Arovane + Porya Hatami

C.H.R.O.N.O.S.

(Karlrecords / Import)

 date de sortie

26/04/2019

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental

 appréciation

 tags

Ambient / Arovane / Expérimental / Karlrecords / Porya Hatami

 liens

Arovane
Karlrecords

 autres disques récents
Juha Mäki-Patola
Momentary Movements Of Landscapes
(130701)
Félicia Atkinson & Christina Vantzou
Reflections Vol. 3 : Water Poems
(RVNG Intl.)
Radwan Ghazi Moumneh & Frédéric D. Oberland
Eternal Life No End ليلة ظلماء ملعونة، كحياة طالبيها
(Constellation)
Matti Bye
The Sea
(Denovali Records)

Il est impressionnant de constater qu’après tant d’années sans donner signe de vie, Arovane multiplie à présent les sorties, souvent collaboratives, livrant ainsi plusieurs albums par an, en plus de quelques formats courts. C’est ainsi que son duo avec Porya Hatami connaît une troisième déclinaison, pour la troisième année consécutive, avec, à nouveau, une légère évolution stylistique. De fait, alors que leurs deux premiers efforts, recensés tous deux sur ces pages, évoluaient dans des registres respectivement néo-classique et ambient très minimal, ce C.H.R.O.N.O.S. déploie une forme plus riche, travaillée autour de morceaux plus longs.

Oscillant au-dessus des sept minutes en moyenne, chacun des cinq morceaux de cet album (publié en vinyle et en format digital) voit les deux musiciens superposer des bribes instrumentales, soit assez abrasives et rêches (grésillements, synthèse granulaire), soit plus fragiles dans leur élocution (notes de clavier malhabiles, petites touches chromatiques, nappes lumineuses). Naturellement, il serait facile d’imaginer que Porya Hatami serait à l’origine des premières, tandis qu’Arovane se chargerait des secondes ; mais les récentes propositions de l’Allemand peuvent également conduire à penser que chacun a pris part à l’ensemble du disque. Cette convergence de vues se retrouve alors dans l’homogénéité d’un album fort bien construit et cohérent.

À ce titre, comme souvent, la durée des morceaux favorise une montée en puissance progressive au sein de chaque titre, voyant, par exemple, poindre doucement des crépitements et bruissements qui vont jusqu’à recouvrir les autres éléments avant de s’effacer (Catenoid). De même, le passage d’un titre à l’autre encourage la convocation de composantes un peu différentes, à l’image des particules micro-industrielles de Cissoid, subtilement rejointes par des gouttelettes aquatiques, manière d’affirmer que la nature viendra nécessairement recouvrir toute création humaine.

François Bousquet
le 14/06/2019

À lire également

Arash Akbari
Fragments Of Yearning
(Karlrecords)
Porya Hatami & Arovane
Kaziwa
(Time Released Sound)
05/11/2005
Festival Panoptica 2005 :
(Salle des Fêtes de Bresso)
Arovane
Icol Diston
(Din)