01/11/2024
Maison de la Radio et de la Musique,
Paris
Fennesz / Festival Présences Électronique 20 ans / Hildur Guðnadóttir / INA / GRM / Maison de la Radio et de la Musique / Stephen O’Malley
Après avoir basculé dans l’Auditorium, complet (comme tous les plateaux de ce week-end d’anniversaire), le public put assister à un trio dont c’était, semble-t-il, la première prestation commune. Constituée de trois musiciens très renommés, fidèles de Présences Électronique comme de ces pages (Christian Fennesz est possiblement le musicien dont le plus grand nombre de concerts est chroniqué), cette formation mêlait les guitares et machines des deux hommes au violoncelle électrique de l’Islandaise, positionnée au centre du trio.
La mise en place du propos se fit par des aplats donnés précisément par Hildur Guðnadóttir, mis en face de nappes électroniques produites par Fennesz. Passé ensuite à la guitare électrique, pour des accords grattés et réverbérés, l’Autrichien nous permit de retrouver son style caractéristique, avec cette belle luminosité dont il sait parer ses interventions. À leurs côtés, Stephen O’Malley se montrait, en parallèle, plus distant, assis avec sa six-cordes, tourné vers ses comparses mais aux actions moins significatives.
L’Étatsunien prit ultérieurement le dessus, avec des accords grattés dotés d’une bonne dose de distorsion, soutenus par le jeu rapide d’Hildur Guðnadóttir. Le volume sonore d’ensemble s’en trouva, logiquement, moins contenu bien que restant tout à fait supportable (alors qu’on sait le leader de SunnO))) capable de pousser la chose très fort). Alors qu’une durée d’une cinquantaine de minutes avait été initialement annoncée, le concert se termina soudainement au bout d’une grosse demi-heure, l’Islandaise donnant même l’impression de vouloir en finir prestement, saluant rapidement et rentrant en coulisses bien avant ses deux confrères d’un soir, générant une forme de frustration, voire d’incompréhension, chez les spectateurs.
le 06/11/2024