Eli Keszler / Tatiana Paris

 date du concert

20/11/2025

 salle

Dynamo,
Pantin

 tags

Dynamo / Eli Keszler

 liens

Dynamo
Eli Keszler

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Tatiana Paris

Installé dans les sièges de la Dynamo, aux côtés d’une cinquantaine de personnes, on fit face, en ce jeudi soir, à un plateau qu’on aurait tout aussi bien pu imaginer aux Instants Chavirés, entre chanson expérimentale et free-jazz, symbole du positionnement toujours aussi défricheur du lieu de Pantin. Éclairées par des ultra-violets qui faisaient paraître rose fluo son haut et ses baskets, Tatiana Paris officia en première, lançant quelques plages d’un magnétophone à cassettes ou de petites enceintes cylindriques posées au sol un peu partout dans la salle. Dans un geste un peu arty, la Française ajouta ensuite une lecture de textes au texte déjà diffusé dans ces enceintes, et travailla sa guitare électrique posée sur des tréteaux hauts et dotée de petits morceaux de fer, tapotés à la baguette.

La mettant autour de sa taille ensuite, elle put en jouer en arpèges pour une ballade, ou au bottleneck gratté pour un propos également chanté mais plus expérimental, façon guitare préparée. Sentiment retrouvé quand elle accrocha des petites pinces sur les cordes de son instrument, pour des sonorités venant en habiles relais des synthèses modulaires lancées par ailleurs. Pour terminer ses quarante-cinq minutes de set, quelques pépiements d’oiseaux se firent entendre, conférant un aspect un peu plus onirique à cette prestation.

Eli Keszler

Plus de six ans après l’avoir vu au Bal, on retrouva Eli Keszler dans une configuration identique, en solo derrière sa batterie, passant des mailloches aux balais ou à de fines baguettes. Un tissu était à nouveau posé sur sa caisse claire et un de ses toms, pour apporter un son mat à ses frappes, tandis que des petites percussions métalliques ou en bois venaient compléter son instrumentarium. En plus de ces composantes acoustiques, son concert convoqua des éléments électroniques, issus de son laptop posé près de sa main gauche, d’un pad sollicité du manche de ses baguettes (au prix de petites contorsions des bras), comme de la réverbération mise sur les sons des peaux. Quelques vocalises purent apparaître par instants, tout à fait adaptées aux rythmiques rapides et sèches de la batterie, y apportant corps et contrepoint.

Sans trop verser dans le démonstratif, Eli Keszler reprenait souvent le même schéma de deux triolets suivis de deux noires, avec les triolets interprétés sur les fûts et la dernière noire sur des éléments métalliques. Sortes de phrases percussives répétées en boucles, cette formule donna des accents syncopés et une forme de flow cadencé à un ensemble peut-être trop homogène à l’échelle de l’heure que dura son set mais très solide et maîtrisé.

François Bousquet
le 25/11/2025

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