Pergola : Valentin Carron / Charlotte Posenenske / Raphaël Zarka

 date

du 19/02/2010 au 23/05/2010

 salle

Palais de Tokyo,
Paris

 appréciation
 tags

Charlotte Posenenske / Palais de Tokyo / Raphaël Zarka / Valentin Carron

 liens

Palais de Tokyo

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Par rapport aux expositions collectives (dont on a régulièrement souligné qu’elles s’efforcent, un peu vainement, de mettre en place une cohérence entre les œuvres présentées), les sessions du Palais de Tokyo rassemblant plusieurs mini-expositions personnelles sont souvent plus convaincantes. Nouvel exemple avec Pergola, ensemble de trois petites monographies, auxquelles il faut ajouter deux œuvres isolées (une chaussure géante de l’Irakien Laith Al-Amiri, référence directe à celle lancée contre George W. Bush, et un pneumatique de Serge Spitzer qui serpente dans tout le grand hall du Palais, jusqu’à son sous-sol. Si nous n’avions pas encore croisé ces deux artistes, les trois autres ne nous étaient pas inconnus, surtout les deux créateurs francophones dont nous avions déjà vu d’autres expositions personnelles.

Charlotte Posenenske - Diagonale Faltung
(courtesy Burkhard Brunn)

Avant ceux-ci, on retrouve Charlotte Posenenske avec ses conduites en carton présentes dans la session précédente et face auxquelles on demeure dubitatif, même si leur alignement dans l’une des salles du centre d’art manifeste une certaine force. En revanche, on sera nettement plus emballé par ses pliages en aluminium : entre plasticité de la modélisation et rigidité du matériau, aplat du format « paysage » accroché au mur et relief résultant de la pliure, ces œuvres traduisent une nouvelle fois la réussite d’un certain minimalisme.

Raphaël Zarka - Tautochrone
(courtesy Galerie Michel Rein)

Fidèle à ses thématiques de prédilection, Raphaël Zarka cherche à introduire des références aux skate-parks dans un travail plastique centré sur les formes géométriques biscornues et rares. Rien de bien nouveau, donc, par rapport à sa présentation à Gennevilliers à l’automne dernier, par exemple.

Valentin Carron - Fructus
(courtesy Galerie Eva Presenhuber, Zürich)

Comme au Centre culturel suisse il y a deux ans, Valentin Carron découpe l’espace par des séparations en crépi (verdâtre cette fois-ci), sortes de hautes cloisons pouvant également prendre la forme d’une croix (autre obsession du Suisse). Au-dessus de ces murs, quelques lanternes sont suspendues, renvoyant à ce traditionnel attachement du plasticien au folklore suisse. Mais on sera surtout marqué, ici, par un aspect de son travail peu vu jusqu’à présent avec plusieurs sculptures au large socle. Donnant à voir aussi bien un trait en mouvement qu’une épaisseur de matière, une polysémie de la réalisation qu’une légèreté du trait, ces sculptures bénéficient, de surcroît, d’un espace suffisant pour être appréciées.

François Bousquet
le 17/05/2010

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