L’Apparition des Images

 date

du 29/01/2013 au 02/03/2013

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 tags

Diogo Pimentão / Dominique Blais / Éric Baudelaire / Fondation d’entreprise Ricard / Jacob Kassay / Meris Angioletti / Simon Starling

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

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Vue de l’exposition

Partant du principe qu’en même temps que sa disparition progressive, la photographie argentique ne cesse de fasciner, Audrey Illouz a réuni onze artistes dont ce medium n’est pas l’outil de base et a sélectionné leurs travaux les plus en rapport avec le processus photographique. Fort de ce postulat, on retrouve presque tous les étapes, supports et modes d’élaboration des images : plaques de cuivre ou caisson lumineux chez Juliana Borinski, sténopés sur papier baryte pour Dominique Blais, dépôt d’argent sur toile avec Jacob Kassay, impression toute simple d’Éric Baudelaire, graphite et papier chez Diogo Pimentão, héliogravures pour Sébastien Rémy et goudron et acrylique sur toile de coton avec Joseph Dadoune. Plus encore, Blanca Casas Brullet dispose sur une table, façon recréation de son atelier, divers objets dont l’imagination peut laisser penser qu’ils pourraient servir à réaliser une photographie.

Dominique Blais - Ring
(courtesy Galerie Xippas)

De manière tautologique, certains de ces plasticiens, au-delà de la technique adoptée, ont fait le choix de capturer quelque chose qui s’apparente à de la photographie (ou de l’image) en train de se faire. Ainsi en est-il de Dominique Blais avec ses sténopés réalisés à la bougie qui sont, précisément, placés au-dessus de ces quatre bougies en partie consumées, de Simon Starling dont le film Black Drop est consacré à un monteur de cinéma ou de Meris Angioletti qui en superposant deux projections de diaporama permet d’en faire naître une troisième.

Si la juxtaposition des pièces de ces onze plasticiens permet de parcourir assez largement l’éventail des possibles en la matière, on peut néanmoins considérer cette exposition comme peut-être trop tournée vers un public connaisseur et qui saura apprécier à sa juste valeur cette mise en lumière des techniques. Sans exiger à tout prix d’aller vers le public dans des assauts démagogiques à l’égard desquels on a régulièrement quelques réticences, on peut cependant estimer que l’ensemble ici réuni parle surtout aux passionnés du medium.

François Bousquet
le 22/02/2013

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