25/02/2022
Blockhaus DY10,
Nantes
Après avoir traversé l’œuvre Was ist das ? du duo Nicolas Barreau et Jules Charbonnet (pan incliné en bois qu’on ne peut franchir que par une toute petite ouverture, qui ne s’emprunte qu’en se mettant accroupi), on pouvait rejoindre la salle de concert du Blockhaus DY10 pour une nouvelle programmation du set/30’. Venu complètement à l’aveugle à ce rendez-vous régulier du vendredi soir, on y découvrit une batterie « arrangée » (pierres et feutrine posées sur les fûts), derrière laquelle s’assit un jeune homme, pour la demi-heure réglementaire.
S’emparant de pierres de petites tailles, il les frotta l’une contre l’autre, avant de faire de même avec les plus grosses pierres disposées sur sa caisse claire détimbrée et sur un tom. Rejoints par des coups de grosse caisse, ces frottements se muèrent en cliquetis minéraux très probants, à mesure que Sati accélérait ses mouvements. Plus tard, ce fut une petite cymbale dont il frotta la tranche à l’aide d’un court archet, en même temps qu’il la faisait tournoyer sur un de ses toms, ou bien une plus grande cymbale caressée fortement par une pointe de baguette, pour produire des sons entre crissements et traits métalliques lacérant l’air.
Vraiment intéressant, visuellement comme par son aspect expérimental, ce propos apparaissait, en outre, moins convenu que des intermèdes de solo de batterie plus traditionnel : joués aux baguettes, légèrement démonstratifs, et convoquant uniquement cadre de la caisse claire et peaux des fûts. Au sortir de ce concert, et en se dirigeant vers Stereolux pour la suite de la soirée, on regretta alors de ne pas en savoir davantage sur ce musicien (aucune information sur son parcours, aucun site internet, aucun lien vers une quelconque plateforme d’écoute).
le 28/02/2022