Eternell

Imagined Distances

(sound in silence / Import)

 date de sortie

01/07/2020

 genre

Rock

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Eternell / sound in silence

 liens

sound in silence

 autres disques récents
Accident Fantôme
Objets enchâssés dans un anneau planétaire
(Moli Del Tro Records)
Fax + Braulio Lam
Mixed Signals III
(Dragon’s Eye Recordings)
Mariam Wallentin & Vestnorsk Jazzensemble
Spring Flood
(Hubro)
Sylvain Chauveau
The Complexity Of The Simple
(130701)

Ayant ralenti son rythme de production à un album par an (contre trois ou quatre auparavant), Eternell retrouve sound in silence, deux petites années après Still Light, retrouvant également le même registre que celui développé sur ce précédent disque : un post-rock ambient, fait de nappes, de petites notes de guitare perlées et de vocalises féminines évanescentes, l’ensemble baignant dans une certaine langueur et se trouvant servi par un visuel de pochette adapté (un coucher de soleil sur la mer).

Décliné en deux longs morceaux (respectivement vingt et vingt-quatre minutes) et cinq autres oscillant entre sept et huit minutes, Imagined Distances fait montre, dans ce contexte, des mêmes qualités et limites que son prédécesseur. Difficile, en effet, d’avancer que, musicalement, la proposition soit inintéressante ou inécoutable (les volutes de guitare sont suffisamment lascives pour toucher, les matériaux sont habilement utilisés, le savoir-faire est globalement indéniable), mais l’impression que l’ensemble tourne un peu tout seul se fait rapidement sentir.

Peu différenciés les uns des autres (on aurait certainement aimé entendre un peu de basse ici, une légère rythmique là, par exemple) les titres s’enchaînent ainsi sans déplaisir, ni gêne, constituant un tapis sonore assez agréable, mais qui peine à renouveler le propos, dans un registre (antienne récurrente sur ces pages) déjà très couru. Il y a deux ans, on accordait une forme de bénéfice du doute à Ludvig Cimbrelius, arguant que tout cela s’écoute plaisamment ; le constat est toujours vrai, mais on aimerait un peu plus de prise de risque, à présent…

François Bousquet
le 03/08/2020

À lire également

North Atlantic Drift
Departures, Vol. 2
(sound in silence)
Test Card
Channels
(sound in silence)
Hotel Neon
Moments
(sound in silence)
The Green Kingdom
Seen And Unseen
(sound in silence)