Giovanni Di Domenico & Rutger Zuydervelt

Painting A Picture / Picture A Painting

(Moving Furniture Records / Import)

 date de sortie

13/06/2025

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Giovanni Di Domenico / Machinefabriek / Moving Furniture Records

 liens

Machinefabriek
Moving Furniture Records

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Format classique de la coopération entre deux artistes prolifiques individuellement, l’idée de partir d’une pièce écrite par l’un et travaillée par l’autre, puis inversement, trouve une nouvelle déclinaison avec Painting A Picture / Picture A Painting. Dès cet intitulé et avec le fait que chaque face de ce LP ne contient qu’une seule piste, on avait, d’ailleurs, une indication de ce travail en miroir proposé par Giovanni Di Domenico (qu’on retrouve un an après avoir déjà rendu compte d’un travail collaboratif) et Rutger Zuydervelt.

Quelques mesures de piano, données par l’Italien, appuyées et mélodiques, ouvrent Painting A Picture, vite rejointes par des petits apports électroniques et autres traitements servis par Zuydervelt. Quasi-primesautières, les lignes de clavier trouvent un relais intéressant avec les composantes électroniques, plus graves et grésillantes, offrant une sorte de prolongement sonore, débutant sur la résonance du piano et invitant même celui-ci à répéter certains de ses motifs. Dans un tel contexte, des micro-suites de notes interrogent même sur leur provenance (acoustique ou électronique ?), traduisant bien l’interaction entre les deux musiciens.

Le disque retourné, on passe à Picture A Painting, débutant par des pépiements d’oiseaux et des nappes travaillées, mis en place par Rutger Zuydervelt. Un peu hésitant, le piano de Di Domenico entre par la suite, posant quelques notes malhabiles, concourant à créer une atmosphère bien moins légère que sur la face A. Ici, le climat se fait plus inquiétant (note esseulée et répétée, bruissements divers, souffle d’un instrument à vent au loin) jusqu’à ce que le piano de l’Italien ne se montre moins corseté dans son jeu, avec des frappes rapides façon trémolo, là aussi très bien relayées par l’électronique, dont l’intervention permet de raccourcir encore les intervalles entre deux notes. Dans le dernier quart du morceau (assurément plus dense et, partant, plus convaincant que le premier), tout l’instrumentarium s’enrichit, dans une forme d’escalade positive et prenante.

François Bousquet
le 24/07/2025

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