&#233;pendant. Avec ce mat&#233;riau, on retrouve le go&#251;t du cin&#233;aste belge pour les tensions familiales, les liens ambigus et les tr&#233;fonds psychologiques. Sa cam&#233;ra ne quitte quasiment jamais Murielle, magnifiquement interpr&#233;t&#233;e par &#201;milie Dequenne, la filmant tr&#232;s souvent de l'embrasure des portes, comme une entomologiste auscultant son personnage jusqu'&#224; un final que l'on ne pouvait que malheureusement pressentir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus en plus pr&#233;sent sur les &#233;crans (on se souvient notamment de sa tr&#232;s bonne prestation dans le r&#244;le-titre du &lt;i&gt;P&#232;re de mes Enfants&lt;/i&gt;) ou sur les planches (on l'avait vu au Rond-Point dans &lt;i&gt;Harper Regan&lt;/i&gt;), &lt;strong&gt;Louis-Do de Lencquesaing&lt;/strong&gt; endosse maintenant aussi le r&#244;le de r&#233;alisateur puisqu'apr&#232;s deux courts-m&#233;trages, il s'avance avec son premier long, &lt;i&gt;Au Galop&lt;/i&gt;, pr&#233;sent&#233; &#224; la Semaine de la Critique cannoise. Sur un canevas assez traditionnel de com&#233;die sentimentale (un romancier quasi-quinqua divorc&#233; tombe amoureux d'une jeune femme travaillant chez son &#233;diteur et sur le point de se marier), Lencquesaing opte pour une posture tr&#232;s franco-litt&#233;raire, avec toutes les limites qu'on peut alors imaginer. Ainsi retrouve-t-on une voix off &#224; la troisi&#232;me personne du singulier, celle du romancier lui-m&#234;me, qui narre l'histoire comme s'il lisait sa propre &#339;uvre ; na&#238;t alors l'impression que le r&#233;cit n'est que pr&#233;texte &#224; l'autofiction litt&#233;raire en train de s'&#233;crire. Ce sentiment de sur&#233;criture du film n'est, de surcro&#238;t, nullement dissip&#233; par les bons mots &#233;videmment distill&#233;s &#224; des moments-cl&#233;s du film : premi&#232;re rencontre entre les deux protagonistes, veill&#233;e fun&#232;bre du p&#232;re du h&#233;ros&#8230; Dans un tel contexte, les acteurs n'ont qu'&#224; suivre cette partition tr&#232;s pr&#233;cise et, &#224; cette aune, Alice de Lencquesaing (&#171; double fille &#187; : du r&#233;alisateur, dans la vie, et du romancier, dans le film) est une nouvelle fois formidable, apr&#232;s &lt;i&gt;L'Heure d'&#201;t&#233;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le P&#232;re de mes Enfants&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Harper Regan&lt;/i&gt;, dans l'attente de la voir sortir un peu de l'ombre tut&#233;laire de son g&#233;niteur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dates de sortie :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;&#192; Perdre la Raison&lt;/i&gt; : 22 ao&#251;t 2012
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Dark Horse&lt;/i&gt; : 29 ao&#251;t 2012
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Au Galop&lt;/i&gt; : 17 octobre 2012
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Queen Of Montreuil&lt;/i&gt; : 20 mars 2013&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Paris Cin&#233;ma 2012 - Courts-m&#233;trages</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>Mk2 Biblioth&#232;que</dc:subject>
		<dc:subject>C&#233;cile Ducrocq</dc:subject>
		<dc:subject>St&#233;phane Demoustier</dc:subject>
		<dc:subject>Festival Paris Cin&#233;ma 2012</dc:subject>

		<description>Entre deux s&#233;ances de longs-m&#233;trages, Paris Cin&#233;ma est l'occasion de d&#233;couvrir &#233;galement quelques courts-m&#233;trages, majoritairement fran&#231;ais et traitant majoritairement, dans une tradition bien nationale, des relations humaines, sentimentales ou non, quel que soit l'&#226;ge des protagonistes. D&#232;s le coll&#232;ge, en effet, la r&#233;cr&#233;ation est le moment idoine pour se confier et &#233;changer sur ces sujets m&#234;me si le c&#339;ur de Ce n'est pas un film de cow-boys est davantage le ressenti des adolescents sur leur vision du (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Entre deux s&#233;ances de longs-m&#233;trages, Paris Cin&#233;ma est l'occasion de d&#233;couvrir &#233;galement quelques courts-m&#233;trages, majoritairement fran&#231;ais et traitant majoritairement, dans une tradition bien nationale, des relations humaines, sentimentales ou non, quel que soit l'&#226;ge des protagonistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s le coll&#232;ge, en effet, la r&#233;cr&#233;ation est le moment idoine pour se confier et &#233;changer sur ces sujets m&#234;me si le c&#339;ur de &lt;i&gt;Ce n'est pas un film de cow-boys&lt;/i&gt; est davantage le ressenti des adolescents sur leur vision du &lt;i&gt;Secret de Brokeback Mountain&lt;/i&gt;, pass&#233; la veille &#224; la t&#233;l&#233;vision. Leur regard sur le film d'Ang Lee est un moyen pour Vincent d'exprimer, en creux, sa &#171; sensibilit&#233; &#187; et pour Nadia de parler de son p&#232;re qui pr&#233;f&#232;re les hommes. Entre vannes d'ados et rapport &#224; l'homosexualit&#233;, &lt;strong&gt;Benjamin Parent&lt;/strong&gt; signe un film rafra&#238;chissant et plut&#244;t bien senti.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me th&#233;matique mais univers et &#226;ge diff&#233;rents avec &lt;i&gt;La T&#234;te Froide&lt;/i&gt; s'attache &#224; des footballeurs de 17 ans, pr&#232;s de Bordeaux, dans l'&#233;quipe desquels l'arriv&#233;e d'un nouveau joueur met en &#233;moi le capitaine grande gueule : peur de l'inconnu, jalousie et attirance amoureuse se m&#234;lent alors. &lt;strong&gt;Nicolas Mesdom&lt;/strong&gt; fait ici le choix courageux d'un sujet tabou trait&#233; avec justesse, n'&#233;ludant pas les difficult&#233;s d'une telle situation dans un milieu o&#249; une telle question conduit soit &#224; la d&#233;rision, soit au lynchage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rixe et coups donn&#233;s sont &#233;galement au centre du film de &lt;strong&gt;Manuel Schapira&lt;/strong&gt; : &#224; la porte d'un appartement parisien, deux jeunes se voient refuser l'entr&#233;e &#224; une soir&#233;e, une bagarre &#233;clate avec un invit&#233; pendant qu'un autre y assiste, interdit, et que personne ne sort de l'appartement pour leur venir en aide. Renvoyant chacun &#224; l'interrogation classique du &#171; qu'aurais-je fait dans une telle situation ? &#187;, &lt;i&gt;Les Meutes&lt;/i&gt; se r&#233;v&#232;le &#234;tre un court-m&#233;trage fort et percutant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nettement plus apais&#233; dans la forme, &lt;i&gt;Le Pays qui n'existe pas&lt;/i&gt; conte un week-end en famille (p&#232;re, m&#232;re et fille de douze ans) &#224; Disneyland Paris. Bonheurs simples et moments un peu hors du temps se trouvent perturb&#233;s lorsque Jeanne d&#233;couvre un texto compromettant sur le portable de son p&#232;re. D&#233;sireuse de garder le secret, elle se mue dans le silence en m&#234;me temps que son innocence dispara&#238;t et permet &#224; &lt;strong&gt;C&#233;cile Ducrocq&lt;/strong&gt;, d&#233;j&#224; tr&#232;s appr&#233;ci&#233;e de ces pages avec son pr&#233;c&#233;dent court-m&#233;trage (&lt;i&gt;Tout le monde dit je t'aime&lt;/i&gt;, vu l'ann&#233;e derni&#232;re ici-m&#234;me), de poser un &#339;il touchant et gracieux sur ces bouleversements int&#233;rieurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres &#233;mois transportent le h&#233;ros trentenaire de &lt;i&gt;Fille du Calvaire&lt;/i&gt; qui, tous les jours, le temps d'un trajet sur la ligne 8 du m&#233;tro parisien, raconte &#224; un ami son processus de s&#233;duction d'une jeune femme. Pendant ces quelques stations quotidiennes, comme autant d'&#233;tapes de cette Carte du Tendre contemporaine qui s'&#233;crit chaque jour, on suit l'&#233;volution de cette relation : premier coup d'&#339;il, premi&#232;re lettre, premier cin&#233;, premier verre&#8230; Dans cette unit&#233; de lieu constitu&#233;e par le wagon de m&#233;tro, le film de &lt;strong&gt;St&#233;phane Demoustier&lt;/strong&gt; (lui aussi d&#233;couvert avec son court-m&#233;trage l'an pass&#233;) se fait peut-&#234;tre un peu bavard m&#234;me si, assur&#233;ment, c'est la loi de ce type d'&#233;changes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, &lt;i&gt;La Vie Parisienne&lt;/i&gt; arrivait &#224; Paris Cin&#233;ma apr&#232;s avoir fait bonne impression au Rencontres du moyen-m&#233;trage de Brive. Cette chronique d'un couple d'enseignants se trouve ponctu&#233;e de chansons de cette vari&#233;t&#233; fran&#231;aise d&#233;cal&#233;e (Katerine, Mikado, Stereo Total) qui irriguent la totalit&#233; du film : sens de l'absurde pouss&#233; jusqu'&#224; l'expiration, second degr&#233; cens&#233;ment d&#233;cal&#233; mais vite p&#233;nible, son en direct et jeu approximatif des acteurs faussement naturels. Dans la lign&#233;e d'un certain cin&#233;ma fran&#231;ais presqu'irritant, &lt;strong&gt;Vincent Dietschy&lt;/strong&gt; r&#233;ussit n&#233;anmoins quelques s&#233;quences plus absurdes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quinzaine des R&#233;alisateurs 2012 - Reprise de la s&#233;lection</title>
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		<dc:date>2012-06-13T08:42:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>Forum des Images</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s deux &#233;ditions plut&#244;t fra&#238;chement accueillies, c'est sans grande surprise que Fr&#233;d&#233;ric Boyer a &#233;t&#233; remplac&#233; &#224; la t&#234;te de la Quinzaine des R&#233;alisateurs par &#201;douard Waintrop, ancien critique et ayant d&#233;j&#224; une exp&#233;rience en qualit&#233; de dirigeant de festival. Charge &#224; lui de remonter le niveau de la Quinzaine, largement &#233;clips&#233;e l'an pass&#233; par la Semaine de la critique (l'autre section parall&#232;le de Cannes) avec ses r&#233;ussites critiques et publiques (La Guerre est d&#233;clar&#233;e, 17 Filles ou Take Shelter). La com&#233;die (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s deux &#233;ditions plut&#244;t fra&#238;chement accueillies, c'est sans grande surprise que Fr&#233;d&#233;ric Boyer a &#233;t&#233; remplac&#233; &#224; la t&#234;te de la Quinzaine des R&#233;alisateurs par &#201;douard Waintrop, ancien critique et ayant d&#233;j&#224; une exp&#233;rience en qualit&#233; de dirigeant de festival. Charge &#224; lui de remonter le niveau de la Quinzaine, largement &#233;clips&#233;e l'an pass&#233; par la Semaine de la critique (l'autre section parall&#232;le de Cannes) avec ses r&#233;ussites critiques et publiques (&lt;i&gt;La Guerre est d&#233;clar&#233;e&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;17 Filles&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Take Shelter&lt;/i&gt;).
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La com&#233;die comme facteur de r&#233;tablissement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour cette premi&#232;re s&#233;lection, Waintrop a clam&#233; vouloir redonner toute sa place &#224; la com&#233;die, genre trop souvent &#233;cart&#233; des grands festivals. Parmi celles-ci, &lt;i&gt;Camille redouble&lt;/i&gt; connut un excellent accueil qu'il convient ici de temp&#233;rer. Au regard des derni&#232;res r&#233;alisations en date de &lt;strong&gt;No&#233;mie Lvovsky&lt;/strong&gt; (les moyens &lt;i&gt;Les Sentiments&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Faut que &#231;a danse !&lt;/i&gt;), le film constitue n&#233;anmoins une bonne remise &#224; niveau avec cette histoire de Camille, quadra en instance de divorce, &#224; tendance alcoolique, qui, le soir du 31 d&#233;cembre, fait une mauvaise chute et se r&#233;veille le 1er janvier 1985 mais en ayant conserv&#233; son corps et ses souvenirs d'adulte. Alors qu'autour d'elle, tout le monde la voit comme une adolescente, Camille va se trouver confront&#233;e aux traditionnelles questions li&#233;es &#224; ce motif extr&#234;mement r&#233;current du cin&#233;ma (&lt;i&gt;Peggy Sue s'est mari&#233;e&lt;/i&gt;, &#233;videmment, mais aussi, au hasard, &lt;i&gt;Une Fen&#234;tre sur l'&#201;t&#233;&lt;/i&gt;, vu au dernier Festival du cin&#233;ma allemand) comme de la litt&#233;rature (&lt;i&gt;Quartier Lointain&lt;/i&gt; de Taniguchi, par exemple). Le souci du motif r&#233;current, c'est que tous ses d&#233;veloppements sont connus : croiser l'amour de sa vie une seconde premi&#232;re fois, revivre un trauma d'enfance particuli&#232;rement marquant, appr&#233;hender d'un &#339;il neuf les petits riens du quotidien (ce qui am&#232;ne Camille &#224; enregistrer ainsi la voix de ses parents pour en garder une trace), etc&#8230; Heureusement, quelques poncifs sont &#233;vit&#233;s et No&#233;mie Lvovsky, qui interpr&#232;te le r&#244;le-titre, nous &#233;pargne le plan o&#249; l'h&#233;ro&#239;ne se regarde dans le miroir de la salle de bains qui lui renvoie son visage juv&#233;nile ; &#224; l'inverse, entre deux sc&#232;nes tr&#232;s cocasses (notamment au lyc&#233;e), elle ose des passages moins attendus, comme celui dans lequel elle se mue en &lt;i&gt;cougar&lt;/i&gt; malgr&#233; elle pour s&#233;duire un gar&#231;on.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre r&#233;tablissement r&#233;el, apr&#232;s les d&#233;cevants &lt;i&gt;Parfum de la dame en noir&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Bancs Publics&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Adieu Berthe - L'enterrement de M&#233;m&#233;&lt;/i&gt; permet &#224; &lt;strong&gt;Bruno Podalyd&#232;s&lt;/strong&gt; de se concentrer &#224; nouveau sur un personnage, interpr&#233;t&#233; par son fr&#232;re Denis, d'homme un peu perdu dans une r&#233;alit&#233; qui para&#238;t le d&#233;passer. Ainsi, dans la lign&#233;e de ses premiers films, le Fran&#231;ais retrouve ce go&#251;t pour le d&#233;calage tendre, la magie et le bricolage un peu foireux. Plus encore, avec cette histoire de grand-m&#232;re quasi-inconnue qu'il s'agit d'enterrer, Podalyd&#232;s d&#233;veloppe &#233;galement une r&#233;flexion sur la mort ou sur les choix qui structurent la vie qui la pr&#233;c&#232;de. En lieu et places de machines et constructions bizarres qui parcouraient &lt;i&gt;Le myst&#232;re de la chambre jaune&lt;/i&gt;, ce sont les longs tiroirs et panneaux coulissants de la pharmacie tenue par le h&#233;ros qui servent de relais visuels au r&#233;alisateur, comme autant de symboles de nos vies &#224; tiroirs. Entre deux francs sourires, on pourra cependant &#233;prouver peut-&#234;tre un peu de lassitude &#224; retrouver la m&#234;me troupe d'acteurs de film en film, jusqu'au moindre troisi&#232;me r&#244;le (Jean-No&#235;l Brout&#233;, par exemple), &lt;i&gt;a fortiori&lt;/i&gt; apr&#232;s avoir vu &lt;i&gt;Camille redouble&lt;/i&gt; avec qui &lt;i&gt;Adieu Berthe&lt;/i&gt; partage au moins trois com&#233;diens et, plus g&#233;n&#233;ralement, un m&#234;me &#233;tat d'esprit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le genre comme mode de traitement historico-politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas v&#233;ritablement une com&#233;die, &lt;i&gt;No&lt;/i&gt; compte n&#233;anmoins plusieurs passages qui font ais&#233;ment sourire, notamment en raison de son ancrage dans les ann&#233;es 1980. De fait, ce nouveau film du Chilien &lt;strong&gt;Pablo Larra&#237;n&lt;/strong&gt; traite du r&#233;f&#233;rendum de 1988 par lequel le g&#233;n&#233;ral Pinochet demanda au peuple s'il voulait toujours de lui &#224; la t&#234;te du pays. Sollicit&#233; par le camp du &#171; No &#187;, un jeune publicitaire se trouve conduit &#224; r&#233;aliser les premiers spots politiques d'un pays qui n'avait alors jamais connu de campagne t&#233;l&#233;vis&#233;e. Limit&#233;e &#224; un quart d'heure quotidien par camp, celle-ci fut l'occasion d'une communication d&#233;brid&#233;e, &#224; base de chansons, danses et discours un peu d&#233;suets sur la &#171; joie &#224; venir &#187;. Attach&#233; &#224; l'histoire de son pays (on se souvient de ses pr&#233;c&#233;dents films comme &lt;i&gt;Tony Manero&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Santiago 73, Post Mortem&lt;/i&gt;), Larra&#237;n fait donc le choix d'aborder cet &#233;v&#233;nement historico-politique par le prisme de son h&#233;ros et de romancer un peu le tout, puisque le patron de son agence de publicit&#233; travaille, pour sa part, pour le &#171; S&#237; &#187;. N&#233;anmoins, le plus important reste la construction de la propagande et des clips, avec toute la mauvaise foi traditionnelle de ce genre de mat&#233;riau quand il s'agit de rendre compte de l'autre camp. Afin de r&#233;ellement plonger le spectateur dans l'&#233;poque, le r&#233;alisateur opte pour un m&#233;lange r&#233;ussi d'images d'alors (extraits de journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s et les vrais clips eux-m&#234;mes) et de s&#233;quences tourn&#233;es, pour un rendu uniform&#233;ment diffus&#233; en 4/3. Gr&#226;ce &#224; ce proc&#233;d&#233;, ces vingt-cinq ans paraissent tr&#232;s loin et tr&#232;s proches car on trouve dans &lt;i&gt;No&lt;/i&gt; des r&#233;sonances &#233;videntes avec l'actualit&#233;, en ce qui concerne le statut de la chose publique pass&#233;e au tamis publicitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une dizaine d'ann&#233;es auparavant que se place &lt;strong&gt;Nicolas Wadimoff&lt;/strong&gt; pour son &lt;i&gt;Op&#233;ration Libertad&lt;/i&gt;, proposition retra&#231;ant les ann&#233;es d'activisme du GAR (Groupement autonome r&#233;volutionnaire), mouvement genevois n&#233; au milieu des ann&#233;es 1970, dans la continuit&#233; d'autres factions europ&#233;ennes d'extr&#234;me-gauche. Pour d&#233;crire l'histoire de ce groupuscule fictif, le r&#233;alisateur choisit la forme du &lt;i&gt;mockumentary&lt;/i&gt;, soit un faux documentaire, avec tous les aspects du genre : cam&#233;ra port&#233;e, tournage par un sympathisant du mouvement, image un peu s&#233;pia, voix off contemporaine revenant sur cette exp&#233;rience. D&#233;peignant la fascination obs&#233;dante des membres du GAR pour la vid&#233;ocratie et l'admiration qu'ils ont des Brigades Rouges qui, elles, ont r&#233;ussi &#224; captiver l'attention avec l'enl&#232;vement d'Aldo Moro, le film souffre n&#233;anmoins de quelques faiblesses. N'est pas tant en cause le c&#244;t&#233; un peu &#171; pieds nickel&#233;s &#187; des protagonistes (sans v&#233;ritable plan ni objectif, davantage en r&#233;action que dans l'action, faisant dire &#224; l'un d'eux : &#171; si je comprends bien, on va tuer ce type car on manque de place dans la voiture &#187;), mais plut&#244;t l'aspect un peu b&#226;tard du parti pris filmique. De fait, le r&#233;alisateur par procuration se trouve, comme par hasard, toujours au bon endroit pour saisir tel instant crucial ou tel moment fort, des images de vid&#233;osurveillance sont int&#233;gr&#233;es (alors qu'il semble peu probable que les activistes les aient r&#233;cup&#233;r&#233;es) et la voix off offre un discours trop plaqu&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour sa part, &lt;strong&gt;Massoud Bakhshi&lt;/strong&gt; penche pour une forme de policier dans lequel son h&#233;ros, universitaire vivant en Occident et conduit &#224; revenir quelques jours en Iran, se trouve &#224; la fois confront&#233; aux sp&#233;cificit&#233;s contemporaines du pays et au souvenir de la guerre Iran-Irak de 1981. Se m&#234;lent alors corruption polici&#232;re, trahisons familiales et tensions de toute sorte dans un film marqu&#233; par l'utilisation d'un double flash-back : au sein m&#234;me du long-m&#233;trage qui d&#233;bute par une des sc&#232;nes finales, et pour faire le lien avec le pass&#233; du h&#233;ros lorsque les sc&#232;nes se d&#233;roulant trente ans auparavant sont montr&#233;es. Fort de tous ces &#233;l&#233;ments, &lt;i&gt;Une famille respectable&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Yek Khan&#233;vad&#233;h-e Mohtaram&lt;/i&gt;) s'av&#232;re pertinent dans la mani&#232;re dont il confronte la vision occidentalis&#233;e d'Arash aux r&#233;alit&#233;s locales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, avec &lt;i&gt;R&#234;ve et silence&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Sue&#241;o y silencio&lt;/i&gt;), &lt;strong&gt;Jaime Rosales&lt;/strong&gt; poursuit son exploration des proc&#233;d&#233;s formels contemporains : apr&#232;s le split-screen de &lt;i&gt;La Soledad&lt;/i&gt; et les t&#233;l&#233;objectif et absence de dialogues d'&lt;i&gt;Un tir dans la t&#234;te&lt;/i&gt;, voici le noir et blanc hi&#233;ratique. De fait, l'Espagnol, pour accompagner cette histoire de deuil au sein d'une famille ib&#233;rique install&#233;e &#224; Paris, utilise des longs plans mutiques en alternant filmage de tr&#232;s loin et plans serr&#233;s dans lesquels ses personnages se trouvent hors-champ ou bord-cadre. &#192; nouveau tr&#232;s exigeant, un tel proc&#233;d&#233; a pu rebuter plusieurs spectateurs et frise l'effet de style avec ses partis pris de mise en sc&#232;ne assez appuy&#233;s ; n&#233;anmoins, la sobri&#233;t&#233; de l'ensemble et des ellipses bienvenues permettent de se concentrer sur la reconstruction familiale. Centr&#233; sur un personnage, en mettant un autre &#224; l'&#233;cart et se faisant plut&#244;t &#224; charge envers un troisi&#232;me, le film montre que ce travail de deuil ne passe pas n&#233;cessairement par une compl&#232;te coh&#233;sion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres reprises de la Quinzaine des R&#233;alisateurs :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; du 8 au 14 juin 2012 : Rome
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; du 13 au 20 juin 2012 : Milan
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; du 20 au 27 juin 2012 : Cin&#233;math&#232;que royale de Bruxelles&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dates de sortie :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Adieu Berthe - L'enterrement de M&#233;m&#233;&lt;/i&gt; : 20 juin 2012
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Camille redouble&lt;/i&gt; : 12 septembre 2012
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;R&#234;ve et silence&lt;/i&gt; : 3 octobre 2012
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Une famille respectable&lt;/i&gt; : 31 octobre 2012
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;No&lt;/i&gt; : 6 mars 2013&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Berlinale &#224; Paris (2011-2012)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>Goethe Institut</dc:subject>

		<description>Initi&#233;e en 2008, la reprise au Goethe Institut d'une partie des films montr&#233;s en f&#233;vrier au Forum permet de mettre en lumi&#232;re cette section parall&#232;le de la Berlinale. R&#233;guli&#232;rement pr&#233;sent&#233;e par la presse comme la plus inventive et la plus d&#233;fricheuse, cette manifestation pr&#233;sente chaque ann&#233;e une quarantaine de longs-m&#233;trages dont sept &#233;taient donc projet&#233;s &#224; Paris, dans des conditions parfois pr&#233;caires : sous-titrage fran&#231;ais r&#233;alis&#233; en direct par les &#233;quipes de l'Institut, diffusion en Blu-Ray donnant un (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Initi&#233;e en 2008, la reprise au Goethe Institut d'une partie des films montr&#233;s en f&#233;vrier au Forum permet de mettre en lumi&#232;re cette section parall&#232;le de la Berlinale. R&#233;guli&#232;rement pr&#233;sent&#233;e par la presse comme la plus inventive et la plus d&#233;fricheuse, cette manifestation pr&#233;sente chaque ann&#233;e une quarantaine de longs-m&#233;trages dont sept &#233;taient donc projet&#233;s &#224; Paris, dans des conditions parfois pr&#233;caires : sous-titrage fran&#231;ais r&#233;alis&#233; en direct par les &#233;quipes de l'Institut, diffusion en Blu-Ray donnant un son tr&#232;s compress&#233; ou une image quasi-convexe. Pour autant, cette initiative s'av&#232;re tout &#224; fait louable et nous permit de voir trois films plut&#244;t corrects.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Derri&#232;re &lt;i&gt;Our Homeland&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Kazoku No Kuni&lt;/i&gt;), on imagine rapidement la part autobiographique, d'autant plus que &lt;strong&gt;Yang Yong-Hi&lt;/strong&gt; avait d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233; un documentaire sur un sujet similaire en partant de l'histoire de son beau-fr&#232;re. Cette fois-ci, c'est Sonho qui est au centre de ce film narrant le retour &#224; Tokyo d'un Nord-Cor&#233;en qui, apr&#232;s avoir v&#233;cu ses premi&#232;res ann&#233;es au Japon, en &#233;tait parti &#224; seize ans afin de rallier sa terre v&#233;ritable, pris dans le mirage de la propagande communiste. S'il revient, vingt-cinq apr&#232;s, c'est pour faire de analyses m&#233;dicales et &#234;tre op&#233;r&#233; d'une tumeur au cerveau et en profite, du coup, pour habiter &#224; nouveau dans sa famille. Sans surprise, cela nous donne droit &#224; quelques sc&#232;nes attendues : le d&#233;calage entre la famille vivant dans un pays ouvert et l'homme perclus de r&#233;flexes dus &#224; la vie sous contrainte, la soir&#233;e avec la bande du lyc&#233;e reform&#233;e ou les retrouvailles avec l'amour d'enfance qui en a &#233;pous&#233; un autre. En fil rouge, se niche l'incompr&#233;hension de la s&#339;ur cadette face &#224; ce fr&#232;re qu'il faut r&#233;apprivoiser. Bien vite cependant, le surplomb politique (qui n'avait jamais compl&#232;tement disparu avec cette figure du &#171; camarade &#187;, &#339;il de Pyongyang, omnipr&#233;sent) refait surface et d&#233;montre que, quoiqu'il arrive, quel que soit l'environnement qu'on peut r&#233;activer, il prendra toujours le dessus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pur produit Sundance (ses deux longs-m&#233;trages y ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s), &lt;strong&gt;David Zellner&lt;/strong&gt; ambitionne de se positionner entre white-trash et peinture du quart-monde p&#233;riurbain avec cette Annie qui, sous sa blondeur et ses taches de rousseur, passe en v&#233;rit&#233; ses journ&#233;es &#224; commettre des petits actes de destruction : faire exploser des bananes &#224; l'aide de p&#233;tards, tirer sur des vaches mortes avec un pistolet de paint-ball, d&#233;foncer un urinoir usag&#233; &#224; la batte de base-ball&#8230; Comme on est &#233;videmment le produit de ses parents, on ne sera pas &#233;tonn&#233; que son p&#232;re soit un amateur de stock-car et d&#233;laisse compl&#232;tement la pr&#233;-adolescente. Quand celle-ci trouve un trou, apparemment habit&#233;, dans la for&#234;t, elle se met &#224; &#233;chafauder plusieurs hypoth&#232;ses : pr&#233;sence du diable, moyen de chantage afin de s'offrir une &#233;chappatoire. Si la veine &#171; sauvageonne &#187; de &lt;i&gt;Kid-Thing&lt;/i&gt; s'av&#232;re assez r&#233;p&#233;titive car plut&#244;t convenue, cet aspect quasi-merveilleux ouvre des pistes plus &#233;tranges et apporte un contrepoint plus int&#233;ressant au film.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;La Demora&lt;/i&gt;, son troisi&#232;me long-m&#233;trage, &lt;strong&gt;Rodrigo Pl&#225;&lt;/strong&gt; continue sa tourn&#233;e des sections parall&#232;les des grands festivals puisque &lt;i&gt;La Zona&lt;/i&gt; avait &#233;t&#233; montr&#233; aux &lt;i&gt;Giornate degli autori&lt;/i&gt; v&#233;nitiennes en 2007 et &lt;i&gt;Desierto Ardento&lt;/i&gt; &#224; la Semaine de la critique cannoise en 2008. Le &#171; retard &#187; du titre, c'est celui de Mar&#237;a selon Agust&#237;n ; la premi&#232;re est m&#232;re c&#233;libataire de trois enfants et doit s'occuper du second, son p&#232;re frapp&#233; de s&#233;nilit&#233; que, par fatigue et usure, elle oublie volontairement sur un banc public alors qu'il croit qu'elle est juste partie faire des courses. Persuad&#233;e que les services sociaux vont le prendre en charge et le placer dans un centre d'h&#233;bergement, elle rentre chez elle soulag&#233;e, avant qu'in&#233;vitablement, le remords ne monte en elle. Sur un sujet d'une forte actualit&#233;, ressentie aussi bien en France qu'&#224; Montevideo, donc, l'Uruguayen r&#233;alise un film plut&#244;t &#233;quilibr&#233;, ne versant ni dans le pathos, ni dans la moralisation ou la mise en accusation de son h&#233;ro&#239;ne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Date de sortie :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;La Demora&lt;/i&gt; : 20 f&#233;vrier 2013&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Festival Premiers Plans d'Angers 2012 - Reprise du Palmar&#232;s</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>Forum des Images</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s les trois laur&#233;ats des Prix du public l'an pass&#233;, ce sont les trois courts-m&#233;trages r&#233;cipiendaires des Grands Prix du jury qui furent pr&#233;sent&#233;s lors de la traditionnelle soir&#233;e de reprise parisienne des Premiers Plans d'Angers. En face d'un public toujours majoritairement compos&#233; de membres de cette grande famille du cin&#233;ma (&#171; Au fait, Agn&#232;s Varda t'embrasse ! &#187;, &#171; T'as pens&#233; &#224; inscrire ton court &#224; la Quinzaine ? &#187;, &#171; J'suis en phase de montage, je vois plus le jour &#187;), la s&#233;ance d&#233;buta par Vilaine Fille (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s les trois laur&#233;ats des Prix du public l'an pass&#233;, ce sont les trois courts-m&#233;trages r&#233;cipiendaires des Grands Prix du jury qui furent pr&#233;sent&#233;s lors de la traditionnelle soir&#233;e de reprise parisienne des Premiers Plans d'Angers. En face d'un public toujours majoritairement compos&#233; de membres de cette grande famille du cin&#233;ma (&#171; Au fait, Agn&#232;s Varda t'embrasse ! &#187;, &#171; T'as pens&#233; &#224; inscrire ton court &#224; la Quinzaine ? &#187;, &#171; J'suis en phase de montage, je vois plus le jour &#187;), la s&#233;ance d&#233;buta par &lt;i&gt;Vilaine Fille Mauvais Gar&#231;on&lt;/i&gt;, histoire d'une nuit o&#249; se croisent Thomas, peintre &#224; la d&#233;rive, et Laetitia, com&#233;dienne d&#233;s&#339;uvr&#233;e. Malheureusement, le film de &lt;strong&gt;Justine Triet&lt;/strong&gt; (jusqu'alors rep&#233;r&#233;e pour son travail documentaire) fait rapidement montre de composantes nous rappelant furieusement (et ce n'est pas un compliment ici) &lt;i&gt;La Vie au Ranch&lt;/i&gt; : son et image approximatifs, personnages qu'on a tr&#232;s vite envie de secouer pour qu'ils arr&#234;tent de se laisser aller, beuveries et bavardages incessants et inconsistants, etc&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pass&#233; un film d'animation reprenant la trame habituelle du petit personnage qui s'&#233;chappe, par r&#234;ve, de son quotidien d'ouvrier &#224; la cha&#238;ne (&lt;i&gt;Malou ou l'hostilit&#233; m&#233;canique (en Ut majeur)&lt;/i&gt; de la Belge &lt;strong&gt;Evelien De Roeck&lt;/strong&gt;), la Roumanie nous livra un nouvel exemple de son cin&#233;ma &#224; l'humour absurde. &lt;i&gt;Bora Bora&lt;/i&gt; permet ainsi &#224; &lt;strong&gt;Bogdan Mirica&lt;/strong&gt; de d&#233;velopper ce go&#251;t du d&#233;cal&#233; avec l'histoire d'un p&#234;cheur dans une zone ass&#233;ch&#233;e qui se trouve pris malgr&#233; lui dans une histoire de champ de cannabis. Enfin, l&#224; aussi dans la lign&#233;e de la partie la plus int&#233;ressante de son cin&#233;ma national, &lt;strong&gt;Micah Magee&lt;/strong&gt;, Berlinoise d'adoption, s'est attach&#233;e &#224; un fr&#232;re et une s&#339;ur confront&#233;s &#224; l'&#233;preuve du deuil d'un &#234;tre cher. Les r&#233;actions contrast&#233;es de deux adolescents (elle, la douzaine, lui, juste sous les vingt ans) sont servies par des com&#233;diens convaincants et une cam&#233;ra touchante. &lt;i&gt;Heimkommen&lt;/i&gt;, film d'&#233;cole laur&#233;at du Prix du public de cette s&#233;lection, fut donc une de ces belles d&#233;couvertes comme les Premiers Plans savent en r&#233;server et permit d'ajouter un nouveau nom &#224; la liste des r&#233;alisateurs allemands &#224; suivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les longs-m&#233;trages, l'&#233;quipe du festival avait r&#233;duit la voilure (huit europ&#233;ens et quatre fran&#231;ais, dont &lt;i&gt;Sur la Planche&lt;/i&gt;, vu l'&#233;t&#233; dernier &#224; Paris Cin&#233;ma et tout r&#233;cemment sorti en salles) et pr&#233;sentait ce soir &lt;i&gt;La Terre Outrag&#233;e&lt;/i&gt;, Prix du public des longs europ&#233;ens. Cette &#171; terre outrag&#233;e &#187;, c'est celle entourant la centrale de Tchernobyl qui est la premi&#232;re, avec la faune et la flore avoisinantes, &#224; se rendre compte de la catastrophe &#224; venir, puisque le film d&#233;bute le 25 avril 1986. Pendant ce temps, les humains se baignent, c&#233;l&#232;brent un mariage ou sont &#224; la p&#234;che, mais les pluies noires et les nuages toxiques font virer l'ensemble &#224; la trag&#233;die. Dix ans plus tard, Anya revient sur les lieux en tant que guide touristique et profite de ses passages r&#233;currents pour effectuer un retour sur un pass&#233; qui continue de l'emprisonner et l'emp&#234;che d'aller de l'avant. Pour servir son propos, &lt;strong&gt;Michele Boganim&lt;/strong&gt; (Franco-Isra&#233;lienne, elle aussi pass&#233;e par le documentaire) abuse du recours &#224; la voix off, marqu&#233;e de surcro&#238;t par des phrases pesantes (&#171; Nous &#233;tions heureux car nous &#233;tions jeunes. Mais nous n'&#233;tions pas seulement jeunes, nous &#233;tions aussi des enfants &#187;). De m&#234;me, une symbolique trop appuy&#233;e (l'image du pommier qui grandit malgr&#233; tout) vient grever un ensemble qui fait n&#233;anmoins office de t&#233;moignage correct sur cette &#171; zone interdite &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Date de sortie :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;La Terre Outrag&#233;e&lt;/i&gt; : 28 mars 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>EntreVues - Festival International du Film de Belfort 2011- Reprise du Palmar&#232;s</title>
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		<dc:date>2011-12-19T12:54:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>Nouveau Latina</dc:subject>

		<description>&#192; la suite d'autres festivals (Angers et Nantes, par exemple), les EntreVues de Belfort ont fait le choix, cette ann&#233;e, de regrouper fiction et documentaire au sein de comp&#233;titions uniques, aussi bien pour les courts-m&#233;trages que pour les longs. Peu souvent probante, une telle d&#233;marche a n&#233;anmoins trouv&#233; ici sa pleine raison d'&#234;tre, d'autant plus que les deux films laur&#233;ats des Grands Prix se situent pr&#233;cis&#233;ment &#224; la fronti&#232;re entre ces deux genres. Rep&#233;r&#233; &#224; Cannes o&#249; la Cin&#233;fondation l'avait diffus&#233;, (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la suite d'autres festivals (Angers et Nantes, par exemple), les EntreVues de Belfort ont fait le choix, cette ann&#233;e, de regrouper fiction et documentaire au sein de comp&#233;titions uniques, aussi bien pour les courts-m&#233;trages que pour les longs. Peu souvent probante, une telle d&#233;marche a n&#233;anmoins trouv&#233; ici sa pleine raison d'&#234;tre, d'autant plus que les deux films laur&#233;ats des Grands Prix se situent pr&#233;cis&#233;ment &#224; la fronti&#232;re entre ces deux genres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rep&#233;r&#233; &#224; Cannes o&#249; la Cin&#233;fondation l'avait diffus&#233;, &lt;i&gt;Drari&lt;/i&gt; est le court-m&#233;trage de fin d'&#233;tudes de &lt;strong&gt;Kamal Lazraq&lt;/strong&gt;, r&#233;cent dipl&#244;m&#233; de la FEMIS. &#192; Casablanca, il suit la trajectoire de trois jeunes gens : Ghali, fils de bonne famille, Mohammed, jardinier noir, et Sanaa, jeune femme sur lequel le premier a des vues. En fait du trio amoureux imagin&#233;, le r&#233;alisateur ne s'int&#233;resse ni aux &#233;ventuelles jalousies comp&#233;titives entre Ghali et Mohammed mais montre plut&#244;t comment toute la bonne volont&#233; ne peut aller contre les pr&#233;suppos&#233;s de classe, de genre et de couleur de peau. En effet, Ghali consid&#232;re Mohammed comme son ami et ne peut se r&#233;soudre au fait que toutes les personnes que le trio croise (policier, h&#244;telier&#8230;) s'adressent &#224; lui et non au jardinier. Cette suite de moments saisis peut &#233;ventuellement sembler un peu r&#233;p&#233;titive mais elle s'av&#232;re suffisamment probante pour faire sens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Doublement r&#233;compens&#233; &#224; Belfort, &lt;i&gt;L'&#201;t&#233; de Giacomo&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;L'Estate di Giacomo&lt;/i&gt;) a re&#231;u aussi bien le Grand Prix pour les longs-m&#233;trages que le Prix Documentaire sur Grand &#201;cran. Veine documentaire car le film est centr&#233; sur Giacomo lui-m&#234;me, gar&#231;on en fin d'adolescence et atteint de surdit&#233; dont on suit quelques journ&#233;es estivales ; mais veine fictionnelle &#233;galement car on retrouve les occupations classiques de cette p&#233;riode de l'ann&#233;e : soir&#233;es &#224; la f&#234;te foraine et au bal populaire, balades &#224; bicyclette, marches en for&#234;t, baignades au lac et pique-nique pour lesquelles Giacomo est accompagn&#233; de Stefania, son amie d'enfance. La force du film d'&lt;strong&gt;Alessandro Comodin&lt;/strong&gt; est de ne jamais montrer la surdit&#233; du jeune homme comme d&#233;terminante. En effet, sa relation avec Stefania n'est pas structur&#233;e par celle-ci mais par le fait qu'ils sont amis d'enfance. Par cons&#233;quent, on tient l&#224; une chronique plut&#244;t tendre dans laquelle Giacomo se laisse aller &#224; un peu de cabotinage et de gamineries, voire, malgr&#233; tout, &#224; un questionnement face &#224; ces formes f&#233;minines caress&#233;es par le soleil du Frioul.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec son histoire de projectionniste dans un petit cin&#233;ma de province qui, la nuit, se transforme en serial killer f&#233;tichiste, &lt;strong&gt;Laurent Achard&lt;/strong&gt; prenait plusieurs risques. Sous cet aspect, &lt;i&gt;Derni&#232;re S&#233;ance&lt;/i&gt;, laur&#233;at du Prix du film fran&#231;ais, se situe &#224; la limite du grand-guignol ou du kitsch (notamment dans une derni&#232;re s&#233;quence &#224; la fois magnifique et un peu grandiloquente) mais t&#233;moigne d'un r&#233;el amour de cin&#233;ma qui rattrape le tout. Bien que le hors-champ ne soit pas toujours ma&#238;tris&#233;, que les flashbacks soient trop appuy&#233;s et que les r&#233;f&#233;rences (cin&#233;matographiques ou &#224; des s&#233;ries TV) soient un rien voyantes, il convient n&#233;anmoins de saluer la t&#233;nacit&#233; et la forme de courage de s'atteler &#224; un film de genre sans en &#233;luder les canons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dates de sortie :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Derni&#232;re S&#233;ance&lt;/i&gt; : en salles depuis le 7 d&#233;cembre 2011
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;L'&#201;t&#233; de Giacomo&lt;/i&gt; : 4 juillet 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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