múm

 date du concert

19/11/2025

 salle

Trabendo,
Paris

 tags

múm / Trabendo

 liens

múm

 dans la même rubrique
05/12/2025
Ryoji Ikeda : Ultratonics
(Philharmonie de Paris)
20/11/2025
Eli Keszler / Tatiana Paris
(Dynamo)
15/11/2025
Disiniblud
(Petit Bain)
12/11/2025
Niecy Blues / Joy Guidry
(Dynamo)

Comme annoncé lors de la recension, un peu mitigée, du récent History Of Silence, on ne pouvait rater la venue de múm à Paris, formation qu’on suit depuis la fin des années 1990, déjà vue de nombreuses fois sur scène et qui s’y débrouille plutôt bien. Comme sur leur tournée précédente (qui remonte à 2019), les Islandais parcouraient l’Europe accompagnés de musiciens venus de l’île nordique et, pour leur prestation du Trabendo, la jeune K.óla était ainsi chargée d’assurer la première partie.

Avec sa tunique blanche et ceinte de sa basse, elle s’en acquitta correctement, permettant de livrer une demi-heure faite de petites mélodies au clavier preerengistrées, et de batterie et guitare samplées. Avec son chant en anglais, Katrín Helga Ólafsdóttir livra donc des chansons accompagnées de mimiques avec ses bras et mains, façon sculpture d’air ou figuration de paroles. Dans un ensemble gentillet, où le meilleur titre fut celui donné en islandais et servi par des rythmiques électroniques plus franches, ces gestuelles étaient certes adaptées, mais purent aussi paraître un rien gênantes.

Juste avant 21h, et devant une salle moyennement remplie (le fond du Trabendo avait été masqué par des tentures noires), les cinq membres de múm prirent progressivement place sur scène alors que résonnaient quelques éléments constitutifs de The Land Between Solar Systems. Outre des bribes mélodiques qu’on reconnut (provenant du mélodica ou d’une guitare électrique), le travail rythmique servi par Samuli Kosminen fut issu de gouttes tombant dans un seau d’eau, ou rebondissant sur une poêle, avant que n’entre la batterie. Cette très belle montée en puissance progressive forgeait une superbe entrée, avant de passer à des morceaux chantés plus directs (A Little Bit, Sometimes où le violoncelle de Gyða Valtýsdóttir put dialoguer avec le mélodica, puis Mild At Heart, avec son chant principal assuré par Sigurlaug Gísladóttir).

múm

Comme de coutume, les Islandais étaient venus avec un instrumentarium très riche, dont deux guitares électriques demi-caisse qui donnèrent un aspect un peu americana à certains arpèges et déliés (A Little Bit, Sometimes ou Miss You Dance). Parfois, ce furent même trois guitares et une basse qui officièrent de concert, tandis que The Colorful Stabwound put prendre des couleurs quasiment surf-pop, avec sa mesure de guitare électrique jouée par Róberta Andersen sur le refrain et une batterie enlevée. En parallèle, le groupe nous parut beaucoup miser sur les harmonies vocales entre Gyða Valtýsdóttir, Sigurlaug Gísladóttir et Örvar Þóreyjarson Smárason (I Like To Shake, Miss You Dance ou Moon Pulls) et sur les instruments réels (telles ces guitares saturées et cette batterie martiale sur ses toms pour Kill The Light), et donc possiblement moins sur la pure électronique.

Attendu par tout le public, le toujours aussi efficace Green Grass Of Tunnel intervint au bout d’une petite heure de concert, très bien amené par une approche délicate et détournée des lignes de clavier. Pour terminer la partie principale de leur set, et comme pour offrir un pendant à The Land Between Solar Systems, le long et convaincant Now There’s That Fear Again apparut, avec sa rythmique en cliquetis, avant ses passages plus bruitistes. Puis, en rappel, Gyða Valtýsdóttir rejoignit Gunnar Örn Tynes au clavier pour jouer à quatre mains une partie des matériaux forgeant l’excellent We Have A Map Of The Piano, très bonne conclusion d’une prestation qu’on classa plutôt dans la bonne moitié de celles auxquelles on a assisté, bien qu’il y manquât éventuellement la fraîcheur de leurs débuts.

François Bousquet
le 24/11/2025

À lire également

V/A
Vertical Forms
(Vertical Form)
01/10/2004
Múm / Hudson Wayne
(Centre Pompidou)
múm
Finally We Are No One
(Fat Cat)
08/09/2009
múm / Benni Hemm Hemm (…)
(Maroquinerie)