(Futura Resistenza / Import)
10/11/2025
Electronique

Clarinettiste de formation, Michiko Ogawa s’essaie, pour ce nouvel album, à d’autres instruments (piano, orgue et synthétiseur) et, s’agissant des instruments à vent, au shō, cet orgue à bouche qu’on a surtout vu chez FUJI|||||||||||TA. Croisées avec des plages, quelques notes de clavier et des field recordings, ces sonorités composent des ensembles très enveloppants, marqués par une belle profondeur et une intensité certaine. Avec un morceau unique par face de vinyle, Pancake Moon fait le choix de travailler sur la durée, et d’offrir aussi bien une plongée dans les volutes créées par la Japonaise que de l’espace pour faire varier les concours de ses instruments.
Le piano peut, ainsi, agir par interventions éparses, joliment rêveuses (au milieu de Shizukana Hikari) ou par proches répétitions, tandis que le synthétiseur met en place des nappes accueillantes. Pour sa part, le shō délivre, en permanence, ces sons continus et longs, entre harmonica et orgue, combinant l’aspect un peu rudimentaire du premier au caractère tenu du second. En contrepoint du shō, parfois un peu malaisant par sa dimension appuyée, les bruissements saisis à Berlin (à la fin d’Ashimoto No Uchuu) ou les touches de piano du second morceau permettent de tempérer cet usage de fréquences aigues. Au reste, Shizukana Hikari paraît comme plus équilibrée que la face A, shō et piano intervenant globalement à parité, au service d’un morceau agilement balancé entre douceur, nostalgie et introspection.
le 08/01/2026