(Kitchen. / Import)
24/10/2025
Electronique

Pour son premier (et court) album, Ryuuta Takaki ambitionne de croiser touches plutôt traditionnelles (sonorités extrême-orientalisantes, présence d’instruments réels un peu anciens, gravure en hommage à Gustave Moreau sur la pochette de Jewels, références à la cosmologie ancestrale) et matériau plus contemporain (électronique, samples et traitements, brièveté du propos ramassé sur des titres oscillant entre trois et quatre minutes). Il en ressort alors un mariage assez intéressant, suite d’instrumentaux bariolés qui ne se limitent pas aux tonalités pastels auxquelles on aurait pu les associer.
Ainsi, Kegon apporte quelques rythmiques et composantes plus dures tandis que le morceau-titre met aux prises des à-coups aux échos industriels, et que le caudal Celestial Tuning accueille des instruments à vent pour un ensemble nettement plus orchestré. Le Japonais sait également convoquer quelques éléments qu’on pourrait relier à de l’abstract hip-hop, traduction de son ouverture d’esprit. Assurément, ce sont ces passages (tel Glided Veins), dans lesquels rythmiques assez soutenues et notes presque saccadées se croisent, que Ryuuta Tataki se montre le plus convaincant. Plus généralement, Jewels (nonobstant sa concision résultant de sa durée tout juste supérieure à la demi-heure) constitue une bonne découverte qui appelle, toutefois, à confirmation future.
le 16/12/2025