Oiseaux-Tempête

From Somewhere Invisible

(Sub Rosa / Differ-ant)

 date de sortie

18/10/2019

 genre

Rock

 style

Expérimental / Post-Rock

 appréciation

 tags

Expérimental / Frédéric D. Oberland / Oiseaux-Tempête / Post-Rock / Sub Rosa

 liens

Sub Rosa
Frédéric D. Oberland
Oiseaux-Tempête

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Recentrés, pour ce nouvel album, sur leur travail en studio, mettant de côté leurs excursions prolifiques à l’étranger, les Français d’Oiseaux-Tempête n’en ont pas, pour autant, recentré leur propos sur leurs seules personnes. De fait, ainsi qu’on a pu le constater lors de leur récent concert à la Maroquinerie, les Parisiens se sont entourés de plusieurs autres intervenants pour ce From Somewhere Invisible, à la fois déjà familiers de leur univers (G.W. Sok, Radwan Moumneh, Mondkopf) et nouvelle venue (Jessica Moss).

Tirant immédiatement parti de ces compagnonnages, Oiseaux-Tempête ouvre le disque par un titre dans lequel G.W. Sok dit un texte, secoué par les déluges d’électricité, les frappes sur la batterie de Jean-Michel Pirès et le violon de Jessica Moss (He Is Afraid And So Am I). Une nouvelle fois, les paroles ne versent pas dans l’optimisme, noires et un peu désespérées, à l’image des visuels de l’album et de l’atmosphère d’ensemble de celui-ci, avec son free-rock tendu et sombre. Pour accentuer encore ce sentiment, le disque est construit comme un long continuum, avec enchaînement presqu’insensible d’un morceau à l’autre, faisant le choix de conserver les plus longs titres (entre neuf et treize minutes) pour les interventions de G.W. Sok et les autres pour de purs instrumentaux.

Cette alternance permet, outre la non-lassitude, d’apprécier d’autant plus la manière dont les Français entourent la voix du Néerlandais : tensions très fortes dans le premier titre, basse de Stéphane Pigneul plus marquée et violon plus identifiable dans We, Who Are Strewn About In Fragments. Sur les instrumentaux, on est davantage dans la divagation sonore, lorsque Frédéric D. Oberland pousse, par exemple, son saxophone (Weird Dancing In All-Night), ou alors dans un geste presque retenu, avec mise au loin des trilles de guitare électrique saturée (Out Of Sight). L’ensemble, bien balancé et bien structuré, permet alors de signer possiblement l’album le plus convaincant du groupe, en tout cas celui qui rend fidèlement compte de ce que le groupe peut donner sur scène, sans pour autant délaisser son travail en studio.

François Bousquet
le 09/12/2019

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