du 10/04/2014 au 07/06/2014
Galerie Édouard-Manet,
Gennevilliers
Pour clôturer sa saison, la Galerie Édouard-Manet nous propose deux mini expositions personnelles consacrées à des créateurs qu’on suit depuis quelques années et pour qui on a eu une attirance immédiate : Vincent Ganivet et Diogo Pimentão. Du premier, on connaît ses arcs en parpaings et briques, véritables prouesses, entre l’art plastique et l’architecture, tandis que le second s’évertue à partir des techniques du dessin pour en faire des performances (ou inversement).
La double présentation montrée à Gennevilliers poursuit dans ces directions puisque Vincent Ganivet livre une sculpture de briques, uniquement tenue par des petits coins de bois, jouant sur l’équilibre et le procédé de la clé de voûte afin de maintenir l’ensemble. Légère et massive en même temps, son intervention, jouant également sur une possible instabilité, est complétée par une suspension de multiples chaînes de billes, moins sophistiquée mais inversant habilement la proposition.
Pour Diogo Pimentão, il s’agit, en premier lieu, d’aligner des allumettes brulées (horizontalement, verticalement et en diagonale) de telle sorte que, vus de loin, ces alignements arrangements paraissent être des points tracés à même la cimaise. Outre ce jeu sur la perspective, le Portugais peut aussi remplir de grandes feuilles de papier de graphite ou bien réaliser des petites sculptures dans cette même matière, association de deux quarts de sphère figurant une béance indéterminée (bouche qui s’ouvre, cratère accroché au mur…).
le 02/06/2014