The Crying Nudes

 date du concert

07/07/2025

 salle

Bourse de Commerce,
Paris

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Pour clore cette année scolaire 2024-2025, direction la Bourse de Commerce pour une première chronique sur ces pages. Si nous avons déjà pu nous rendre à deux reprises, pour des expositions, au lieu parisien de la Fondation Pinault, il n’en avait pas été rendu compte ici, faute d’inspiration. Une fois par mois environ, le bâtiment accueille également des concerts, à la programmation bigarrée, où on trouva, par le passé, des artistes hautement appréciés tels Grouper ou FUJI||||||||||TA. En ce début juillet, une formation un peu énigmatique était conviée puisque The Crying Nudes n’a fait paraître qu’un album, fin 2024, ne donne que peu de concerts, et cultive une forme de mystère sur l’identité de ses membres (pas de site internet, ni de réseaux sociaux, aucun crédit sur la pochette du disque, etc…).

Donné dans la galerie 2 (l’un de ces espaces situés au rez-de-chaussée, en périphérie de la rotonde centrale), le concert débuta un peu avant 21h30, devant un public typique de celui croisé lors de nos précédentes venues à la Bourse de Commerce : cheveux peroxydés, pantalon 7/8, tatouages et multilinguisme. Face à cette vague impression d’être projeté en pleine fashion week, on assista, de la part de la formation pilotée par Dean Blunt (producteur anglais croisé par le passé au sein de Hype Williams) à un enchaînement de très courts morceaux durant, comme sur disque, parfois moins de deux minutes, et circonscrits à deux mesures d’intro, un couplet, un refrain et quatre mesures de coda.

Mené par la Danoise Fine Glindvad, le groupe offrit des titres dans lesquels sa voix réverbérée, cajoleuse et flottante côtoyait une guitare électrique dotée d’un peu de saturation et de réverbération, une basse bien présente, une batterie et un synthé. Avec son timbre plus mature que sur disque, la chanteuse, qui conserva ses lunettes de soleil pendant tout le set, ne dit pas un mot et quitta même la scène avant que ses comparses n’eussent fini de jouer, cultivait une attitude de star, relayant bien l’aspect énigmatique et distant du groupe. Musicalement, aidé par un mix bien équilibré, The Crying Nudes servit un format très connu depuis Mazzy Star et tous ses avatars contemporains, qui, au bout de quinze minutes de chauffe, prit un peu plus d’épaisseur, avec des mélodies plus affirmées, pour des morceaux comme Bandit et Unabomber. Éclairés par quatre séries de leds bleues, les cinq musiciens laissèrent le public au bout de vingt-cinq minutes d’une prestation terminée par Angel Heart et laissant la vague impression, un rien frustrante, d’avoir assisté à un show-case hype.

François Bousquet
le 15/07/2025