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	<title>EtherREAL - Magazine de musiques actuelles - &#233;lectroniques, exp&#233;rimentales - et de pratiques artistiques contemporaines</title>
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		<title>Memento Mori</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>11111110</dc:subject>
		<dc:subject>Pascal Rambert</dc:subject>
		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre de Gennevilliers</dc:subject>

		<description>&#192; l'image de ce qu'ont pu faire quelques titres de presse, il conviendrait peut-&#234;tre de conseiller au lecteur qui souhaiterait assister &#224; Memento Mori d'arr&#234;ter l&#224; la lecture et de ne pas non plus lire le programme de salle distribu&#233; &#224; l'entr&#233;e. De fait, go&#251;ter le nouveau spectacle de Pascal Rambert le plus vierge possible s'av&#232;re plut&#244;t recommand&#233; tant il joue sur des effets de surprise et de d&#233;voilements progressifs. Plong&#233;e dans le noir int&#233;gral (m&#234;me les &#233;clairages de s&#233;curit&#233; ont &#233;t&#233; &#233;teints), la salle (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'image de ce qu'ont pu faire quelques titres de presse, il conviendrait peut-&#234;tre de conseiller au lecteur qui souhaiterait assister &#224; &lt;i&gt;Memento Mori&lt;/i&gt; d'arr&#234;ter l&#224; la lecture et de ne pas non plus lire le programme de salle distribu&#233; &#224; l'entr&#233;e. De fait, go&#251;ter le nouveau spectacle de &lt;strong&gt;Pascal Rambert&lt;/strong&gt; le plus vierge possible s'av&#232;re plut&#244;t recommand&#233; tant il joue sur des effets de surprise et de d&#233;voilements progressifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plong&#233;e dans le noir int&#233;gral (m&#234;me les &#233;clairages de s&#233;curit&#233; ont &#233;t&#233; &#233;teints), la salle se trouve tout d'abord confront&#233;e &#224; des formes quasi-spectrales dont on aper&#231;oit difficilement les mouvements, &#233;voluant doucement comme port&#233;es par une nappe &#233;lectronique. Sont-elles v&#234;tues d'une combinaison phosphorescente ? recouvertes d'une peinture r&#233;fl&#233;chissante ? ou s'agit-il simplement d'un habile jeu de lumi&#232;re ? &#192; mesure qu'avance la proposition, que les d&#233;placements et gestes se font plus amples et les plages de totale obscurit&#233; moins longues, les r&#233;ponses &#233;mergent en m&#234;me temps que les corps de la noirceur. M&#233;taphores &#233;videntes de la gen&#232;se et de la p&#233;riode avant la chute convoqu&#233;es par Rambert, ces figures renvoient &#233;galement &#224; des pr&#233;c&#233;dentes cr&#233;ations du Fran&#231;ais dans lesquelles il interrogeait d&#233;j&#224; la nudit&#233; et l'obscurit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#233;v&#233;l&#233; un peu plus par de nouveaux jeux de lumi&#232;re fa&#231;on halo nuageux, le plateau accueille ensuite les cinq danseurs en m&#234;me temps pour une seconde partie o&#249; on les voit se rapprocher, unir leurs corps dans un simulacre de rite pa&#239;en et se couvrir mutuellement d'une mati&#232;re flasque qu'on imagine &#234;tre de la glaise, parfait moyen de continuer &#224; &#233;voquer la naissance ou la sortie de cocon. Soulign&#233;e quand les projecteurs se teintent de bleu-vert et que les interpr&#232;tes repr&#233;sentent alors des larves s'&#233;chappant de chrysalides, cette lecture est contredite quand les lumi&#232;res, r&#233;alis&#233;es par Yves Godin, se font rouges. Plus proche alors d'&#339;uvres picturales (on pensa au &lt;i&gt;Saturne d&#233;vorant l'un de ses enfants&lt;/i&gt; de Goya), le plateau vire au presque sanguinolent quand le vrombissement sonore se fait plus pr&#233;sent, avant de r&#233;v&#233;ler la nature de la mati&#232;re &#233;chang&#233;e, qui se r&#233;v&#232;le &#234;tre beaucoup plus organique qu'imagin&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres dates :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 9 et 10 avril 2013 : Th&#233;&#226;tre Daniel Sorano - Toulouse&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>En Amour, il faut toujours un Perdant</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


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		<dc:subject>Fabrice Ramalingom</dc:subject>
		<dc:subject>Le Colombier</dc:subject>

		<description>Pour sa septi&#232;me &#233;dition, le Festival Concordan(s)e conserve le m&#234;me principe de base qui en fait sa singularit&#233; : organiser la rencontre entre un &#233;crivain et un chor&#233;graphe, artistes qui ne connaissent pas avant et se voient commander un travail qui ne conna&#238;tra probablement pas de lendemain. Au-del&#224; de cette manifestation, la soir&#233;e &#233;tait aussi l'occasion de d&#233;couvrir Le Colombier, salle associative situ&#233;e au centre de Bagnolet, d&#233;di&#233;e au spectacle vivant sous toutes ces formes, y compris les moins (...)

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&lt;a href="http://etherreal.com/spip.php?mot4882" rel="tag"&gt;Fabrice Ramalingom&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://etherreal.com/spip.php?mot4883" rel="tag"&gt;Le Colombier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour sa septi&#232;me &#233;dition, le Festival Concordan(s)e conserve le m&#234;me principe de base qui en fait sa singularit&#233; : organiser la rencontre entre un &#233;crivain et un chor&#233;graphe, artistes qui ne connaissent pas avant et se voient commander un travail qui ne conna&#238;tra probablement pas de lendemain. Au-del&#224; de cette manifestation, la soir&#233;e &#233;tait aussi l'occasion de d&#233;couvrir Le Colombier, salle associative situ&#233;e au centre de Bagnolet, d&#233;di&#233;e au spectacle vivant sous toutes ces formes, y compris les moins attendues comme les arts martiaux. Bien rempli, le petit espace accueillait ce soir-l&#224; la confrontation entre &lt;strong&gt;Emmanuelle Bayamack-Tam&lt;/strong&gt;, romanci&#232;re ayant publi&#233; &#224; la derni&#232;re rentr&#233;e &lt;i&gt;Si tout n'a pas p&#233;ri avec mon innocence&lt;/i&gt; dont la presse s'est positivement fait l'&#233;cho, et le chor&#233;graphe et danseur &lt;strong&gt;Fabrice Ramalingom&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'image du processus cr&#233;atif qui tourne autour de l'&#233;change, la proposition se concentre &#233;galement sur ces questions : &#233;change des pr&#233;sentations tout d'abord avec diffusion sonore d'autoportraits enregistr&#233;s de chacun des deux protagonistes tandis qu'ils s'installent sur le plateau. &#201;changes tarif&#233;s ensuite quand on comprend que chacun d'eux joue un prostitu&#233; et que Fabrice Ramalingom s'effeuille. &#201;changes de coups et corps enfin dans un ballet &#224; la violence contenue dont on ne sait v&#233;ritablement s'il tient du combat, de l'affrontement, de l'empoignade ou de l'entrem&#234;lement sauvage, pendant que la chanson de Julio Iglesias, qui donne son titre au spectacle, est jou&#233;e dans les enceintes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme on pouvait s'y attendre, chaque artiste s'av&#232;re un peu plus faible dans le domaine qui lui est, &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt;, &#233;tranger. Ainsi Emmanuelle Bayamack-Tam n'est-elle pas de plus &#224; l'aise lorsqu'elle se d&#233;place alors que Fabrice Ramalingom fait montre d'une diction un peu heurt&#233;e ou d'un d&#233;bit trop rapide. N&#233;anmoins, il reste un travail sur le couple/duo qui reste pertinent, la manifestation d'une collaboration louable et la volont&#233; des deux cr&#233;ateurs de s'y impliquer physiquement et compl&#232;tement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres dates :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 4 avril 2013 : Maison Rouge - Paris
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 13 avril 2013 : Biblioth&#232;que Andr&#233; Malraux - Les Lilas&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Guilherme Botelho : Jetuilnousvousils</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>11111100</dc:subject>
		<dc:subject>Centre National de la Danse</dc:subject>
		<dc:subject>Guilherme Botelho</dc:subject>

		<description>&#201;ternelle pr&#233;occupation des chor&#233;graphes, la notion de groupe se situe &#233;videmment au centre d'une cr&#233;ation limpidement intitul&#233;e Jetuilnousvousils. Pens&#233; par Guilherme Botelho, Br&#233;silien install&#233; &#224; Gen&#232;ve, le spectacle met aux prises dix danseurs coagul&#233;s, &#233;voluant tout d'abord par mouvements synchronis&#233;s : marche &#224; quatre pattes, roulades, roul&#233;s-boul&#233;s, marche &#224; reculons, pas chass&#233;s, etc&#8230; Ainsi agglutin&#233;s, ne faisant qu'un dans une perspective unificatrice et fusionnelle, les interpr&#232;tes arpentent le plateau (...)

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&lt;a href="http://etherreal.com/spip.php?mot4213" rel="tag"&gt;Centre National de la Danse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://etherreal.com/spip.php?mot4850" rel="tag"&gt;Guilherme Botelho&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;ternelle pr&#233;occupation des chor&#233;graphes, la notion de groupe se situe &#233;videmment au centre d'une cr&#233;ation limpidement intitul&#233;e &lt;i&gt;Jetuilnousvousils&lt;/i&gt;. Pens&#233; par &lt;strong&gt;Guilherme Botelho&lt;/strong&gt;, Br&#233;silien install&#233; &#224; Gen&#232;ve, le spectacle met aux prises dix danseurs coagul&#233;s, &#233;voluant tout d'abord par mouvements synchronis&#233;s : marche &#224; quatre pattes, roulades, roul&#233;s-boul&#233;s, marche &#224; reculons, pas chass&#233;s, etc&#8230; Ainsi agglutin&#233;s, ne faisant qu'un dans une perspective unificatrice et fusionnelle, les interpr&#232;tes arpentent le plateau en tra&#231;ant des grands ovales, changeant de gestuelle sous l'impulsion de l'un d'entre eux, un peu &#224; la mani&#232;re des enfants qui jouent au &#171; chef d'orchestre &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme dans la vie, le groupe peut toutefois se d&#233;sagr&#233;ger quand l'un des danseurs se d&#233;solidarise, s'isolant des autres en se rendant &#224; l'autre bout du plateau. N&#233;anmoins, il se trouve vite repris, comme si l'instinct gr&#233;gaire et la force du collectif &#233;taient plus forts malgr&#233; tout. Sous ce jour, on pourra percevoir une veine zoomorphique dans les d&#233;placements tr&#232;s group&#233;s des participants, tels des animaux avan&#231;ant en masse et de laquelle &#233;mergent par moments des bras tendus vers le plafond tels des cous ou des trompes. D&#233;connect&#233;s de la sorte de toute contextualisation spatialo-temporelle (seul flotte au-dessus d'eux un gros ballon &#233;clair&#233; de l'int&#233;rieur), les dix danseurs &#233;voluent au rythme d'une bande-son indiscontinue, variations &#233;lectronico-acoustiques d'A.p.p.a.r.t..&lt;/p&gt; &lt;p&gt;In&#233;vitablement, le spectacle conduit les interpr&#232;tes &#224; un retour &#224; l'&#233;tat de nature quand, probablement trop r&#233;chauff&#233;s par l'astre de plus en plus blanc et situ&#233; de plus en plus au centre du plateau, ils se d&#233;shabillent pour le final. L'aspect tribal se trouve alors renforc&#233; par la pr&#233;sence de bandes noires marqu&#233;es au charbon sur leurs bras et abdomens, comme une marque d'appartenance au m&#234;me groupe social. L'implacable incandescence du globe se poursuivant, les danseurs ont beau courir sur sc&#232;ne, leur irr&#233;sistible destin est de dispara&#238;tre quand la lumi&#232;re blanche devient aveuglante et que nous h&#233;sitons alors : &#233;tions-nous face au big-bang et en pr&#233;sence des premiers hommes ou face &#224; une apocalypse aux c&#244;t&#233;s des derniers humains ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres dates :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 15 janvier 2013 : Th&#233;&#226;tre Palace - Biel
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 7 f&#233;vrier 2013 : Kaserne - B&#226;le&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Preparatio Mortis</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


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		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre de Gennevilliers</dc:subject>
		<dc:subject>Jan Fabre</dc:subject>

		<description>Cr&#233;ateur flamand op&#233;rant aussi bien dans le champ des arts plastiques que du spectacle vivant, Jan Fabre &#233;tait accueilli au Th&#233;&#226;tre de Gennevilliers pour y pr&#233;senter quatre soli, pr&#233;c&#233;demment mont&#233;s mais montr&#233;s ici dans une coh&#233;rence d'ensemble bienvenue. Derni&#232;re de ces quatre chor&#233;graphies, Preparatio Mortis permet au Belge de se confronter &#224; la mort et &#224; sa mani&#232;re de la repr&#233;senter. De fait, un cercueil est plac&#233; au centre du plateau et se trouve recouvert de fleurs quand le spectacle d&#233;bute. Ce tapis (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;ateur flamand op&#233;rant aussi bien dans le champ des arts plastiques que du spectacle vivant, &lt;strong&gt;Jan Fabre&lt;/strong&gt; &#233;tait accueilli au Th&#233;&#226;tre de Gennevilliers pour y pr&#233;senter quatre soli, pr&#233;c&#233;demment mont&#233;s mais montr&#233;s ici dans une coh&#233;rence d'ensemble bienvenue. Derni&#232;re de ces quatre chor&#233;graphies, &lt;i&gt;Preparatio Mortis&lt;/i&gt; permet au Belge de se confronter &#224; la mort et &#224; sa mani&#232;re de la repr&#233;senter. De fait, un cercueil est plac&#233; au centre du plateau et se trouve recouvert de fleurs quand le spectacle d&#233;bute. Ce tapis color&#233; se met alors &#224; se mouvoir, comme s'il respirait par en-dessous ; un bras, puis une jambe, apparaissent avant qu'Annabelle Chambon ne se d&#233;voile plus avant, &#233;mergeant de cet amas floral. Allong&#233;e sur le cercueil transparent, elle va le parcourir dans sa longueur, faisant tomber au fur et &#224; mesure les fleurs qui le recouvraient. Par la suite, descendant de l'ouvrage, elle &#233;voluera en marchant sur d'autres bouquets, se saisissant de quelques tiges pour les serrer contre elle, se roulant au milieu du parterre ou m&#226;chouillant des p&#233;tales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la seconde partie du spectacle, on retrouve la danseuse &#224; l'int&#233;rieur du cercueil, ondoyant doucement, comme si elle se trouvait plong&#233;e dans du formol, ses mouvements entrav&#233;s et engourdis dans un geste renvoyant d'autant plus &#224; l'engoncement ut&#233;rin que la jeune femme s'est alors d&#233;nud&#233;e. Tra&#231;ant quelques signes et dessins sur la paroi du parall&#233;l&#233;pip&#232;de, Annabelle Chambon tente de communiquer avec le public puisqu'une prise de parole est rendue impossible, mais rien n'y fait et l'environnement finit par prendre le dessus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Visuellement, &lt;i&gt;Preparatio Mortis&lt;/i&gt; manifeste ainsi de grandes qualit&#233;s, &#224; l'image de ce tapis de fleurs &#233;clair&#233; par une lumi&#232;re tr&#232;s basse (il faut grandement plisser les yeux si on est assis au-del&#224; du cinqui&#232;me rang), filtr&#233;e par une g&#233;latine mordor&#233;e, qui conf&#232;rent une tonalit&#233; proche des primitifs flamands &#224; ce tableau fait de composition florale rouge, jaune et blanche. Pendant &#224; cet esth&#233;tisme, les convulsions du corps se secouant laissent imaginer que l'interpr&#232;te se livre &#224; une s&#233;ance d'auto-exorcisme ou est l'objet d'une quelconque sorcellerie. En cons&#233;quence, l'ensemble peut sembler parfois un rien pompeux et grandiloquent (pr&#233;sence indiscontinue d'une musique d'orgue, immensit&#233; de la cage de sc&#232;ne en regard de la dimension du cercueil et du tapis floral, dispositif global ne l&#233;sinant pas sur les effets un rien emphatiques) mais ceci n'alt&#232;re que mod&#233;r&#233;ment l'impression g&#233;n&#233;rale laiss&#233;e par cette chor&#233;graphie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rings</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>11100000</dc:subject>
		<dc:subject>Centre National de la Danse</dc:subject>
		<dc:subject>Julia Cima</dc:subject>

		<description>Initialement pr&#233;vue pour &#234;tre con&#231;ue avec le sc&#233;nographe de Claude R&#233;gy, la chor&#233;graphie de Julia Cima a du &#234;tre en bonne partie revue quand celui-ci n'a finalement pas &#233;t&#233; de la partie. L'id&#233;e de d&#233;part est n&#233;anmoins rest&#233;e : jouer sur la polys&#233;mie de &#171; Rings &#187;, &#224; la fois &#233;vocateur de combats et d'union via l'anneau d'alliance. Apr&#232;s une pr&#233;sentation des quatre interpr&#232;tes dans laquelle chacun s'adonne &#224; une forme de &#171; fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis &#187;, trois duos sont ainsi propos&#233;s. Dans chaque (...)

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&lt;a href="http://etherreal.com/spip.php?mot4213" rel="tag"&gt;Centre National de la Danse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://etherreal.com/spip.php?mot4825" rel="tag"&gt;Julia Cima&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Initialement pr&#233;vue pour &#234;tre con&#231;ue avec le sc&#233;nographe de Claude R&#233;gy, la chor&#233;graphie de &lt;strong&gt;Julia Cima&lt;/strong&gt; a du &#234;tre en bonne partie revue quand celui-ci n'a finalement pas &#233;t&#233; de la partie. L'id&#233;e de d&#233;part est n&#233;anmoins rest&#233;e : jouer sur la polys&#233;mie de &#171; Rings &#187;, &#224; la fois &#233;vocateur de combats et d'union via l'anneau d'alliance. Apr&#232;s une pr&#233;sentation des quatre interpr&#232;tes dans laquelle chacun s'adonne &#224; une forme de &#171; fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis &#187;, trois duos sont ainsi propos&#233;s. Dans chaque tableau, la chor&#233;graphe est pr&#233;sente, affrontant successivement Vartan Kech, Dalila Khatir et Aur&#233;lien Richard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec le premier, il s'agit bien d'un affrontement, mais avec les sept objets accroch&#233;s aux cintres, tenus par des perches en fer et se balan&#231;ant au milieu du plateau. Objets du rebut (caisse en bois, bloc m&#233;tallique, grosse lampe d'usine&#8230;), ils sont mis en mouvement par le jeune homme tandis que Julia Cima effectue des gestes saccad&#233;s (jambe tournoyant en arri&#232;re, accroupissement). Parfois, les corps se croisent furtivement mais les objets oscillant maintiennent une distance certaine. Avec Dalila Khatir, le propos s'oriente vers la fusion puisque les deux jeunes femmes vont faire corps, unissant leurs anatomies, entrem&#234;lant bras et jambes jusqu'&#224; ne plus figurer qu'une seule personne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, suivant une alternance un peu m&#233;canique, le troisi&#232;me duo voit Julia Cima et Aur&#233;lien Richard s'opposer : le second se munissant de son clavier-s&#233;quenceur, install&#233; en bandouli&#232;re alors que jusqu'&#224; pr&#233;sent, il s'occupait, c&#244;t&#233; jardin, des nappes et autres apports &#233;lectroniques. Plaquant notes et accords sur son instrument configur&#233; pour sonner comme une guitare m&#233;tal, toute enrob&#233;e de distorsion, Aur&#233;lien Richard parcoure le plateau pendant que Julia Cima l&#226;che dans un micro-casque onomatop&#233;es et babillages et sillonne &#233;galement l'espace sc&#233;nique dans des d&#233;placements rapides, similaires &#224; ceux de boxeurs se jaugeant. &#192; l'image de tout le spectacle, la m&#233;taphore sur l'incommunicabilit&#233; et la distance entre les &#234;tres se fait alors un peu trop lourde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>altered natives'Say Yes to Another Excess-TWERK</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


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		<dc:subject>Fran&#231;ois Chaignaud</dc:subject>
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		<description>Bien d&#233;cid&#233;s &#224; explorer un large &#233;ventail de l'art chor&#233;graphique, Cecilia Bengolea et Fran&#231;ois Chaignaud s'attachent, avec altered natives'Say Yes to Another Excess-TWERK au clubbing et &#224; plusieurs danses cr&#233;&#233;es en bo&#238;te de nuit. Ainsi, leur nouvelle proposition voit cinq interpr&#232;tes (outre eux deux, des danseurs professionnels mais aussi un vogueur) envisager une forme de mix entre dance, hip-hop, house et un grand nombre de leurs d&#233;riv&#233;s. La transformation du plateau en dancehall est d'autant plus (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien d&#233;cid&#233;s &#224; explorer un large &#233;ventail de l'art chor&#233;graphique, &lt;strong&gt;Cecilia Bengolea&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Fran&#231;ois Chaignaud&lt;/strong&gt; s'attachent, avec &lt;i&gt;altered natives'Say Yes to Another Excess-TWERK&lt;/i&gt; au clubbing et &#224; plusieurs danses cr&#233;&#233;es en bo&#238;te de nuit. Ainsi, leur nouvelle proposition voit cinq interpr&#232;tes (outre eux deux, des danseurs professionnels mais aussi un vogueur) envisager une forme de mix entre dance, hip-hop, house et un grand nombre de leurs d&#233;riv&#233;s. La transformation du plateau en dancehall est d'autant plus pr&#233;gnante que les DJ londoniens Elijah et Skilliam sont install&#233;s c&#244;t&#233; jardin, plac&#233;s derri&#232;re leurs platines et charg&#233;s de l'accompagnement sonore indiscontinu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsqu'on entre dans la salle, la soir&#233;e a commenc&#233;, les cinq danseurs tournoyant d&#233;j&#224; sur le plateau, bras tendus &#224; la perpendiculaire et pieds effectuant de rapides rotations. La suite de l'heure de spectacle, si elle ne t&#233;moigne pas d'une grande logique dans son montage, permettra d'alterner solo, duos et chor&#233;graphies de groupe, dans des tenues proches de celles des &#171; fluokids &#187; (tenues bariol&#233;es, perruques) et avec des mouvements r&#233;guli&#232;rement empreints d'une profonde tension sexuelle. &#192; ce titre, hanches et fesses remuent un maximum sur sc&#232;ne, notamment dans une sorte de mille-pattes final dans laquelle chacun, dos au public, cale le haut de son corps sous le fessier de l'autre, si bien qu'on ne voit plus que les fesses et les jambes des interpr&#232;tes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;nergique jusqu'&#224; l'extase jouissive, la cr&#233;ation de Bengolea et Chaignaud constitue donc un nouveau moyen de rapprocher tradition chor&#233;graphique (quelques postures et d&#233;placements y font directement &#233;cho) et relents d'une exp&#233;rience nettement plus populaire. Dans un tel contexte et bien qu'invit&#233;e &#224; interagir gr&#226;ce &#224; des fils lumineux venant z&#233;brer le plafond sc&#233;nique comme celui des rang&#233;es de fauteuils, la salle reste bien sage, voire l&#233;g&#232;rement en retrait alors que tout indiquait qu'elle aurait pu se secouer &#224; l'unisson des danseurs. De fait, pour une fois, on en vient m&#234;me &#224; regretter que les spectateurs ne se mettent pas debout et participent, de leurs si&#232;ges, &#224; la transe dansante des interpr&#232;tes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vest&#237;gios</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


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		<dc:subject>Le 104</dc:subject>
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		<description>Si la d&#233;signation d' &#171; installation chor&#233;graphique &#187; propos&#233;e par le programme de salle peut sembler un peu pompeuse a priori, il est vrai qu'elle correspond plut&#244;t bien &#224; la proposition de Marta Soares. Allong&#233;e sur une grande table et recouverte de sable, la Br&#233;silienne n'en bougera pas mais son corps sera progressivement d&#233;voil&#233;, &#224; mesure qu'un large ventilateur soufflera le sable. En &#233;cho &#224; cette divulgation, des vid&#233;os sont projet&#233;es sur deux grands &#233;crans : un rien tautologiques, celles-ci sont (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si la d&#233;signation d' &#171; installation chor&#233;graphique &#187; propos&#233;e par le programme de salle peut sembler un peu pompeuse &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt;, il est vrai qu'elle correspond plut&#244;t bien &#224; la proposition de &lt;strong&gt;Marta Soares&lt;/strong&gt;. Allong&#233;e sur une grande table et recouverte de sable, la Br&#233;silienne n'en bougera pas mais son corps sera progressivement d&#233;voil&#233;, &#224; mesure qu'un large ventilateur soufflera le sable. En &#233;cho &#224; cette divulgation, des vid&#233;os sont projet&#233;es sur deux grands &#233;crans : un rien tautologiques, celles-ci sont concentr&#233;es sur des vestiges pr&#233;historiques indig&#232;nes balay&#233;s par le vent. Autre composante du dispositif, plus int&#233;ressante, la bande-son m&#234;le captations du vent et du souffle de la nature avec quelques cr&#233;pitements et autres samples pour un r&#233;sultat &#224; la fois enveloppant et inqui&#233;tant. M&#234;me r&#233;ussite pour le jeu sur la lumi&#232;re, les &#233;clairages conduisant le sable &#224; prendre des teintes tant&#244;t blanches, tant&#244;t mordor&#233;es ou jaune vif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plac&#233;e au centre de la salle, la table sur laquelle se tient Marta Soares peut donc &#234;tre contourn&#233;e par les spectateurs qui font le choix de rester debout ou de s'asseoir, de ne pas changer de place ou de faire le tour de l'espace, renfor&#231;ant la dimension &#171; installation &#187; du projet. La r&#233;v&#233;lation progressive et inexorable du corps de la chor&#233;graphe joue &#233;videmment sur la po&#233;sie et une forme de d&#233;licate surprise (on ne sait jamais quel morceau de corps va appara&#238;tre en premier, le ventilateur restant ma&#238;tre du jeu) bien que le tout soit terriblement statique. Ceci dit, cette lenteur renvoie bien au m&#233;canisme des fouilles que les arch&#233;ologues ne d&#233;voilent qu'avec &#233;norm&#233;ment de patience comme si ces &#171; vestiges &#187; se m&#233;ritaient, en quelque sorte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rizoma</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>11111100</dc:subject>
		<dc:subject>Cour d'honneur des Invalides</dc:subject>
		<dc:subject>Sharon Fridman</dc:subject>

		<description>&#192; dire vrai, compte tenu du contexte (incertitudes m&#233;t&#233;orologiques, n&#233;cessit&#233; d'&#234;tre sur place ce dimanche matin &#224; 6h30), on n'imaginait pas trouver environ deux cents personnes aux Invalides pour assister &#224; la cr&#233;ation de Sharon Fridman. Assur&#233;ment, les spectateurs &#233;taient autant venus pour d&#233;couvrir ce jeune chor&#233;graphe d'origine isra&#233;lienne que pour vivre une forme d'exp&#233;rience collective : se lever alors qu'il fait encore nuit, arpenter les pav&#233;s disjoints de la Cour d'honneur tandis que le jour se l&#232;ve, (...)

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&lt;a href="http://etherreal.com/spip.php?mot4755" rel="tag"&gt;Sharon Fridman&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; dire vrai, compte tenu du contexte (incertitudes m&#233;t&#233;orologiques, n&#233;cessit&#233; d'&#234;tre sur place ce dimanche matin &#224; 6h30), on n'imaginait pas trouver environ deux cents personnes aux Invalides pour assister &#224; la cr&#233;ation de &lt;strong&gt;Sharon Fridman&lt;/strong&gt;. Assur&#233;ment, les spectateurs &#233;taient autant venus pour d&#233;couvrir ce jeune chor&#233;graphe d'origine isra&#233;lienne que pour vivre une forme d'exp&#233;rience collective : se lever alors qu'il fait encore nuit, arpenter les pav&#233;s disjoints de la Cour d'honneur tandis que le jour se l&#232;ve, applaudir le spectacle et partager caf&#233; et viennoiseries celui-ci termin&#233;. En l'absence de sc&#232;ne identifi&#233;e, le public ne sait pas trop o&#249; se mettre, certains restant au milieu de la Cour, d'autres s'asseyant sur les marches. Quand danseurs et musiciens p&#233;n&#232;trent l'espace, ils arrivent de tous c&#244;t&#233;s et traversent eux-m&#234;mes le lieu jusqu'&#224; se positionner en son centre et rameuter, par cons&#233;quent, l'auditoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;sent&#233;e comme une &#171; &#233;co-chor&#233;graphie &#187;, &lt;i&gt;Rizoma&lt;/i&gt; part du motif du rhizome, partie souterraine d'une plante vivace, et, de fait, cette m&#233;taphore herbac&#233;e irrigue v&#233;ritablement tout le spectacle. Respirations appuy&#233;es des intervenants au d&#233;but, mouvement centrip&#232;te des danseurs allong&#233;s, comme si une grappe humaine vivante se constituait, &#233;mergence, telle une racine principale, d'un intervenant de cet agr&#233;gat, chute &#224; terre &#224; la mani&#232;re d'une branche morte : la demi-heure joue &#224; l'&#233;vidence sur le &#171; phytomorphisme &#187; des soixante-dix danseurs. Op&#233;rant par gestes plut&#244;t lents, travaillant sur l'effet masse de leurs rapprochements (tous v&#234;tus de couleurs sombres, pour mieux faire corps) mais sachant aussi en extraire un bras ou une jambe, ces praticiens amateurs optent davantage pour la suggestion et l'organicit&#233; que la performance physique ou technique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les accompagner, dix violoncelles livrent une partition proche de la note tenue dans les premi&#232;res minutes, puis plus m&#233;lodieuse et enveloppante dans la suite du d&#233;roulement avant d'aller vers des passages o&#249; l'aspect percussif de l'instrument est &#233;galement utilis&#233;. La disposition de la Cour d'honneur, avec ses b&#226;timents tout autour, contribuait &#233;videmment &#224; la r&#233;ussite de l'ensemble : r&#233;percussion du son sur les murs, sentiment que les danseurs-plantes &#233;mergeaient des espaces entre les pav&#233;s, dimension &#224; la fois majestueuse et resserr&#233;e sur elle-m&#234;me, voire intime, de la proposition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autre date :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 18 juillet 2012 : Parvis du Palais de Chaillot (6h30)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Si dans cette chambre un ami attend&#8230;</title>
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		<dc:date>2012-05-09T12:09:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>11111000</dc:subject>
		<dc:subject>MC93</dc:subject>
		<dc:subject>Perrine Valli</dc:subject>

		<description>Fid&#232;les &#224; Perrine Valli, nous ne saurions manquer sa nouvelle cr&#233;ation, pr&#233;sent&#233;e dans le cadre des Rencontres Chor&#233;graphiques de Seine-Saint-Denis. Annonc&#233;e, par rapport &#224; ses travaux r&#233;cents, comme un retour &#224; quelque chose de plus conceptuel et de moins en prise avec des questions soci&#233;tales, Si dans cette chambre un ami attend&#8230; voit &#233;galement la jeune femme op&#233;rer en solo, apr&#232;s plusieurs propositions en duo ou trio. La chambre du titre, tir&#233; d'un vers d'Emily Dickinson, constitue donc le lieu central (...)

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&lt;a href="http://etherreal.com/spip.php?mot2747" rel="tag"&gt;MC93&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://etherreal.com/spip.php?mot4052" rel="tag"&gt;Perrine Valli&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fid&#232;les &#224; &lt;strong&gt;Perrine Valli&lt;/strong&gt;, nous ne saurions manquer sa nouvelle cr&#233;ation, pr&#233;sent&#233;e dans le cadre des Rencontres Chor&#233;graphiques de Seine-Saint-Denis. Annonc&#233;e, par rapport &#224; ses travaux r&#233;cents, comme un retour &#224; quelque chose de plus conceptuel et de moins en prise avec des questions soci&#233;tales, &lt;i&gt;Si dans cette chambre un ami attend&#8230;&lt;/i&gt; voit &#233;galement la jeune femme op&#233;rer en solo, apr&#232;s plusieurs propositions en duo ou trio. La chambre du titre, tir&#233; d'un vers d'Emily Dickinson, constitue donc le lieu central de la chor&#233;graphique qui, pr&#233;cis&#233;ment, fait montre d'une vision classique de cette pi&#232;ce comme un espace mental dans lequel chacun peut projeter ce qu'il y souhaite, au gr&#233; de son propre imaginaire. Sous cet aspect, l'utilisation du drap noir qui jonche le sol permet de figurer aussi bien des vagues et remous quand il est agit&#233; par un assistant, qu'une forme de mar&#233;e noire qui finit par engloutir la jeune femme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;sireuse d'universaliser son propos, cette derni&#232;re se mime, au d&#233;but, en train de regarder un film, assise sur une forme rectangulaire, la main en forme de &#171; C &#187; comme pour accueillir une tasse de th&#233;. Ces gestes du quotidien sont ensuite &#233;videmment r&#233;p&#233;t&#233;s dans une d&#233;marche attendue dans laquelle on va retrouver ces postures qui signent en quelque sorte les spectacles de Perrine Valli : bras cass&#233;, doigts joints et paumes tendues, avant-bras qui se croisent rapidement telles les aiguilles d'une horloge d&#233;r&#233;gl&#233;e. Accompagn&#233;e par une musique instrumentale, type ambient sombre, la Franco-Suissesse va passer de la position debout &#224; celle couch&#233;e, allant et venant sur la largeur du plateau, symbolisant ainsi toutes ces possibilit&#233;s offertes par une chambre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour repr&#233;senter l'enfilade des jours, le noir se fait r&#233;guli&#232;rement (toutes les deux minutes, &#224; peine), rendant peut-&#234;tre difficile la pr&#233;hension du spectacle qui, sur la fin, fait (enfin) le choix de travailler dans la longueur avec une s&#233;quence o&#249; Perrine Valli va op&#233;rer de mani&#232;re nettement plus physique, nous laissant notamment voir son grand dorsal, ses trap&#232;zes, infra-&#233;pineux et autres muscles dorsaux particuli&#232;rement mis &#224; contribution. La t&#234;te cach&#233;e dans son T-Shirt, ses cheveux longs rabattus sur son visage, elle s'apparente alors &#224; ces monstres qui peuplent les imaginaires enfantins et le dessous de leurs lits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres dates :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 2 et 3 f&#233;vrier 2013 : ADN - Neuch&#226;tel
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 9 f&#233;vrier 2013 : JDCS - B&#226;le
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 23 et 24 f&#233;vrier 2013 : Ferme du Buisson - Noisiel
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 25 et 26 mai 2013 : Th&#233;&#226;tre d'Arras
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 5 et 6 juin 2013 : Centre culturel suisse - Paris&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Temps scell&#233;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


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		<dc:subject>Nacera Belaza</dc:subject>

		<description>Initialement con&#231;ue comme un quatuor ou un trio, c'est sous forme de duo que Le Temps Scell&#233; est pr&#233;sent&#233; &#224; Paris. En fait de duo, il s'agirait m&#234;me de deux soli successifs, qui ne se font duo que dans le dernier tiers du spectacle de Nacera Belaza. Sur un plateau d&#233;nud&#233;, tout juste entour&#233; de six enceintes, la jeune femme se tient debout, dans un noir complet, tandis que son et lumi&#232;re vont progressivement b&#233;n&#233;ficier d'un fade in propre &#224; laisser appara&#238;tre la danseuse. Au fur et &#224; mesure, l'ondoiement (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Initialement con&#231;ue comme un quatuor ou un trio, c'est sous forme de duo que &lt;i&gt;Le Temps Scell&#233;&lt;/i&gt; est pr&#233;sent&#233; &#224; Paris. En fait de duo, il s'agirait m&#234;me de deux soli successifs, qui ne se font duo que dans le dernier tiers du spectacle de &lt;strong&gt;Nacera Belaza&lt;/strong&gt;. Sur un plateau d&#233;nud&#233;, tout juste entour&#233; de six enceintes, la jeune femme se tient debout, dans un noir complet, tandis que son et lumi&#232;re vont progressivement b&#233;n&#233;ficier d'un fade in propre &#224; laisser appara&#238;tre la danseuse. Au fur et &#224; mesure, l'ondoiement du corps accompagne cette mont&#233;e en puissance et un travail sur les arrondis (des bras, de la t&#234;te, du bassin) s'assortit aux formes de la jeune femme et &#224; son d&#233;placement au sol. Tournant sur elle-m&#234;me en cercles concentriques de plus en plus larges, comme le halo lumineux s'agrandit et que la bande-son s'affirme, Nacera Belaza habite de plus en plus l'espace malgr&#233; sa tenue grise impersonnelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;pousant ce geste chor&#233;graphique (ou est-ce l'inverse ?), la musique, apr&#232;s avoir d&#233;but&#233; comme une forme de plainte gospelisante, se pare de clappements de main et de piano plus rythm&#233; pour &#233;voluer vers une sorte de free-jazz. &#192; la fin, quand les corps des deux s&#339;urs sont proches de la transe, le tout s'av&#232;re extr&#234;mement enlev&#233;, voir un peu gratuit dans son apparente non-ma&#238;trise de la dur&#233;e. En fait d'&#234;tre scell&#233;, le temps s'&#233;tire et se distend tout au long de ces quarante minutes o&#249; les membres de Nacera et Dalila Belaza se courbent et se d&#233;ploient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres dates :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 6 juin 2012 : Biennale de la danse - Djakarta (Indon&#233;sie)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 9 juin 2012 : Centre culturel fran&#231;ais - Surabaya (Indon&#233;sie)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 17 juillet 2012 : CCAS - Avignon
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 27 et 28 septembre 2012 : Aoyama Theater - Tokyo (Japon)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 7 octobre 2012 : Festival SIDance - S&#233;oul (Cor&#233;e du Sud)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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